19avr. 2012
Groenland ou Spitzberg : quelle destination choisir ?
12:04 - Par gngl - Matériel et techniques - Laisser un commentaire
Pour vous aider, quelques points essentiels qui vous guideront dans votre choix…et nos conseillers Dominique et Vincent sont toujours disponibles pour vous renseigner.
Moins présents à l’agence, vous pouvez toujours néanmoins contacter Nicole ou Jean-Luc sur cette adresse : jla@gngl.com
LA FAUNE :
Le Groenland est habité par près de 60.000 Groenlandais, qui se répartissent principalement sur la côte ouest. Ils sont presque tous chasseurs, de ce fait, si la faune existe, elle est très craintive, un phoque par exemple, plongera dès qu’il vous aura aperçu, parfois à plusieurs centaines de mètres, à l’exception des bœufs musqués que l’on pourra observer près de Kangerlussuaq, et sur la côte nord-ouest.
Le Spitzberg n’est pas habité par des « autochtones » et de ce fait il y a très peu (ou pas) de chasseurs. La faune n’est pas craintive, et il n’est pas rare que votre kayak vienne butter sur le glaçon sur lequel se prélasse un gros phoque barbu, qui continuera à vous regarder béatement. C’est aussi le territoire de très nombreux ours polaires, et il ne se passe pas d’été sans qu’un groupe soit « préoccupé » par la présence de l’un d’entre eux…
Le Spitzberg, c’est aussi des millions d’oiseaux, des renards, des morses, des rennes…
LA PECHE : si vous allez au Groenland sud, la pêche (saumons, truites, morues) est fabuleuse.
LES AURORES BOREALES : dès le mois d’août, pourvu que le ciel soit sans nuage et la nuit suffisamment noire, on peut en observer au sud et à l’est du Groenland.
Beaucoup d’icebergs au Groenland… l’Isfjord, situé en baie de Disko, au sud d’Ilulissat est classé au patrimoine mondial de l’Unesco ; c’est un des plus gros débiteurs d’icebergs de l’hémisphère nord, vous serez bluffés par les glaces du Groenland sud, aux mille reflets bleutés, par les montagnes alpines et les glaciers de la côte est.
Visible sur toutes nos destinations Groenland, c’est sur « les glaces du sud », que vous approcherez au plus près la calotte glaciaire.
La glace de banquise est surtout visible au Spitzberg où l’on rencontre également de nombreux fronts glaciaires.
Soleil de minuit et jour permanent : De fin avril jusqu’à la fin du mois d’août au Spitzberg et selon la latitude au Groenland de juin à mi août.
L’équipement et le déroulement d’une journée et difficulté des circuits
Kayaks, gilets, combinaisons sèches, pagaies, sacs étanches vous seront remis sur place… et une combinaison sèche de sécurité 1 : quoique cela ne se produise que très rarement (et encore, lorsque cela se produit c’est presque toujours lorsque vous embarquez ou débarquez du kayak), s’il vous arrivait de tomber à l’eau, cette dernière vous éviterait le choc thermique de l’eau froide.
Les kayaks : ils sont tous très stables à condition de respecter quelques règles essentielles…

Les kayaks utilisés sont principalement des kayaks rigides biplaces ; ils apportent une bonne capacité de chargement dans leurs caissons étanches et un bon confort de navigation.
Les Nautiraid sont des kayaks de mer fabriqués en France. Ils ont la particularité d’être démontables et justifient pleinement leur utilisation dans les zones très peu accessibles comme la côte est du Groenland et sur des expéditions de longue durée car ils offrent une grande stabilité même dans des mers biens formées et un gros potentiel de chargement.
Préparatif et déroulement d’une journée
Une journée entière ou une demi-journée sont généralement nécessaires pour préparer le raid : conditionnement de la nourriture, des effets collectifs et personnels, chargements des kayaks, essayage de la combinaison sèche… A vous de vous organiser et d’aider votre guide pour perdre le moins de temps possible.
Une journée type : Elle est bien sûr guidée avant tout par la météo, les glaces… la forme de chacun.
Entre 6h et 08h30 : Lever, petit déjeuner, démontage des tentes, chargement des kayaks.
+3h00 : Départ en progressant régulièrement durant deux à trois heures, nous aurons effectué l’essentiel de notre étape dans la matinée.
+6h00 : Arrêt pour le repas de midi.
+7h00 : Reprise de la navigation, chasse photo… Rythme plus détendu qu’en début de journée.
+9h00 à 10h00 : Choix de l’emplacement et installation du camp, promenade dans les alentours (sauf zone à ours), préparation du feu (si autorisé), veillée… et tours de garde (au Spitzberg).
Cet emploi du temps n’est là que pour vous donner une idée sur le déroulement de notre randonnée, durant laquelle plusieurs journées pourront être entièrement consacrées à des balades à pied. Rappelons qu’il est important que chacun prenne une part active à la vie quotidienne. Chercher du bois ou bien de l’eau, monter sa tente, aider pour la préparation des repas, font pleinement partie de cette façon de voyager.
Difficulté des circuits :
une échelle de 1 à 5 ours vous permettra de voir la difficulté.
Les deux éléments dominant à intégrer dans l’échelle de difficulté sont la durée du voyage et les conditions météorologiques.
Sachez que par beau temps et mer calme la rando kayak est, toutes proportions gardées, plus facile que la rando à pied.
Plus la durée du circuit est longue, plus vous vous éloignez de villages habités, plus vous devez être prêts à affronter l’isolement et ne compter que sur vous-même, le groupe et votre guide. Si en cas de souci le rapatriement est « facile » lorsque vous êtes proches d’un village habité, il peut devenir très délicat lorsque le premier village est à plusieurs dizaines, voire à des centaines de kilomètres…
Les conditions météo sont par nature imprévisibles, surtout sous ces hautes latitudes. Si par malchance la météo n’est pas favorable, êtes vous prêt à supporter la pluie, le vent, la neige, l’attente deux jours, quatre jours, une semaine ? C’est une des principales difficultés mais sur ce chapitre, rassurez-vous, il fait aussi souvent très beau et quinze jours voire trois semaines de ciel bleu ne sont pas des exceptions.

















Danger non pas pour la planète ou pour l’humanité – pour une fois ! – mais pour le voyageur intrépide et inexpérimenté qui confierait sa vie à ce type de périssoire ! J’ai découvert l’exis-tence de ce canot gonflable gros comme un porte-clé sur le blog de Vincent. Après avis auprès d’un expert, voici ce que je peux en dire…
L’avion vous fait basculer d’un monde à un autre en un clin d’oeil. La mécanique impose des délais trop rapides pour que nous, frêles humains, soyons bien sûrs de ce que nous avons vécu. Au froid comme à la nuit polaire, on s’y fait. A l’abandon des skis, des raquettes, des chiens, un peu moins.
Lu dans Le journal du trek un article très sympa sur les petites astuces à garder en tête pour ne pas avoir trop froid au bivouac… Il m’inspire ces compléments de réflexion spécial « grand froid ». Aux plus courageux de mettre en pratique !
La meilleur façon de se déplacer au Groenland, pays sans route, semé d’îles et perforé de fjords, est d’employer le kayak. Les Groenlandais pourraient dire le contraire, puisqu’ils ont adopté le canot à moteur depuis longtemps, mais le kayak reste leur invention. Pour l’aventurier qui l’emploie, la question se pose de l’empreinte écologique, aussi modeste soit-elle, consécutive à la fabrication de son embarcation.