Itinéraire de la croisièreJean-Luc et Nicole Albouy, fondateurs de l’agence Grand Nord Grand Large, et d’autres membres de l’expédition, nous font vivre la croisière sur le Plancius qui suit actuellement la route empruntée autrefois par les baleiniers hollandais. Les traversées seront l’occasion de fêter les 30 ans de Grand Nord Grand Large par des rétrospectives de films et de diaporamas projetés au cours des 20 années du Festival International du Film Polaire, organisé par l’agence.
Epilogue :
En additionnant toutes les photos, prises par chacun, c’est plus de 8000 photos qui ont été faites au total…
Pour en voir une (petite) sélection, cliquez ici.

Mardi 26 juin :
Visite de Longyearbayen, et là, surprise, un énorme bateau vient de déverser une quantité monstrueuse de croisiéristes, si bien que l’on se croirait dans une station de sports d’hiver un week-end de Pâques, mais heureusement le beau temps est revenu… Que de changements, en quelques années le Spitzberg est en train de devenir un “haut” lieu touristique, mais… forcément puisque nous sommes à plus de 78° de latitude nord !

L’après-midi envol pour Oslo et retour en France.

Lundi 25 juin : la croisière touche à sa fin
Le matin, balade le long de falaises à oiseaux dans Isfjord et l’après-midi rando à terre… mais le temps n’est pas au rendez-vous : nous sommes “rincés de chez rincés” !

Dimanche 24 juin :
En cours de nuit, nous avons continué notre route maritime depuis Hornsund vers Alkhornet.
Tôt levé en ce jour du seigneur où nous espérions rencontrer celui… des glaces : l’ours polaire.
Optimisme relatif vu l’absence de glace de mer dans l’Isfjord actuellement.
Déjeuner pris, les zodiacs sont mis à l’eau. Dès 9h30, nous débarquons au pied de la falaise d’Alkhornet, lieu de nidification de nombreuses espèces d’oiseaux.

Dès notre arrivée, un membre du staff nous informe qu’un ours a été aperçu sur zone la nuit précédente, et que la vigilance de tout un chacun serait de mise.
En ce début d’été arctique, nous somme amenés à visiter de nombreux lieux de nidification – espèces rencontrées : Labbe parasite, oies bernaches et à bec court – le tout dans la toundra, en pied de falaise. Sur les flancs de celle-ci, présence de rennes (peu nombreux). Nous sommes également survolés par de multitudes de fulmars boréals. Qui dit colonie d’oiseaux, engendre la présence du prédateur : le renard arctique. En cours de balade, nous retrouvons les traces de pas de l’ours repéré hier soir, ainsi que la trace de sa glissade au pied de la falaise.
Nous pouvons remarquer que son itinéraire s’est éloigné du notre.
Retour à bord pour le lunch.
Le Plancius lève l’ancre pour rejoindre après 4h de navigation le Poolepynte, lieu prévu pour le second débarquement de la journée. Ce lieu est l’endroit où le baleinier Jonas Poole établit son campement en 1610.
Cependant, en 1h, la météo fort changeante a rendu ce débarquement irréalisable en toute sécurité. Force a donc été de programmer un autre débarquement. C’est St Jonsfjord, au nord de l’Ile du Prince Karl qui a été choisi. Mise à l’eau des zodiacs, balade jusqu’au glacier, où nous avons rencontré 6 rennes dont 3 juvéniles, des Skuas, etc. Retour sur le Plancius pour notre dernière soirée à bord et reprise de la navigation vers Longyearbyen. (Philippe Martin)

Samedi 23 juin :
EPISODE 1 :
Après avoir été bercés par une légère houle au cours de la nuit, la matinée est rythmée par les activités traditionnelles en haute mer, à savoir films, conférences et discussions.

EPISODE 2 :
Après un déjeuner aussi copieux qu’à l’accoutumée, les côtes du Svalbard se dessinent sur l’horizon et l’excitation commence à nous gagner. Le capitaine jette l’ancre au fond du fjord de Hornsund. Après une rapide reconnaissance de la zone effectuée par le staff, l’embarquement sur les zodiacs s’effectue bien plus rapidement que les premiers jours car nous avons assimilé les manœuvres des marins que nous sommes devenus.

EPISODE 3 :
Nous profitons de la présence de Gérard, notre explorateur francophone, pour constituer un équipage entièrement gaulois. Nous prenons rapidement le cap à l’Est pour nous diriger vers les premiers icebergs rencontrés depuis le départ. Aussitôt, nous apercevons les premiers guillemots sur leur lieu de pêche, les sternes virevoltent autour de leurs nids placés sur des plateformes inaccessibles pour les pauvres terriens que nous sommes.
Toutefois, il ne faut pas le cacher, notre désir le plus ardent est de voir un ours polaire apparaître sur ces rivages aux contours sévères. Gérard nous conduit plus au loin dans le fjord à vitesse réduite afin de nous faire profiter le mieux possible du spectacle de ces paysages d’une beauté sauvage et froide. Les blocs de glace deviennent rapidement plus nombreux et glissent avec difficulté sous notre embarcation.

EPISODE 4 :
Un appel radio du staff nous extirpe soudainement de notre contemplation pour nous signaler la présence de bélugas. Immédiatement les zodiacs prennent le même cap et nos regards scrutent avidement l’horizon jusqu’au moment où l’un d’entre nous repère le groupe de mammifères marins tant attendus ; les appareils photo crépitent simultanément au moment de leur apparition.

EPISODE 5 :
A regret nous reprenons le cap en direction de notre havre flottant et, il faut bien l’avouer, c’est avec grand plaisir que nous retrouvons nos chambres confortables après cette balade nautique vivifiante à l’air froid du fjord.
(Gérald et Gérard)

Vendredi 22 juin – une journée ordinaire pendant les traversées :
Chapitre 1 : réveil aux aurores (boréales, of course !) « Good morning ladies and gentlemen, it’s a beautiful day, the weather is beautiful, the ocean is waiting for you… » annonce une voix enjouée dans le haut parleur de notre cabine. Encore les yeux remplis de sommeil nous ouvrons doucement le rideau de la fenêtre pour découvrir une mer à perte de vue. On se surprend à rêver qu’une baleine apparaîtra devant nous.
Mon chemin se sépare de celui de ma colocataire. Je reste au lit jusqu’à midi, elle se rend sur le pont admirer les premiers animaux.

Chapitre 2 : la matinée
Le petit déjeuner est l’occasion de partager ses premières impressions du matin autours d’un buffet continental, aussi varié que copieux. Le programme affiché à la réception rythmera notre journée. Conférence de qualité animée par des guides aussi passionnés que captivants nous permet de découvrir et comprendre l’univers dans lequel nous entrons.

Chapitre 3 : déjeuner
C’est là que ma journée commence…un délicieux buffet rassemble à nouveau notre groupe. Echange de photos, d’expérience donne la matière première à nos longues conversations. On ne s’ennuie pas, tous ensemble ou seul, nous nous imprégnons de l’ambiance si particulière des bateaux d’expédition polaire.

Chapitre 4 : On ne se lasse pas
Le vent et le froid ne ralentissent aucune volonté. On ne se lasse pas des heures passées à scruter l’horizon, à la quête d’un souffle, d’un bruissement d’eau sous le mouvement de déplacement de ces géants. L’après midi passe vite, entre conférence, shooting et relax, notre vie à bord est un mélange d’excitation et de détente.

Chapitre 5 : soirée polaire
Le dîner est à nouveau le théâtre de moments précieux. Un peu de vin vient renforcer notre euphorie à être là, au milieu de nulle part. Eclats de rire et bonnes blagues Belges (merci Phil) sont le reflet de notre bonne humeur.

Pour certain, la journée se termine autours d’une tisane ou d’un café dans le salon panoramique.
Pour d’autres, analyse des photos et jeu de cartes poursuivront la soirée dans un dernier partage d’instant convivial.
Puis la fatigue gagne sur notre horloge biologique déréglée par le soleil de minuit. Aussitôt allongé, les vagues nous abandonnent sans tarder dans les bras de Morphée.
Encore une belle journée…
(Santhi Gamet)

Jeudi 21 juin – fin de soirée :
Après deux jours de navigation sur une mer relativement calme (alternances de conférences et de films), à la veille du solstice d’été, nous fêtons comme il se doit les 30 ans de GNGL, avec gâteau au chocolat (une centaine de parts), et champagne, et le lendemain matin, débarquement sur une mer d’un calme étonnant, à la base météo de Jan Mayen. Dix huit norvégiens s’y relaient tous les 6 mois ; après la visite de cette dernière, nous formons deux groupes : le premier traverse l’île d’est en ouest (trois heures de belle rando en suivant la seule piste), le second après avoir pris le temps de bien visiter la base et ses environs immédiats, ré-embarque sur le Plancius, et contourne l’île par le sud pour récupérer le groupe rando, sur la côte ouest.

Balade sur Jan Mayen
C’est à la station météo norvégienne que notre histoire commence. Sous les ordres du commandant Bill, tous alignés en file indienne, nous partons pour 3 heures de randonnée à travers cet univers lunaire et minéral, d’une beauté sans égal. Fusils a l’épaule, déjeuner en poche, nous progressons en direction du nord est sur l’unique piste de l’île. En longeant l’aérodrome, nous imaginons la vie des insulaires temporaires de l’île au cours des siècles passés, dont la survie dépendait des ressources issues de l’océan environnant.
Les premiers kilomètres s’effectuent sans difficulté, sur un chemin plan longeant les plages de l’est. Nous sommes étonnés par la quantité de troncs d’arbres échoues sur la grève, rongés par l’océan au cours de leur longue dérive depuis le Canada, Sibérie et Groenland…
Le volcan a donné la couleur noire et grise au sable des plages, alors que lui-même est recouvert de neiges vraisemblablement éternelles.
Tout en nous faisant traverser l’île d’est en ouest, la piste s’élève petit à petit pour franchir le col d’environ 150 mètres d’altitude. Les nuages se sont alors dissipés laissant apparaître le sommet du monstre endormi.
La descente de l’autre versant nous laisse découvrir de longues et larges plages de sables noirs. La pause déjeuner sous le vent, nous permet d’admirer le volcan entièrement découvert.
Une dernière cote nous amène à la frontière entre deux univers opposés. L’un aride et hostile que l’on quitte, l’autre abritant la vie dans de hautes falaises s’échouant dans une baie époustouflante de beauté.
La descente nous emmène a l’ancienne station baleinière inondée de vestige rappelant les terribles massacres des cétacés qui donnèrent a l’île sa réputation.
Après une attente bien agréable sur la plage sous un soleil solsticial, le Plancius apparut sur un horizon sans nuage. Notre journée sur cette île envoûtante prenait fin a cet instant.

Après avoir récupéré le groupe rando, le Plancius continue à longer Jan Mayen en direction du nord et de son volcan, qui comme par magie nous dévoile son sommet culminant à plus de 2200 mètres. La soirée se termine en apothéose avec l’observation d’une baleine bleue dont la taille dépasse les vingt cinq mètres, qui vient tourner autour du bateau.
La suite d’ici deux jours lorsque nous serons en vue du Spitzberg.
(Le groupe croisières 30 ans)

Lundi 18 juin – fin de journée :
Nous avons passé une journée de rêve ; le temps est magnifique, frais, légère brise de mer mais un soleil superbe.

Ce matin, visite de l’île de Fair où vivent quelques habitants mais faute de posséder des Livres sterling dans la poche nous n’avons pas pu acheter de souvenirs et encore moins d’artisanat très sympa… Les anglais se punissent eux-mêmes car je ne suis pas le seul à n’avoir rien acheté.
Cet après-midi, visite de l’île Mousa à l’est des Shetland, déserte celle-là ; nous avons vu des phoques et beaucoup d’oiseaux de mer. Le nombre de photos prises augmente de façon exponentielle pour tout le monde. La vie à bord a pris son rythme de croisière, c’est le cas de le dire ; l’ambiance entre français est réellement sympa et détendue car nous commençons à nous connaître et la déconne commence à bien fonctionner.

Pour l’heure nous venons de lever l’ancre et reprenons le large pour arriver après demain sur l’île Jan Mayen, bien au nord de notre position actuelle. (Gérard Santré)

Lundi 18 juin – 6h30 :
Mer presque d’huile, en approche de l’île de Fair, les appareils photos sont sortis, les macareux et autres oiseaux de tous poils, non pardon de toutes plumes n’ont plus qu’à bien se tenir ! (Jean-Luc Albouy)

  

Résumé des premiers jours :
Bien arrivés à Kruiningen vendredi midi et départ à 13 heures, pour descendre l’embouchure de l’Escaut avec passage d’écluses et arrivée dans la mer du Nord avec un peu de houle. Samedi, navigation dans la mer du Nord en direction d’Aberdeen avec en prime quelques dauphins qui viennent flirter avec le bateau, entrecoupés des premiers films du festival puisque c’est les 30 ans de Grand Nord.
Dimanche arrivée à Aberdeen sous la pluie et embarquement en bus pour visiter l’arrière pays.
Retour au bateau vers 16 heures, accueil du 2ème groupe de passagers Britanniques essentiellement et of course des Ecossais.
Briefing pour les premiers débarquements sur l’île Fair à l’entrée des shetlands, et observation d’un beau coucher de soleil. (Jean-Luc Albouy)