Le blog de glace – Grand Nord Grand Large

Plus de 30 ans d'aventures polaires

Matériel et techniques

28Mar. 2017

Croisières : comment s’habiller pour les climats froids?

© Jurga Rubinovaite

Vous partez prochainement en croisière ? Le choix vestimentaire pour les climats polaires demeure très personnel. Il dépend de votre adaptabilité et de votre sensibilité au froid. Le secret pour résister au climat rigoureux est le “système des 3 couches”. Autrement dit, il vaut mieux porter plusieurs couches légères qu’une seule importante : vous pouvez ainsi vous couvrir et découvrir selon les changements de température. Lire la suite…

14Mar. 2017

4 conseils avant d’embarquer pour une croisière en Antarctique

© Michel Gunther - croisière en Antarctique

Avant de vous envoler pour Ushuaia et embarquer sur un bateau d’expédition, tel que le Plancius, à destination de la péninsule Antarctique, voici quelques recommandations pour vous aider à préparer votre croisière :

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23Jan. 2017

L’expédition vue par Ferrino, spécialiste de l’équipement outdoor

Ferrino, spécialiste de l'équipement outdoor

Lors de la troisième édition du festival Objectif Aventure organisé par Terres d’Aventure et Grand Nord Grand Large, les récits d’expédition seront à l’honneur ! A cette occasion, nous avons choisi de mettre en lumière Ferrino, spécialiste de l’équipement outdoor depuis 1870, dont les produits sont régulièrement utilisés sur nos voyages. Partenaire officiel du festival, Ferrino remettra le prix Expéditions extraordinaires au film vainqueur de la catégorie (une tente d’expédition, un incontournable de Ferrino ;-)). Retour en images sur les temps forts de l’histoire de la marque Ferrino.

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14Oct. 2016

Bienvenue à bord du Callisto !

Un nouveau venu intègre la flotte de Grand Nord Grand Large, le Callisto. A bord de ce yacht nous vous proposons, durant l’été, une superbe croisière sur les côtes ouest et nord de l’Islande, à la découverte de cette île riche en contrastes où les étendues lunaires contrastent avec les sommets enneigés et les plaines verdoyantes.

Bienvenue à bord du Callisto !

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25Mar. 2016

5 conseils pour photographier des ours

© Tourism British Columbia - ours Grizzli - Colombie Britannique - Canada

Solveig, notre iconographe, partage ses bons conseils pour que tous les ours vous disent facilement « cheese » 😉

• Choisissez vos conditions de prise de vue en fonction de votre tempérament: pistez l’ours avec un guide (sensation d’aventure garantie !) ou guettez-le plus tranquillement depuis un affût.
• Dans les deux cas, respectez bien les règles de sécurité : ne vous approchez pas de l’animal et nourrissez-le encore moins car le coup de patte reste proche.
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22Déc. 2015

Un raid à ski en images

Le raid à ski avec pulka c’est LE voyage d’aventure ! on remercie Flavien Kressmann d’avoir partagé avec nous cette vidéo extra de son raid à ski au Spitzberg. A cette occasion, Vincent, conseiller voyages chez Grand Nord Grand Large, répond à nos questions pour tout savoir et bien se préparer avant un raid à ski.

Raid à ski au Spitzberg from Grand Nord Grand Large on Vimeo.

Quelle condition physique faut-il avoir pour ce type de voyage et comment se préparer ?

S’il est inutile d’être médaillé olympique pour participer à un raid à ski au Spitzberg, une bonne forme physique s’impose tout de même. Pratiquez un sport de fond 1 a 2 fois par semaine, de type running, VTT, natation. Et si vous vivez près de la montagne, alors, un entraînement en ski de fond sera le bienvenu. Sur place, ce n’est pas la puissance physique qui parle, mais bien l’endurance. Le rythme des raids à ski est assez lent, mais il faut être capable de tenir une journée de 5 à 6h de ski, monter et démonter sa tente, faire des murs de neige et aider à la préparation des repas.

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19Avr. 2012

Groenland ou Spitzberg : quelle destination choisir ?

Pour vous aider, quelques points essentiels qui vous guideront dans votre choix…et nos conseillers Dominique et Vincent sont toujours disponibles pour vous renseigner.
Moins présents à l’agence, vous pouvez toujours néanmoins contacter Nicole ou Jean-Luc sur cette adresse : jla@gngl.com

60.000 Groenlandais habitent le Groenland



LA FAUNE :
Le Groenland
est habité  par près de 60.000 Groenlandais, qui se répartissent principalement sur la côte ouest.  Ils sont presque tous chasseurs, de ce fait,  si la faune existe, elle est très craintive, un phoque par exemple, plongera dès qu’il vous aura aperçu,  parfois à plusieurs centaines de mètres,  à l’exception des bœufs musqués que l’on pourra observer près de Kangerlussuaq, et sur la côte nord-ouest.

Le kayak vient en butté sur le glaçon où se prélasse un phoque barbu

Le Spitzberg n’est pas habité par des « autochtones » et de ce fait il y a très peu (ou pas) de chasseurs.  La faune n’est pas craintive, et il n’est pas rare que votre kayak vienne butter sur le glaçon sur lequel se prélasse un gros phoque barbu, qui continuera à vous regarder béatement.  C’est aussi le territoire de très nombreux ours polaires, et il ne se passe pas d’été sans qu’un groupe soit « préoccupé » par la présence de l’un d’entre eux…
Le Spitzberg, c’est aussi des millions d’oiseaux, des renards, des morses, des rennes…

LA PECHE : si vous allez au Groenland sud, la pêche (saumons, truites, morues) est fabuleuse.

LES AURORES BOREALES : dès le mois d’août, pourvu que le ciel soit sans nuage et la nuit suffisamment noire, on peut en observer au sud et à l’est du Groenland.

Beaucoup d’icebergs au Groenland…  l’Isfjord, situé en baie de Disko, au sud d’Ilulissat est classé au patrimoine mondial de l’Unesco ; c’est un des plus gros débiteurs d’icebergs de l’hémisphère nord, vous serez bluffés par les glaces du Groenland sud, aux mille reflets bleutés, par les montagnes alpines et les glaciers de la côte est.

Visible sur toutes nos destinations Groenland, c’est sur « les glaces du sud », que vous approcherez au plus près la calotte glaciaire.
La glace de banquise est surtout visible au Spitzberg où l’on rencontre également de nombreux fronts glaciaires.

Vous serez bluffés par les glaces du Groenland sud, aux mille reflets bleutés

Soleil de minuit et jour permanent : De fin avril jusqu’à la fin du mois d’août au Spitzberg et selon la latitude au Groenland de juin à mi août.

L’équipement et le déroulement d’une journée et difficulté des circuits
Kayaks, gilets,  combinaisons sèches, pagaies, sacs étanches vous seront remis sur place… et une combinaison sèche de sécurité 1 :  quoique cela ne se produise que très rarement (et encore, lorsque cela se produit c’est presque toujours lorsque vous embarquez ou débarquez du kayak), s’il vous arrivait de tomber à l’eau, cette dernière vous  éviterait le choc thermique de l’eau froide.

Combinaison sèche

Les kayaks : ils sont tous très stables à condition de respecter quelques règles essentielles…


Les kayaks utilisés sont principalement des kayaks rigides biplaces ; ils apportent une bonne capacité de chargement dans leurs caissons étanches et un bon confort de navigation.

Les Nautiraid sont des kayaks de mer fabriqués en France. Ils ont la particularité d’être démontables et justifient pleinement leur utilisation dans les zones très peu accessibles comme la côte est du Groenland et sur des expéditions de longue durée car ils offrent une grande stabilité même dans des mers biens formées et un gros potentiel de chargement.

Préparatif et déroulement d’une journée

Une journée entière ou une demi-journée sont généralement nécessaires pour préparer le raid : conditionnement de la nourriture, des effets collectifs et personnels, chargements des kayaks, essayage de la combinaison sèche…  A vous de vous organiser et d’aider votre guide pour perdre le moins de temps possible.

Une journée type : Elle est bien sûr guidée avant tout par la météo, les glaces… la forme de chacun.

Entre 6h et 08h30 : Lever, petit déjeuner, démontage des tentes, chargement des kayaks.
+3h00 : Départ en progressant régulièrement durant deux à trois heures, nous aurons effectué l’essentiel de notre étape dans la matinée.
+6h00  :  Arrêt pour le repas de midi.
+7h00 : Reprise de la navigation, chasse photo… Rythme plus détendu qu’en début de journée.
+9h00 à 10h00 : Choix de l’emplacement et installation du camp, promenade dans les alentours (sauf zone à ours), préparation du feu (si autorisé), veillée… et tours de garde (au Spitzberg).

Cet emploi du temps n’est là que pour vous donner une idée sur le déroulement de notre randonnée, durant laquelle plusieurs journées pourront être entièrement consacrées à des balades à pied. Rappelons qu’il est important que chacun prenne une part active à la vie quotidienne. Chercher du bois ou bien de l’eau, monter sa tente, aider pour la préparation des repas, font pleinement partie de cette façon de voyager.

Difficulté des circuits :
une échelle de 1 à 5 ours vous permettra de voir la difficulté.

Les deux éléments dominant à intégrer dans l’échelle de difficulté sont la durée du voyage et les conditions météorologiques.
Sachez que par beau temps et mer calme la rando kayak est, toutes proportions gardées, plus facile que la rando à pied.
Plus la durée du circuit est longue, plus vous vous éloignez de villages habités, plus vous devez être prêts à affronter l’isolement et ne compter que sur vous-même, le groupe et votre guide. Si en cas de souci le rapatriement est « facile » lorsque vous êtes proches d’un village habité, il peut devenir très délicat lorsque le premier village est à plusieurs dizaines, voire à des centaines de kilomètres…

Il était une fois dans l’ouest… du Groenland

Les conditions météo sont par nature imprévisibles, surtout sous ces hautes latitudes.  Si par malchance la météo n’est pas favorable, êtes vous prêt à supporter la pluie, le vent, la neige, l’attente deux jours, quatre jours, une semaine ? C’est une des principales difficultés mais sur ce chapitre, rassurez-vous, il fait aussi souvent très beau et quinze jours voire trois semaines de ciel bleu ne sont pas des exceptions.

20Mar. 2012

Photographier les aurores boréales

Laponie finlandaise. Février 2012. Dans la douce chaleur du luxueux chalet, c’est l’heure du thé et des récits pittoresques qui ponctuent chaque fin de journée. Et lentement, paisiblement, nous laissons glisser le temps qui, nous l’espérons tous, va dans quelques heures nous offrir à nouveau ces magiques aurores boréales…

Mais c’est aussi le moment où l’on fait partager ses images du jour. Seule Joelle, à la différence de ses sept compagnons d’aventure, a choisi de ne pas faire de photographie. Avec des arguments affirmés . « Je ne souhaite pas voir une nature aussi généreuse aussi vaste dans le cadre réducteur d’un appareil photo. J’imprime mes émotions dans ma tête, sans contraintes de matériel, sans contraintes techniques. »

Je sens alors les regards se poser sur moi et mon statut de photographe professionnel. Comme si les propos de Joelle valaient acte d’accusation. Et, à la surprise générale, j’adhère sans réserve à son élan poétique.

Photographier ne consiste nullement à avoir l’œil rivé au viseur. Bien au contraire. L’image n’a de sens que quand elle est la traduction d’une émotion. Et l’émotion n’a bien évidemment dans sa genèse aucun lien avec la photographie ! Le premier stade  n’est donc nullement technique. Il est celui du ressenti, du plaisir de l’instant. Instant vécu avec intensité. Si le photographe choisit alors de traduire cette émotion en images, il doit immédiatement identifier les éléments qui contribuent  à créer cette émotion. Et à partir de cette analyse il doit choisir les moyens spécifiques à la photographie qui vont concourir à la traduction de cette émotion  en images: choix du point de vue, de la focale, de la vitesse d’obturation, de l’ouverture du diaphragme, de la balance des blancs etc.

« Mais alors ce n’est donc pas le réel que tu photographies ? » me questionne Marie.

« Mais de quel réel me parles-tu ? » Et je propose alors une comparaison des images réalisées par chacun dans la journée. Et, surprise, chacun a perçu et photographié des choses différentes, et avec des rendus bien différents !  Et la satisfaction est loin d’être la règle : les images semblent en effet bien loin des émotions ressenties…

Et c’est là toute la cruauté de la photographie : on voudrait croire qu’elle traduit nos émotions alors que, le plus souvent, elle ne nous propose qu’une décevante restitution du réel. Une conclusion s’impose alors à tous : ne pas confondre prendre une photo et faire une photo. (to take or to make disent les Anglais !) Et si l’on décide vraiment de faire de la photo, cela implique travail et pratique. Qui sont parfaitement compatibles avec l’élan poétique !

Quelques techniques :

Eviter les zones avec forte pollution lumineuse (proximité d’une ville par ex.)

Eviter la pleine lune. Lune montante ou descendante bienvenue pour éclairer le paysage.

Nuit installée et ciel dégagé souhaitables pour bonnes photos d’aurores boréales.

Période favorable : de 21H à 2H en février et mars

Repérage indispensable pour soigner la composition en intégrant des éléments du paysage ou d’architecture.

Assurer la stabilité de la  zone de neige ou sera installé le trépied.

Si propriété privée penser à demander autorisation.

Il est à noter que les aurores sont très intenses lorsqu’une zone active à la surface du soleil est orientée vers la Terre. Les aurores boréales intenses (qui peuvent durer plusieurs mois, voire années) se produisent environ tous les 27 jours, période nécessaire à la rotation du soleil sur lui-même.
-Appareil photo reflex numérique de 8 à 36 millions de pixels

-Cartes mémoire de marque (4à16 Go)

-Objectif grand-angulaire (14 à 35mm en équivalent 24X36 voir Fish eye) avec housse de protection à mettre entre 2 aurores pour protection contre frimas.

-Déclencheur à distance

-Trépied avec protection mousse sur une section pour transport

-Rotule : opter pour une rotule 3 directions. Eviter rotule boule car trop de graisse (qui gèle.) S’assurer qu’elle permet l’orientation du boîtier vers le ciel.

-Batterie de rechange dans poche doudoune

-Désactiver le flash (si flash intégré)

-N’utiliser aucun automatisme. Pas d’autofocus.

-Mise au point manuelle sur l’infini

-Fermer 1 à 2 diaphs au-dessous ouverture maxi. (4 ou 5,6 si maxi=2,8)

-ISO : de 400 à 80o

-Vitesse obturation : de 10 à 30 secondes

Une base : 800ISO f/5,6 15 secondes

-Ne pas dépasser 30 secondes sinon vous n’aurez plus le trajet de l’aurore mais seulement un ciel coloré.

-Enregistrer les fichiers en Raw (bruts)

-Lampe frontale et boussole

-Gants fins et mouffles avec cordons qui les solidarisent avec la doudoune.

-Chaussures chaudes et bien isolées du sol. Vêtements chauds car prévoir des heures à patienter dans des températures basses à très basses.

Thermo avec boisson chaude et chocolat ou autres petits plaisirs bienvenus !

Très important : prévoir des tours de garde pour guetter la survenue des aurores. Et s’assurer que l’on peut s’habiller et se chausser rapidement. Les aurores n’attendent pas et peuvent être lumineuses et…brèves !

Laisser le boitier et l’objectif sur le trépied à l’extérieur. Garder la batterie dans la doudoune ;

Si vous devez entrer dans le chalet avec boitier et objectif, penser à les mettre dans un sac étanche de type congélation et chasser bien l’air avant de le fermer. La condensation se déposera sur le sac et pas sur le matériel.

19Mar. 2012

Prendre une photo ? Ou faire une photo ?

En peinture, l’auteur est confronté à la toile blanche. En photographie le procédé est beaucoup plus simple et immédiat : il suffit « d’appuyer » et il y a toujours un résultat : une photographie. D’où ce commentaire mille fois entendu :
« J’ai un appareil qui fait de bonnes photos . »Serait-ce donc cela la définition d’une bonne photographie : une « photocopie » nette de la réalité, avec des couleurs flatteuses?
Pas si sûr, si l’on se réfère aux propos d’un journaliste spécialiste de la presse photo :
« Cependant, force est de constater que si l’on observe de moins en moins de photographies « ratées », on voit de plus en plus de photographies sans intérêt… » A cela une première explication : l’apparente simplicité de l’acte photographique.  Qui épargne le plus souvent à son auteur la vraie et si essentielle question :Pourquoi ai-je envie de réaliser une photographie à cet instant précis ? Quelle est ma motivation ? Quelle est mon intention ? Qu’ai-je envie de transmettre ? A qui ma photographie  est-elle destinée ? D’où ces deux attitudes possibles : Prendre une photo ou faire une photo ?

PRENDRE une photographie c’est actionner l’obturateur quand  l’émotion est présente.  Sans réflexion particulière.  Sans souci de composition, d’éclairage ou de contraste. Avec l’espoir (illusoire…) que l’appareil photo enregistrera l’émotion. « Or, si la photographie produit bien, techniquement parlant des enregistrements, ce qu’elle capte et restitue c’est de la lumière, pas nos perceptions. » (JF Devillers)

FAIRE une photographie c’est, pour le photographe, être dans l’émotion et simultanément dans la capacité à identifier et fusionner les éléments visuels (=composer) qui expriment cette émotion. Et comme le formule si magistralement Henri Cartier- Bresson : « S’il n’y a pas d’émotion, s’il n’y a pas un choc, si on ne réagit pas à la sensibilité. on ne doit pas prendre la photo, c’est la photo qui vous prend. Photographier, c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur »

« L’œil » et l’appareil ne « voient » pas  les mêmes choses.

L’ appareil n’est pas porteur d’idée, n’est pas capable d’émotion, ignore tout de la créativité. A la différence du cerveau qui analyse et traite les informations en permanence, élimine les éléments gênants, l’ appareil photo est PASSIF, accorde la même importance à tous les éléments.

La difficulté majeure pour le photographe sera donc de se méfier du « penser voir » et de ce que « voit » effectivement l’appareil photo. La photographie ne correspond en effet pas ce que voit l’œil du photographe mais bien à ce que « voit »  et restitue l’appareil. Et cela bien sûr en fonction des paramètres qu’a plus ou moins maitrisés le photographe (vitesse, diaphragme, profondeur de champ, balance des blancs etc.)

D’où cette formulation sans appel de Frank Horvat, grand photographe de mode : « La photographie est l’art de ne pas presser sur le bouton. »

Au-delà de cette formule volontairement provocatrice  réside une vérité que le photographe doit nécessairement prendre en compte : le hasard peut proposer des opportunités photographiques mais ne peut qu’ exceptionnellement  être à l’origine d’une bonne photographie. D’où la nécessité de poser comme préalable à toute photographie : “Quelle est mon intention photographique? Quels moyens spécifiques vais-je mettre en oeuvre?”

Pour être en résonance avec mon ressenti je choisis une option assez radicale pour affirmer l’architecture exceptionnelle ce ces figures de glace.

J’opte pour la  position allongée , avec un objectif Fish eye sur mon Nikon D3x. La lentille frontale est à quelques centimètres des blocs de glace. D’où une forte « présence » de ces blocs, un éclatement de la perspective et une ligne d’horizon arrondie.  Le ciel est menaçant et j’ai fait le choix du contrejour. Pour magnifier la glace, et mettre en valeur sa brillance et sa transparence. L’histogramme me permet de m’assurer que les hautes lumières gardent des détails. Ma balance des blancs restitue la dominante bleue de la glace. J’attends la survenue des nuages noirs pour dramatiser cette image. Comme si j’étais le témoin privilégié d’une création de la nature.

Avec l’espoir que cette image transmettra mon émotion à celui qui la découvrira.

A l’inverse de l’image précédente, mon ressenti m’amène cette fois à rester à distance de ce joyau glaciaire. J’opte pour une longue focale -300 mm- sur mon D3x. Qui va entrainer un angle de champ réduit et une compression des plans. Pour mettre en valeur cette extraordinaire couleur bleutée, je choisis une composition en « 3 bandes ». Les bandes blanches encadrent et affirment la couleur bleue . La douceur de la lumière diffuse met en valeur la transparente de ce magnifique champignon de glace et la délicatesse des sculptures. Là encore, avec une approche photographique très différente de la précédente, il s’agit pour moi de célébrer la nature artiste.

06Fév. 2009

Attention, danger !

canotDanger non pas pour la planète ou pour l’humanité – pour une fois ! – mais pour le voyageur intrépide et inexpérimenté qui confierait sa vie à ce type de périssoire ! J’ai découvert l’exis-tence de ce canot gonflable gros comme un porte-clé sur le blog de Vincent. Après avis auprès d’un expert, voici ce que je peux en dire…
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