Le blog de glace – Grand Nord Grand Large

Plus de 30 ans d'aventures polaires

Plus de 30 ans d’aventures

14Oct. 2015

Nicole, Jean-Luc, bonne route !

Des discours touchants, du rire, des larmes discrètes, du champagne et des milliers de souvenirs polaires… Hier soir avait lieu à l’agence Grand Nord Grand Large une soirée particulièrement émouvante : le départ à la retraite des fondateurs, Jean-Luc et Nicole Albouy. On peut dire sans rougir qu’ils font partie des inventeurs du voyage polaire. La passion d’une vie. Merci, merci d’être allés aux bouts de vos rêves, de les avoir partagé et transmis.

«Lorsque nous parlons de randonner au Groenland, les gens nous regardent comme si on leur annonçait que nous partions sur la lune.» Pfff, 1982…c’était hier !! Voyez plutôt, on a retrouvé quelques perles pour l’occasion 🙂

Nicole, Jean-Luc, bonne route !

JLN (2)
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07Juil. 2015

Guide/Atlas du Nunavut et passage du Nord-Ouest

Aujourd’hui, on vous propose de découvrir un guide consacré au Nunavut et passage du Nord-Ouest, écrit par Jean-Luc Albouy, himself ! Pour ceux qui ne le savent pas, il s’agit du fondateur de Grand Nord Grand Large 🙂 Cet ouvrage est fait de plus de 1100 pages en trois volumes avec plus de 3000 documents iconographiques (cartes, photos, documents d’époque…) et en outre une soixantaine de textes complémentaires, allant de quelques lignes à la vingtaine de pages, écrits par des auteurs contemporains et historiques, qui ajoutent un éclairage à la lecture.

Ce guide/Atlas du Nunavut et passage du Nord-Ouest est en trois parties :

Guide - Nunavut et passage du Nord-Ouest1/ Le Nunavut d’hier et d’aujourd’hui

La dernière glaciation, mais aussi son histoire depuis l’arrivée des premiers occupants jusqu’au XXe siècle. Toute la biodiversité (les principaux mammifères marins et terrestres, les oiseaux migrateurs et sédentaires, la flore, depuis la limite des arbres et jusqu’au Haut-Arctique, les poissons et insectes. Lire la suite…

06Mar. 2015

Hommage à Paul-Emile Victor, disparu il y a 20 ans

© Centre Paul-Emile Victor

Aujourd’hui nous rendons hommage à Paul-Emile Victor disparu il y a 20 ans. Cet explorateur, scientifique, ethnologue, écrivain, a été le fondateur des très célèbres Expéditions polaires française. A travers ses travaux de recherche en Arctique et en Antarctique, il a  insufflé la passion des mondes polaires à de nombreuses personnes. Lire la suite…

06Fév. 2014

Récit du tout 1er voyage au pôle Nord géographique

groupe

Nicole a participé au voyage au pôle Nord organisé par Grand Nord Grand Large en 1994 et nous raconte sa fabuleuse aventure. Au programme : des ex-soviétiques superstitieux, des chutes mémorables, un chocolat agressif, et 17 skieurs courageux, endurants et amoureux des terres polaires.  Lire la suite…

11Mai. 2012

Un heureux hasard

1-Heureux Hasard
C’ est le hasard qui m’a permis à 40 ans de réaliser mon rêve : découvrir l’Arctique, flirter avec les icebergs, et rencontrer les inuit !
En visite au salon nautique à Paris en 1989 avec mon club de kayak, je m’arrête devant un stand où de superbes photos me laissent en extase, et je verbalise ma pensée : « -c’est mon rêve d’aller pagayer au milieu des icebergs ! ». Derrière moi, une voix me répond : « -Mais c’est quand tu veux Annick ! Viens donc  accompagner nos rando-kayak » ??? Quelle surprise ! C’est Jean Luc Albouy, avec qui je pratiquais régulièrement la spéléo en Normandie dans les années 1970.
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25Avr. 2012

Quiproquo

L’histoire se passe il y a quelques années, à une époque où le plan Vigipirate est à son niveau d’alerte le plus élevé. Nous sommes en plein préparatif d’une expé au Spitzberg, que j’organise entre amis…

Chacun des membres de l’expédition prend la responsabilité d’une partie de l’organisation. Un dossier doit être envoyé au gouverneur avant notre départ incluant toute la liste de matériel de sécurité obligatoire (assurance, alarme à ours, fusil, fusée…). Bruno se charge donc d’obtenir un fusil pour se prémunir des ours, comme indiqué sur la liste, et se propose aussi de faire des essais. Mais voilà, cinq jours avant le départ, Bruno m’informe qu’il n’a pas le fusil. Panique, car sans fusil, l’expé tombe à l’eau…. et si au Spitzberg, c’est presque anormal de ne pas avoir son fusil, c’est plutôt l’inverse en France, où il devient extrêmement difficile de se procurer une arme de gros calibre

À la dernière minute, j’en trouve une, et toute contente, je téléphone à Bruno. Un des enfants me répond. Je lui demande à parler à son papa, en me présentant par mon nom complet. Son père prend le combiné et m’écoute sans dire un mot. Dans l’excitation, je lui explique : « J’ai trouvé un fusil, sur les papiers il est marqué arme de guerre, tout est en règle, c’est tout à fait ce que dont nous avons besoin. Nous avons 24 balles cela devrait être suffisant. » Après avoir donné toutes les infos sur le fusil et les balles, la personne au bout du fil, me dit : « Vous voulez parler à qui ? Je crois que vous faites erreur ! » Grand blanc au téléphone. Je sens pâlir mon visage et je raccroche brusquement.

Que vais-je devenir ? Je ne dors pas de la nuit. La police va-t-elle venir chez moi ? Quelqu’un d’autre ? Que faire du fusil ? Encore trois jours d’attente avant le départ. Je cache le fusil en pièces détachées à la cave. Vais-je retrouver mon appartement retourné dans tous les sens lors de mon absence ? Vous n’imaginez pas la peur durant ces trois jours !

Aujourd’hui, je me pose encore la question, j’essaye de me mettre à la place de la personne qui a reçu cet appel téléphonique. A-t-il vraiment pensé à une erreur de numéro de téléphone, à un gag, à la préparation d’un casse… ou d’un acte de terrorisme  ? Dommage que je ne sois pas une petite souris, j’aurais vraiment bien voulu voir sa tête !

Paule Arnal

13Avr. 2012

Le kayak au Groenland

Parce que les porteurs n’existent pas dans les régions polaires, dès 1986, nous proposons de randonner en kayak : à l’époque, nous ne sommes que deux agences de voyages dans le monde (l’autre est à Vancouver) à proposer ce type d’activité qui nous permet d’être totalement autonomes tout en évitant les portages…

Le contexte :

Août 1985, c’est le troisième été que nous passons au Groenland à découvrir de nouveaux sites et itinéraires. Enthousiastes, voulant toujours aller plus loin… mais avec jusqu’à trois semaines d’autonomie, nous avons beau faire parfois des « huit » pour diminuer la charge, nous devons nous rendre à l’évidence : la rando à pied en autonomie a atteint ses limites !

La rando à pied en autonomie a atteint ses limites

Que faire ? Demander à des Groenlandais de nous servir de porteurs ? D’une part ce n’est pas dans leur mentalité, et d’autre part, en admettant que nous en trouvions qui acceptent, un Groenlandais ne se paye pas avec une poignée de roupies : à la louche, il faut le payer le même prix que ce qu’il gagnerait dans une journée de pêche… et le problème, c’est que du poisson il y en a beaucoup au Groenland… et il n’est pas bradé !

Nous en sommes là, quand un soir, nous voyons passer dans le fjord, un couple dans un kayak biplace : manifestement ils ont toute leur autonomie avec eux !

La clé de l’énigme

« Bon sang, mais c’est bien sûr ! L’an prochain, c’est en kayak que nous randonnerons au Groenland ! »

Petite précision, nous n’avons alors, aucune, mais alors aucune expérience de la mer !

Retour à la réalité

De retour en France, il nous faut…

trouver des kayaks ; ce seront des Nautiraid, composés d’une armature bois, avec une peau en néoprène et nylon que l’on tend dessus, ils sont démontables et donc transportables en avion et passeront dans la même saison, du Groenland au Spitzberg, de l’Alaska au Canada

Les kayaks, transportables en avion et passeront dans la même saison, du Groenland au Spitzberg, de l’Alaska au Canada…

– trouver des partenaires : Terdav, séduit par le projet nous garde une place de choix dans sa brochure

– devenir des spécialistes du kayak de mer dans les neufs mois qui viennent ; pour cela nous rencontrons un certain Jacques Dalet :  homme solitaire, il est (entre autre) conseiller au près des nageurs de combat de la marine nationale… et a à son actif plusieurs expés en solitaire au Groenland et en Alaska

Premiers raids et entraînements

Tout l’hiver l’entraînement est intensif, tous nos week-ends, nous les passons en Bretagne quelle que soit la météo, nous réfugiant dans les embouchures de rivières  lorsque c’est trop difficile ; bientôt le kayak, la mer, les côtes bretonnes, n’ont plus de secrets pour nous… pour le Groenland, ça sera dès le mois de juin suivant. Jacques (qui deviendra Bill) guidera les groupes… le Groenland n’a plus qu’à bien se tenir !!!

Première saison et nouveaux circuits

Spitzberg - La baie du Roi

 

Groenland - la baie de Disko                       Alaska

C’est un franc succès, la formule plait, l’année suivante, nous ouvrons le Spitzberg avec « La baie du Roi » ainsi que l’expé « Au-delà de 80ème » (à l’époque, il est encore possible de survoler le Spitzberg en hélico), l’Alaska (« Prince William Sound »), « Le Saint-Laurent » au Canada… la baie de Disko

En trois saisons, c’est une véritable explosion, les kayaks transitent dans les avions au grand mépris des surcoûts des excédents de bagages, que les compagnies, dans un excès de zèle, n’ont pas encore songé à surtaxer ; c’est ainsi que vont s’ouvrir « Glacier Bay », la Kobuk River (une expé de cinq semaines) en Alaska, la côte est de la Terre de Baffin, l’île de Bathurst et Devon dans le nord du Nunavut, Thulé (tout au nord du Groenland via un avion affrété depuis Resolute)…

Pour rentabiliser notre « flotte » qui ne tarde pas à atteindre les 70 kayaks, nous devons la faire tourner toute l’année et par conséquent dans les mers chaudes.

C’est ainsi que Grand Nord devient Grand Nord Grand Large, et à nos destinations arctiques, nous ajoutons à notre palette, le tour de Corse, les îles Ioniennes en Grèce, la côte de Lycie en Turquie….

Grèce - les îles Ioniennes

Emotions

Californie mexicaine

Sur bien des destinations, nous sommes les premiers à venir découvrir le pays à bord de nos kayaks… ce qui nous vaut quelques anecdotes parfois cocasses, tels ces Mexicains qui ne veulent pas que nous approchions les baleines en kayak, sous prétexte qu’elles risqueraient d’être effrayées mais qui acceptent de nous y conduire à bord de leur lanchas (barques à moteur), beaux joueurs nous acceptons, ce qui nous vaut de superbes contacts biens « latino » ; tels ces Thaïlandais dans la baie de Pang Gna qui ne comprennent pas pourquoi, mais alors vraiment pas pourquoi, nous ne fixons pas un moteur sur nos kayaks et qui veulent absolument nous en équiper ;

Thaïlande - baie de Pang Gna

tels ces militaires vietnamiens (nous sommes encore alors en plein régime communiste) qui, dans la baie d’Halong, nous escortent (ils sont deux et nous devons leur fournir un kayak) la kalachnikov en bandoulière, craignant que nous nous fassions attaquer par des pirates et qui le soir venu, pour se faire « trois sous »d’argent de poche, se transforment en cuisiniers émérites ! Que d’émotions également lorsque (toujours dans la baie d’Halong, nous rencontrons sur une très frêle embarcation sur laquelle ils ont tout ce qu’ils possèdent, un très vieux couple parlant encore un français issu de la période indochinoise… Il y en a encore beaucoup d’autres…

Iles Maldives

Nicole et Jean-Luc Albouy

05Avr. 2012

Christian Roux : Renaissance… et naissance d’une passion pour l’Arctique

Lorsqu’en 1991, au terme d’une longue convalescence après un accident de montagne je cherchais à renouer avec les séjours sportifs, je cherchais une activité et une organisation capable de m’y aider. C’est dans un catalogue d’un magasin de sports que j’ai trouvé les voyages de GNGL. Un contact avec Jean-Luc et me voilà inscrit sur un séjour Kayak au Spitzberg en compagnie de mon fils.

Ce fut le premier d’une série de voyages qui nous mena ensuite au Groenland, en Alaska, en terre de Baffin et dans le territoire du Yukon, sans oublier une reconnaissance mémorable dans la baie d’Hudson avec Jean-Luc, Nicole et quelques autres. Le début d’une passion pour l’Arctique, une renaissance mais aussi l’acquisition de l’expérience qui allait me permettre par la suite pas mal de belles et longues expériences en solitaire en Alaska et dans le Yukon, entre autres. Merci Jean-Luc et Grand Nord d’avoir rendu tout cela possible.

Christian Roux – www.cgrizz.com

voir la bio de Christian Roux

04Fév. 2012

Nos 30ans d’aventures polaires

1982 : prenez beaucoup de rigueur, une bonne dose d’inconscience, deux doigts d’insouciance et plein d’originalité… mélangez le tout au froid, voilà Grand Nord.
« Tu devrais aller faire un tour au Groenland, dans le sud c’est vachement bien pour la rando, et puis c’est libre, aucune contrainte, pas de serpents, pas d’orages, et personne pour te dire là où tu ne dois pas mettre les pieds ! »

C’est un collègue, qui, connaissant notre aversion pour la foudre et les serpents, nous a mis le pied à l’étrier. Anciens fanas de spéléologie, nous cherchions une activité nouvelle. Je décide alors de mettre une petite annonce dans le magasin de sport où je travaillais : recherche équipiers pour partir au Groenland. Trois mois plus tard, nous voici à la tête d’une équipe de 10 personnes prête pour l’expédition Groenland ; l’association Grand Nord était née !

Grand Nord deviendra Grand Nord Grand Large trois ans plus tard, lorsque nous commencerons à proposer des randos en kayak en été dans les régions polaires, et dans les mers chaudes le reste de l’année.

2012 : trente ans plus tard, Grand Nord Grand Large, est devenue LA référence, en matière de voyages polaires. Cela n’est pas un hasard. Nous sommes des passionnés, des spécialistes et des connaisseurs du terrain, ayant une bonne connaissance des mondes polaires et sachant vous conseiller LE voyage, qu’il soit d’une vie ou de simples vacances.

Jean-Luc Albouy, fondateur de Grand Nord Grand Large

03Fév. 2012

Une bouteille à la mer

Mars 1992, cela fait un peu plus d’un an que le régime soviétique s’est effondré ; un matin je reçois une lettre manuscrite en provenance de Magadan : « Notre institut ornithologique ne reçoit plus aucun paiement du gouvernement, pour continuer à financer nos recherches, nous sommes prêts à accueillir des touristes… aidez-nous, vous ne le regretterez pas !… »
Et effectivement nous ne l’avons pas regretté : deux semaines plus tard, nous prenions l’avion pour Magadan, lieu dont je n’avais jamais entendu parler jusqu’à cette fameuse lettre…
Premier choc, l’embarquement (il faut préciser qu’à l’époque, pratiquement aucun Occidental ne pouvait y aller librement ; si le système soviétique s’est effondré, les habitudes, elles, sont bien ancrées) ; à Moscou, nous nous retrouvons seuls Occidentaux, dans un aéroport sans indications, où tout paraît secret. Sur le tarmac, nous errons parmi une bonne centaine d’Antonov et d’Iliouchine alignés « au cordeau » sur quatre rangées, avant de retrouver notre avion. Durant les onze heures de vol qui s’ensuivent, le personnel de bord ne distribue qu’une petite tasse de thé, les Russes, eux, prennent l’avion comme nous le train dans les années 1950, déballant de grosses valises leurs victuailles… Nous, en bons habitués des vols occidentaux nous n’avons rien prévu, mais notre voisin de siège sort de son sac une grosse miche de pain et un énorme bocal de caviar rouge…

Après ces deux semaines de repérage, l’été suivant nous serons les premiers Occidentaux (et probablement toujours les seuls à l’heure actuelle), à descendre la Kolyma en kayak sur près de 1500km. Ce fleuve fut rendu célèbre par ses goulags, situés tout au long de son parcours qui traverse la Sibérie extrême-orientale pratiquement depuis la mer d’Okhost, au sud jusqu’à l’océan Arctique. Très peu de gens sur ce parcours, mais lorsque nous en rencontrons, quelles rencontres inoubliables et incroyables !!!

– Ainsi cette mamie, ancienne apparatchik du parti, qui est, visiblement venue se perdre ici pour se faire oublier, débarquant un soir dans notre camp, un fusil en bandoulière et l’autre sous le bras, une bouteille de vodka dans chacune des deux poches de son pantalon, avec dans la main, un énorme bout de lard gras…- qu’ils étaient bons, ce lard et cette vodka…- vingt ans plus tard, lorsque nous revoyons des participants, ils nous en reparlent encore !

– Ainsi ces militaires-pompiers, chargés de surveiller les éventuels feux de forêt, que nous croisons au détour d’un méandre et qui nous embarquent pour un tour d’hélico où, pour nous faire comprendre comment se conduit un hélico, n’hésitent pas à mettre, en plein vol, l’un d’entre nous aux commandes…

– Ainsi cette falaise, en plein dégel du permafrost, regorgeant d’ossements de mammouths où il n’y a même pas à se baisser pour les ramasser…, seul le poids et l’encombrement nous empêchent de nous charger !

– Ainsi la découverte de ce goulag, où tout semblait figé, comme s’il avait été abandonné juste avant notre arrivée, que d’émotions en arpentant le camp !

– Ainsi cette proposition d’aller pêcher le saumon, où en bons Occidentaux, nous nous pointons avec nos « petits lancers » et où, arrivés au bord de la rivière qui fait bien dix mètres de large, nous découvrons que les saumons qui remontent sont tellement nombreux que l’on pourrait traverser à pieds secs la rivière en leur marchant dessus !

Que de souvenirs de ce « Far East », probablement comparable au Far West dans les années 1920 !

Avec l’Institut de Magadan, nous ferons d’autres voyages à peine croyables…

Le printemps suivant, nous affrétons un Antonov 74 au départ de Moscou ; un biréacteur d’une trentaine de places rien que pour nous, pour aller dans la région de Chersky, sur le delta de la Kolyma. Là, nous restons deux semaines dans un camp Tchoutche, partageant le mode de vie des autochtones, nous déplaçant avec le troupeau. Comme eux, nous mangeons toutes les trois heures du renne rien que du renne, à toutes les sauces, rien d’autre ; un jour pourtant, une des participantes se réjouit : « regarde ces grosses nouilles farcies aux épinards, tu vois bien qu’ils ont autre chose que du renne ! » mais les nouilles aux épinards sont en fait des intestins de renne, avec encore le lichen dans les boyaux !

Jean-Luc et Nicole Albouy

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