Elle se rend en République Sakha (Iakoutie) pour la première fois en 1999, avec le désir d’apprendre à jouer de la guimbarde et de découvrir les chevaux iakoutes. Depuis, Emilie Maj est devenue anthropologue, spécialiste de la culture iakoute.

Elle a passé près de trois années sur le terrain, réalisé deux missions pluriannuelles pour l’Institut Paul Emile-Victor et organisé trois tournées pour des musiciens traditionnels de Sibérie. Elle vient de publier un ouvrage à l’Harmattan. Emilie Maj est née à Strasbourg en 1978.
Choisissant des études de russe, elle écrit sa maîtrise sur la « Société et écologie en Sibérie extrême-orientale. L’exemple de la République Sakha (Iakoutie) ». Après un premier long séjour sur le terrain, elle entame des études à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (Paris).
Elle soutient son doctorat en anthropologie en 2007 sous la direction de Roberte Hamayon, spécialiste du chamanisme. Le thème concerne l’importance symbolique du cheval dans la culture des Iakoutes, chasseurs et éleveurs de chevaux en Sibérie septentrionale. Après une première mission arctique plurianuelle (2003-2006) réalisée avec le soutien de l’Institut Paul Emile Victor sur le cheval, elle entame une nouvelle campagne de 4 ans sur le sujet des fêtes et des rituels (2009-2012).
En 2007, Emilie Maj effectue un an de recherches au sein du Scott Polar Research Institute à Cambridge.
Et depuis 2008, elle est chercheur au Centre for Landscape and Culture (Université de Tallinn – Estonie). Aimant le contact avec le public et les travaux de vulgarisation, elle anime des ateliers pédagogiques et des conférences, participe régulièrement à des émissions de radio et organise, depuis 2003, des évènements culturels par le biais de l’association dont elle est la présidente fondatrice (La Maison Européenne des Imaginaires.
En 2010, elle est lauréate, pour son association de la Bourse Grand Nord Grand Large.

Quelques publications récentes :
2010 en collab. Avec M. Leberre Semenov Parlons sakha. Langue et culture iakoutes. L’Harmattan, 186 pages
2009. Interpréter le dialogue interculturel entre Russes et peuples autochtones de la République Sakha (Iakoutie), in K. HADDAD, M. ECKMANN, A. MANÇO (éds), Antagonismes communautaires et dialogues interculturels, Paris, L’Harmattan, coll. « Compétences interculturelles », 2009, L’Harmattan, Paris, pp. 63-83
2010. Le sauvage et le domestique dans la métaphore équestre du chamane iakoute, Etudes Mongoles, Sibériennes, Centrasiatiques et Tibétaines 40 Le cheval, monture, nourriture et f… electronic version, http://emscat.revues.org/index1606.html
2010. « Le néo-eurasisme : relecture du passé et construction du futur. », EspacesTemps.net, Il paraît, 18.03.2010, http://espacestemps.net/document8061.html
2009. Des tournants spatiaux : approche diachronique de la sémiotique du paysage en Sibérie, l’exemple de la République Sakha (Iakoutie)], Géocité, http://tice.caen.iufm.fr/revues/geocite/index.php?id=97
2009. The sedentary cattle, the « nomadic » reindeer and horse of the Evens and Yakuts in Verkhoyansk Mountains (Sakha Republic, Yakutia), Annales de la Fondation Fyssen (23), pp. 36-56
2009. The horse as an ethnic symbol for Sakha people in post-communist Sakha Republic (Yakutia), Sibirica (8/1), pp. 68-74