Le blog de glace – Grand Nord Grand Large

Plus de 30 ans d'aventures polaires

22juin. 2015

L’été au Spitzberg : la saison commence

été au Spitzberg

Alors que l’été commence sous nos latitudes, le jour est déjà continuel au Spitzberg depuis la fin du mois d’avril. Nos guides, David Pierson et Fred Morand sont déjà à pied d’œuvre et ont installé notre camp de base à Longyearbyen. Nos premiers groupes arrivent cette semaine et vont découvrir les falaises d’Alkhornet sur notre voyage « Découverte en kayak à Alkhornet« , la Baie du Roi ou encore les différents glaciers de l’Isfjord »

04juin. 2015

Un camp de base au nord de la Norvège

Croisière a bord du Southern Star dans les Lofoten - Norvège Olivier Pitras, skipper du Southern Star, nous parle de la Norvège et de deux nouvelles croisières à bord de son voilier « La côte sauvage, Tromso » et « Randonnée en sailyak en Norvège » Nous l’avons interviewé alors qu’il prépare sa prochaine expédition : quatre mois et 9000 milles nautiques d’aventure polaire répartis en huit séjours.

Peux-tu nous parler de ce nouveau camp de base au nord de la Norvège ?

Mon nouveau camp de base se situe sur la côte sauvage du Troms, au nord de la Norvège. Véritable joyau, loin des sentiers battus, cette zone côtière est le domaine des oiseaux migrateurs, des aigles pécheurs et des loutres. Il n’est pas rare d’y voir des phoques également. De nombreux récifs la protège de la houle du large et délimitent un plan d’eau idéal dans lequel nous pouvons partir á la découverte des nombreuses îles et ilots dont quelques uns sont encore complètement déserts. C’est dans cet environnement authentique et dépaysant, à la frontière des fjords et du large que j’ai décidé d’établir mon centre de loisirs. Lire la suite…

19mai. 2015

Des bords du Baïkal aux rives de la mer du Japon

Aleksei, guide Grand Nord Grand Large, nous confie les secrets et ses coups de cœur sur le voyage « Du Baïkal à la mer du Japon« . Un circuit qui nous fait traverser la grande steppe sibérienne, ses étendues vastes et majestueuses, à bord du mythique Transsibérien.

© Alexey Golovinov - Le Cap Burhan sur le Lac Baikal - Russie

 

Quels sont les particularités du Baïkal et tes coups de cœur ?

Baïkal signifie « la mer sacrée » pour les habitants de ses rives. Le lac Baïkal est le plus profond de la planète (1637 mètres) et contient 20% des eaux douces de la Terre (en état liquide, sans compter les glaciers). Son eau très transparente (42 mètres, 2ème place au monde après la mer de Sargasse) est pure et tout à fait potable, et la population locale la consomme toute l’année sans faire bouillir. Elle est également riche en poissons. Les amateurs de pêche, utilisant différentes techniques (pêche à la mouche, à la cuillère, etc.), peuvent pêcher des poissons comme l’ombre, l’omoul, la lotte, le brochet, la perche, le lenok, etc…
Les paysages du Baïkal sont très beaux et divers : steppes et forêts, déserts et montagnes, plages de sable et belles falaises de marbre. Et une énorme masse d’eau.
La faune et la flore du Baïkal sont riches elles aussi. La nature des berges du lac, protégée par de nombreux parcs naturels et réserves, attire les amateurs d’observation d’animaux et d’oiseaux, tout comme les connaisseurs des fleurs.

Pendant ce voyage, peut-on rencontrer facilement les habitants, quelles sont les spécialités que l’on peut manger sur place ?

Pendant ce voyage, nous sommes logés chez les habitants des berges du lac : fermiers, météorologues, pêcheurs, etc. Lors des balades, il n’est pas rares de croiser les Sibériens et d’échanger grâce au guide-interprète.
Quant aux spécialités locales, on fait la connaissances des cuisines russes et bouriates. Lors du séjour sur le lac, on dégustera l’omoul – « pain du Baïkal ». Lors de l’un des arrêts du Transsibérien, sur le quai, on achètera des œufs de saumon et du saumon fumé, que l’on mangera ensemble dans le wagon. A Vladivostok, il est possible d’acheter de nombreux fruits de mer et goûter le fameux crabe de Kamtchatka.

© Irina Baranova - Le temple Datsan d Ivolguinsk près de Oulan-Oude - Russie

Où va-t-on dormir ?

Sur les bords du Baïkal, nous passerons les nuits chez l’habitant, dans les compartiments du Transsibérien et dans l’un des hôtels du centre de Vladivostok.

Les marches sont-elles difficiles ?

Les marches ne sont pas difficiles, mais les balades peuvent durer quelques heures et les terrains sont souvent légèrement accidentés (sur Olkhon). A Vladivostok, les visites de la ville et les balades se font à pied. La ville est légèrement vallonnée.

A bord du Transsibérien, qui peut-on rencontrer ? Et peut-on descendre du train lors des arrêts dans les gares ?

A bord du Transsibérien, nous sommes dans des compartiments 4 places (2 places avec supplément). Nous passons notre temps à contempler les paysages, discuter, lire ou jouer. Tous les jours, le train fait quelques arrêts suffisamment longs (10 à 30 minutes) pour que l’on puisse descendre, se balader sur le quai, découvrir la gare, faire des achats dans des kiosques près de la gare ou sur le quai. Une ou deux fois durant le trajet, nous mangerons dans le wagon-restaurant.

© Irina Baranova - Coucher de soleil sur Lac Baikal - Russie

11mai. 2015

Suite de l’expé à raid à ski Handisport au Spitzberg

© Daisy Gilardini/Vicaar - Randonnée à ski au Pôle Nord
L’équipe est de retour à Longyearbyen, physiquement saine et sauve et spirituellement transportée. Le dépassement de soit, l’oublis du handicap auront été les maîtres mots de cette expédition.

Gisèle, hématochromatique, a vécu une expérience unique. Le paysage de ce raid à ski, sans frontière l’a profondément marqué. Ses médecins lui avaient déconseillés de partir, mais elle prône le dépassement de soit. Certes, elle a souffert. Ses articulations lui ont fait mal. Mais au-delà de la douleur, Gisèle a, comme elle le dit elle-même, « goûté à la liberté ». L’unité de l’équipe, très soudée, a beaucoup joué dans ce combat au quotidien. Une belle victoire pour cette aventurière qui ne pense qu’a repousser les frontières du possible.

Quant à Michel, personne non voyante, cette expédition lui aura permis de vivre « une parenthèse de liberté ». Symboliquement, il aura oublié son handicap. Habituellement, Michel organise sa vie au maximum pour mieux vivre son handicape. Il pensait avoir une organisation au top, mais cette expé lui a permis d’améliorer encore les choses et de gagner en autonomie. Cette organisation lui a permis de transformer un endroit inconnu, en endroit connu, familier. Une victoire.
Pour lui, skier sur les glaciers et la banquise aura été plus facile que de se déplacer en ville. Il n’a pas eu de limite dans ses déplacements. Et c’est en cela que Michel fut, durant cette expé, un petit peut moins aveugle qu’habituellement. Même les membres de l’équipe ont, par moment, oublié la cécité de Michel en l’invitant a venir contempler le paysage…

Une fois encore, le handicape s’est effacé sous les skis de nos participants. La preuve est faite que le courage, le dépassement de soit, l’obstination, sont des valeur qui supprime les obstacles, et ouvre, à tous, les chemins de la liberté.

Bravo à eux.

07mai. 2015

Partir sur une croisière dans les îles Anglo-Normandes

© Pierre  - Aztec Lady - Iles Anglo-Normandes

Vous souhaitez découvrir les îles Anglo-Normandes, vivre plusieurs journées à bord d’un voilier, changer de port ou de mouillage tous les jours, randonner à terre, participer aux manœuvres ? Bienvenue à bord ! Nous avons interviewé Pierre, skipper de l’Aztec Lady, afin de tout savoir sur une croisière dans les îles Anglo-Normandes.
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07mai. 2015

Suivi d’expé à ski Handisport au Spitzberg

© Christophe Lefort - ski -Glacier du Spitzberg - Norvège

Ils ont quitté Longyearbyen le 4 mai en bateau et ont été déposés sur la banquise de la baie d’Ymerbukta. Ils ont commencé l’ascension du glacier géant Esmark tout en regardant le bateau s’éloigner, les laissant seuls dans cet univers immaculé.

Gisèle, qui a fait le Templefjord, à ski, il y a 2 ans, est enchantée, et décrit un paysage particulièrement sauvage. « 360° de pur bonheur », comme elle le dit. L’ambiance sur les glaciers est feutrée, silencieuse, très intimiste. Aucune trace ou autre motoneige ne vient casser ce décor. Cet isolement renforce les liens de cette petite équipe de battants. Lire la suite…

06mai. 2015

Une expédition Handisport au Spitzberg

© Christophe Lefort - Raid à ski au Spitzberg - Norvège

Gisèle LAFOND 45 ans, hémachromatosique, est une femme formidable initiatrice du projet du raid à ski au Spitzberg qui se déroule actuellement (du 3 au 13 mai) avec une équipe Handisport. Associés à ce projet, nous l’avons rencontrée avant son départ afin qu’elle réponde à nos questions :
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05mai. 2015

Isabelle Murat, médecin à bord du Plancius

Rencontre avec Isabelle Murat, médecin à bord du Planciusisabelle

« Après mes études de médecine à Strasbourg, je suis arrivée à Paris en 1975 pour une formation en pédiatrie, puis en anesthésie. Chef du service d’anesthésie de l’hôpital Trousseau pendant plus de 20 ans, j’ai pris ma retraite en 2013. Pendant toute ma vie professionnelle, j’ai enseigné dans le monde entier, notamment dans les pays en voie de développement. Aujourd’hui, je continue de travailler en faisant des missions d’anesthésie pédiatrique pour l’association la Chaîne de l’Espoir au Laos 3 à 4 fois par an. Par ailleurs, depuis 2011, je participe régulièrement aux croisières polaires, en Arctique et Antarctique, en tant que médecin.

Quelles sont, en quelques mots, les difficultés pour prodiguer des soins en haute mer ?
Premier constat, le médecin est une personne comme une autre, qui peut avoir le mal de mer et qui doit prendre ses marques à bord :) Quand ça bouge, « l’hôpital » n’est pas vraiment l’endroit le plus accueillant, il faut arrimer les chaises et le matériel, et suturer relève de l’exploit !
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24avr. 2015

Corinne, moussaillon du Noorderlicht au Spitzberg

Comment se déroule une croisière au Spitzberg ? Est-il réellement possible de voir des ours ?  Nous avons mené l’enquête auprès de Corinne, voyageuse du Grand Nord partie à bord de la goélette Noorderlicht il y a quelques temps :
© C. Marchal - Spitzberg - Nooderlicht
Peux-tu nous décrire en quelques mots une journée au Spitzberg sur le Noorderlicht ?

© C. Marchal - Spitzberg - NooderlichtNous commençons la matinée au Spitzberg par un copieux petit déjeuner à 8h30, puis débarquement en bateau pneumatique à 10h pour observer la toundra. Notre guide, Gérard Bodineau, nous fait partager sa grande connaissance de la flore (attention à ne pas marcher sur les quelques petites touffes de fleurs fragiles ou sur des œufs de Sterne nichés entre les cailloux, gare aux coups de bec !). C’est un vrai luxe de pouvoir profiter de cet environnement plusieurs heures durant.
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22avr. 2015

Les ours polaires de Kaktovik, Alaska

© Fanny M. - Les ours polaires de Kaktovik, Alaska

Du 25 avril au 1 juin 2015, Grand Nord Grand Large vous invite à son agence de Paris pour une expo photos de l’artiste Fanny M. sur « Les ours polaires de Kaktovik, Alaska ».
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