Dans le milieu maritime, une tradition perdure depuis plusieurs siècles : le franchissement de l’équateur ou « passage de la ligne ». Bougainville fait remonter l’usage à Vasco de Gama. Cette cérémonie initiatique repose sur un baptême pour les novices qui changent d’hémisphère. Empreint de références à la fois païennes, chrétiennes, mythologiques et même carnavalesques, le rite permettait à l’équipage de démystifier les phénomènes météorologiques de l’Atlantique équatorial, mais aussi d’apporter quelques distractions durant la longue traversée.

À cette occasion, les anciens qui avaient déjà franchi cette ligne se déguisaient et organisaient les festivités. Les néophytes étaient convoqués devant sa majesté Neptune, dieu romain des mers et des abysses, pour juger s’ils étaient dignes ou non de franchir la ligne. Pour être autorisés à franchir cette zone redoutée entre hémisphère nord et hémisphère sud, ils devaient payer un tribut au roi des mers et des océans.

© Marie Foucard

Reçus à l’avant du bateau par un barbier et boulanger, ils étaient enduits copieusement de graisse et de farine. Ils étaient ensuite immergés dans une piscine improvisée sur le pont du bateau ou bien aspergés d’eau de mer pour mimer le fameux « baptême ». Une fois cette cérémonie terminée, les baptisés, devenus « chevalier des mers », recevaient un certificat de passage.

Aujourd’hui, la cérémonie du baptême de la ligne a beaucoup changé mais elle reste un moment de convivialité, autour d’un repas de fête.

À votre tour de bientôt franchir la ligne sur notre Odyssée Atlantique ?

À bord du Plancius, nous vous offrons le diplôme ainsi qu’un vrai moment de convivialité 🙂

Baptême de la ligne