L’île Jan Mayen est un territoire Norvégien  situé au-delà du Cercle Polaire Arctique,  à la limite des l’océans Atlantique et Arctique et  à 500 km des côtes orientales du Groenland, 550 km de l’Island, et à 950 km de la Norvège.

Après sa découverte au début du XVIIe siècle par des baleiniers, l’île n’est revendiquée par aucune nation et sert seulement de base pour la chasse à la baleine ou la chasse au renard polaire. Elle devient un lieu d’études scientifiques lors de la première année polaire internationale durant l’hiver 1882–1883 Ce n’est qu’en 1929 que la Norvège en prend la possession exclusive et l’utilise comme base météorologique dans un premier temps, puis de radionavigation à partir de 1959

Soumise à un climat polaire, la seule formation végétale de l’île Jan Mayen est une toundra et sa faune est principalement composée d’oiseaux de mer L’île est en fait  le sommet émergé d’un volcan actif, le Beerenberg,  culminant au à 2 277 mètres d’altitude. L’éloignement de l’île Jan Mayen des terres émergées les plus proches, conjugué à la rudesse du climat, n’a pas favorisé l’implantation humaine qui se résume à des équipes scientifiques et techniques saisonnières basées à Olonkinbyen

Faune


L’île n’abrite plus aucun mammifère  terrestre depuis 1990,[ ] les renards polaires ayant été exterminés par les trappeurs norvégiens au début du XXème siècle et les ours polaires ne s’aventurant plus autant au sud avec la fonte prononcée de la banquise hivernale[6].

Les eaux côtières de l’île Jan Mayen sont très poissonneuses et attirent de nombreux cétacés comme la baleine franche boréale, la baleine à bosse, la baleine de Minke, le rorqual commun, la baleine bleue, le rorqual boréal, l’hyperoodon arctique, l’orque, le dauphin à bec blanc ainsi que des morses[ ]de nombreux oiseaux de mer qui, avec près de 500 000 couples reproducteurs, représentent les animaux les plus abondants sur l’île.[] Au total, 120 espèces d’oiseaux y ont été recensées, dont[] les plus communs sont l’eider à duvet, la sterne arctique, le guillemot à miroir, le mergule nain, le macareux moine le fulmar boréal, la mouette tridactyle et le guillemot de Brünnich, ces trois dernières espèces étant les principales espèces nidificatrices sur l’île.

Flore


La seule formation végétale rencontrée sur l’île est une toundra principalement formée d’herbes et de mousses. Celle-ci est composée de 74 espèces végétales représentées par 4 ptéridophytes, 53 dicotylédones et 17 monocotylédones dont 3 espèces de pissenlits endémiques qui sont Taraxacum brachyrhynchum, Taraxacum recedenset Taraxacum torvum[18] et 9 espèces de champignons[. ;  ]on peut également rencontrer une sous-espèce boréale du prêle des champs, des carex, des luzules, des pâturins, des céraistes des potentilles, des renoncules, y compris des renoncules des glaciers de l’oseille des saxifrages, des silènes, des pissenlits, des véroniques…[, ]Bien sur, pas d’arbres, sauf []une espèce de saule nain dont la hauteur est comprise entre un et six centimètres et ayant des feuilles d’un à deux centimètres de longueur.

Découverte
Elle est encore sujette à controverse. Le moine irlandais Brendan relate auVIème  siècle qu’au cours d’un de ses voyages, il s’est approché d’une île noire crachant du feu dans un bruit assourdissant. Pensant avoir atteint les portes de l’Enfer, il n’y débarque pas. L’île Jan Mayen étant volcanique, il est possible qu’il l’ait découverte au moment d’une éruption mais il n’y en a aucune preuve. Il est également possible que les Vikings aient connu l’existence de l’île Jan Mayen car ils étaient présents entre autres en Norvège, aux îles Féroé, en Islande et au Groenland.

L’île Jan Mayen est découverte avec certitude au début du XVIIèmee siècle par des baleiniers néerlandais et britanniques à la recherche de nouvelles zones de pêche. De nombreux navigateurs revendiquent alors cette découverte, dont l’anglais Henry Hudson qui aurait lui aussi approché l’île sans y accoster en 1607 et l’aurait baptisée Hudson’s Tutches ou Touches[6]. La première découverte incontestée est attribuée à l’explorateur néerlandais Jan Jacobs May van Schellinkhout qui visite l’île en 1614. Son cartographe la baptise Jan Mayen après avoir cartographié ses côtes, constituant ainsi la preuve la plus ancienne de la découverte de l’île Jan Mayen.

Premiers occupants
Durant la première moitié du XVIIème siècle, des baleiniers établissent sur l’île plusieurs fonderies d’huile alimentées à partir de la graisse de baleine. Jusqu’à mille baleiniers vivent alors sur l’île Jan Mayen en période estivale au plus fort de la chasse à la baleine dans ce secteur. L’huile de baleine étant à l’époque très convoitée, des systèmes de défense sont construits sur l’île afin de protéger cette denrée des pillages comme en attestent les deux canons retrouvés à la fin duXXème siècle Un premier hivernage est tenté sur l’île en 1633 mais il échoue : aucun des sept hommes laissés sur l’île n’a survécu lorsque les pêcheurs reviennent l’année suivante[6]. La surexploitation de la baleine franche boréale entraînant une baisse des populations dans ce secteur de l’océan Atlantique, l’île est peu à peu désertée entre 1640 et 1650 et ce pour les 230 années suivantes.

L’hiver 1882–1883 étant déclaré « première année polaire internationale », une équipe scientifique austro-hongroise choisit l’île Jan Mayen comme lieu d’étude en se basant à Maria Muschbukta, en français « Baie Maria Musch »[6] inaugurant la vocation scientifique qui constitue la seule activité actuelle de l’île. Du 13 juillet 1882au 6 août 1883, ils effectuent de nombreuses recherches comme des tests d’équipement et de matériel destiné aux futures expéditions polaires, des mesures de salinité et de température de la mer ainsi que du magnétisme, des collectes de plantes, d’animaux et de roches, produisent une cartographie de l’île qui sera utilisée jusque dans les années 1950 et effectuent le premier hivernage réussi sur l’île.[][]

Au début duXXème siècle, les Norvégiens commencent à venir sur l’île Jan Mayen, y passant même des hivers, afin d’y pratiquer la chasse. Leurs proies favorites sont les renards polaires, très prisés pour leur fourrure, et parfois des ours blancs. La chasse intensive réduisant de manière drastique les populations de renard et par là même les profits générés par cette activité, les chasseurs, découragés par l’aspect stérile de l’île Jan Mayen et la rudesse des conditions de vie, quittent l’île à la fin des années 1920.

La souveraineté norvégienne
Les besoins d’une station météorologique implantée sur le passage des perturbations atmosphériques venant du Groenland et du pôle Nord et se dirigeant vers la Norvège se fait sentir dès 1914 lorsque le professeur Kristian Birkeland d’Oslo réclame la construction d’une telle station sur l’île Jan Mayen[]. Malgré la mort de 125 chasseurs de phoques dans deux tempêtes survenues en 1917 et 1920, il faudra attendre l’été 1921 pour qu’une station météorologique, aujourd’hui appelée Eldstemetten, soit construite sur la côte Sud de l’île[][]

L’année suivante, l’Institut météorologique norvégien annexe l’île au profit de la Norvège afin d’y renforcer sa présence et un décret royal du 8 mai 1929 place l’île sous souveraineté norvégienne. Enfin, une loi du 27 février 1930 permet au Royaume de Norvège d’acheter l’île à différents propriétaires et de régler ainsi un litige sur la question de la propriété de l’île Jan Mayen

Source wikipédia

Notre croisière sur la route des baleiniers hollandais