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blog de glace

Le blog de GNGL, 30 ans d'aventure polaires

13avr. 2012

Le kayak au Groenland

Parce que les porteurs n’existent pas dans les régions polaires, dès 1986, nous proposons de randonner en kayak : à l’époque, nous ne sommes que deux agences de voyages dans le monde (l’autre est à Vancouver) à proposer ce type d’activité qui nous permet d’être totalement autonomes tout en évitant les portages…

Le contexte :

Août 1985, c’est le troisième été que nous passons au Groenland à découvrir de nouveaux sites et itinéraires. Enthousiastes, voulant toujours aller plus loin… mais avec jusqu’à trois semaines d’autonomie, nous avons beau faire parfois des « huit » pour diminuer la charge, nous devons nous rendre à l’évidence : la rando à pied en autonomie a atteint ses limites !

La rando à pied en autonomie a atteint ses limites

Que faire ? Demander à des Groenlandais de nous servir de porteurs ? D’une part ce n’est pas dans leur mentalité, et d’autre part, en admettant que nous en trouvions qui acceptent, un Groenlandais ne se paye pas avec une poignée de roupies : à la louche, il faut le payer le même prix que ce qu’il gagnerait dans une journée de pêche… et le problème, c’est que du poisson il y en a beaucoup au Groenland… et il n’est pas bradé !

Nous en sommes là, quand un soir, nous voyons passer dans le fjord, un couple dans un kayak biplace : manifestement ils ont toute leur autonomie avec eux !

La clé de l’énigme

« Bon sang, mais c’est bien sûr ! L’an prochain, c’est en kayak que nous randonnerons au Groenland ! »

Petite précision, nous n’avons alors, aucune, mais alors aucune expérience de la mer !

Retour à la réalité

De retour en France, il nous faut…

trouver des kayaks ; ce seront des Nautiraid, composés d’une armature bois, avec une peau en néoprène et nylon que l’on tend dessus, ils sont démontables et donc transportables en avion et passeront dans la même saison, du Groenland au Spitzberg, de l’Alaska au Canada

Les kayaks, transportables en avion et passeront dans la même saison, du Groenland au Spitzberg, de l’Alaska au Canada…

- trouver des partenaires : Terdav, séduit par le projet nous garde une place de choix dans sa brochure

- devenir des spécialistes du kayak de mer dans les neufs mois qui viennent ; pour cela nous rencontrons un certain Jacques Dalet :  homme solitaire, il est (entre autre) conseiller au près des nageurs de combat de la marine nationale… et a à son actif plusieurs expés en solitaire au Groenland et en Alaska

Premiers raids et entraînements

Tout l’hiver l’entraînement est intensif, tous nos week-ends, nous les passons en Bretagne quelle que soit la météo, nous réfugiant dans les embouchures de rivières  lorsque c’est trop difficile ; bientôt le kayak, la mer, les côtes bretonnes, n’ont plus de secrets pour nous… pour le Groenland, ça sera dès le mois de juin suivant. Jacques (qui deviendra Bill) guidera les groupes… le Groenland n’a plus qu’à bien se tenir !!!

Première saison et nouveaux circuits

Spitzberg - La baie du Roi

 

Groenland - la baie de Disko                       Alaska

C’est un franc succès, la formule plait, l’année suivante, nous ouvrons le Spitzberg avec « La baie du Roi » ainsi que l’expé « Au-delà de 80ème » (à l’époque, il est encore possible de survoler le Spitzberg en hélico), l’Alaska (« Prince William Sound »), « Le Saint-Laurent » au Canada… la baie de Disko

En trois saisons, c’est une véritable explosion, les kayaks transitent dans les avions au grand mépris des surcoûts des excédents de bagages, que les compagnies, dans un excès de zèle, n’ont pas encore songé à surtaxer ; c’est ainsi que vont s’ouvrir « Glacier Bay », la Kobuk River (une expé de cinq semaines) en Alaska, la côte est de la Terre de Baffin, l’île de Bathurst et Devon dans le nord du Nunavut, Thulé (tout au nord du Groenland via un avion affrété depuis Resolute)…

Pour rentabiliser notre « flotte » qui ne tarde pas à atteindre les 70 kayaks, nous devons la faire tourner toute l’année et par conséquent dans les mers chaudes.

C’est ainsi que Grand Nord devient Grand Nord Grand Large, et à nos destinations arctiques, nous ajoutons à notre palette, le tour de Corse, les îles Ioniennes en Grèce, la côte de Lycie en Turquie….

Grèce - les îles Ioniennes

Emotions

Californie mexicaine

Sur bien des destinations, nous sommes les premiers à venir découvrir le pays à bord de nos kayaks… ce qui nous vaut quelques anecdotes parfois cocasses, tels ces Mexicains qui ne veulent pas que nous approchions les baleines en kayak, sous prétexte qu’elles risqueraient d’être effrayées mais qui acceptent de nous y conduire à bord de leur lanchas (barques à moteur), beaux joueurs nous acceptons, ce qui nous vaut de superbes contacts biens « latino » ; tels ces Thaïlandais dans la baie de Pang Gna qui ne comprennent pas pourquoi, mais alors vraiment pas pourquoi, nous ne fixons pas un moteur sur nos kayaks et qui veulent absolument nous en équiper ;

Thaïlande - baie de Pang Gna

tels ces militaires vietnamiens (nous sommes encore alors en plein régime communiste) qui, dans la baie d’Halong, nous escortent (ils sont deux et nous devons leur fournir un kayak) la kalachnikov en bandoulière, craignant que nous nous fassions attaquer par des pirates et qui le soir venu, pour se faire « trois sous »d’argent de poche, se transforment en cuisiniers émérites ! Que d’émotions également lorsque (toujours dans la baie d’Halong, nous rencontrons sur une très frêle embarcation sur laquelle ils ont tout ce qu’ils possèdent, un très vieux couple parlant encore un français issu de la période indochinoise… Il y en a encore beaucoup d’autres…

Iles Maldives

Nicole et Jean-Luc Albouy

10avr. 2012

L’île Jan Mayen

L’île Jan Mayen est un territoire Norvégien  situé au-delà du Cercle Polaire Arctique,  à la limite des l’océans Atlantique et Arctique et  à 500 km des côtes orientales du Groenland, 550 km de l’Island, et à 950 km de la Norvège.

Après sa découverte au début du XVIIe siècle par des baleiniers, l’île n’est revendiquée par aucune nation et sert seulement de base pour la chasse à la baleine ou la chasse au renard polaire. Elle devient un lieu d’études scientifiques lors de la première année polaire internationale durant l’hiver 1882–1883 Ce n’est qu’en 1929 que la Norvège en prend la possession exclusive et l’utilise comme base météorologique dans un premier temps, puis de radionavigation à partir de 1959

Soumise à un climat polaire, la seule formation végétale de l’île Jan Mayen est une toundra et sa faune est principalement composée d’oiseaux de mer L’île est en fait  le sommet émergé d’un volcan actif, le Beerenberg,  culminant au à 2 277 mètres d’altitude. L’éloignement de l’île Jan Mayen des terres émergées les plus proches, conjugué à la rudesse du climat, n’a pas favorisé l’implantation humaine qui se résume à des équipes scientifiques et techniques saisonnières basées à Olonkinbyen

Faune


L’île n’abrite plus aucun mammifère  terrestre depuis 1990,[ ] les renards polaires ayant été exterminés par les trappeurs norvégiens au début du XXème siècle et les ours polaires ne s’aventurant plus autant au sud avec la fonte prononcée de la banquise hivernale[6].

Les eaux côtières de l’île Jan Mayen sont très poissonneuses et attirent de nombreux cétacés comme la baleine franche boréale, la baleine à bosse, la baleine de Minke, le rorqual commun, la baleine bleue, le rorqual boréal, l’hyperoodon arctique, l’orque, le dauphin à bec blanc ainsi que des morses[ ]de nombreux oiseaux de mer qui, avec près de 500 000 couples reproducteurs, représentent les animaux les plus abondants sur l’île.[] Au total, 120 espèces d’oiseaux y ont été recensées, dont[] les plus communs sont l’eider à duvet, la sterne arctique, le guillemot à miroir, le mergule nain, le macareux moine le fulmar boréal, la mouette tridactyle et le guillemot de Brünnich, ces trois dernières espèces étant les principales espèces nidificatrices sur l’île.

Flore


La seule formation végétale rencontrée sur l’île est une toundra principalement formée d’herbes et de mousses. Celle-ci est composée de 74 espèces végétales représentées par 4 ptéridophytes, 53 dicotylédones et 17 monocotylédones dont 3 espèces de pissenlits endémiques qui sont Taraxacum brachyrhynchum, Taraxacum recedenset Taraxacum torvum[18] et 9 espèces de champignons[. ;  ]on peut également rencontrer une sous-espèce boréale du prêle des champs, des carex, des luzules, des pâturins, des céraistes des potentilles, des renoncules, y compris des renoncules des glaciers de l’oseille des saxifrages, des silènes, des pissenlits, des véroniques…[, ]Bien sur, pas d’arbres, sauf []une espèce de saule nain dont la hauteur est comprise entre un et six centimètres et ayant des feuilles d’un à deux centimètres de longueur.

Découverte
Elle est encore sujette à controverse. Le moine irlandais Brendan relate auVIème  siècle qu’au cours d’un de ses voyages, il s’est approché d’une île noire crachant du feu dans un bruit assourdissant. Pensant avoir atteint les portes de l’Enfer, il n’y débarque pas. L’île Jan Mayen étant volcanique, il est possible qu’il l’ait découverte au moment d’une éruption mais il n’y en a aucune preuve. Il est également possible que les Vikings aient connu l’existence de l’île Jan Mayen car ils étaient présents entre autres en Norvège, aux îles Féroé, en Islande et au Groenland.

L’île Jan Mayen est découverte avec certitude au début du XVIIèmee siècle par des baleiniers néerlandais et britanniques à la recherche de nouvelles zones de pêche. De nombreux navigateurs revendiquent alors cette découverte, dont l’anglais Henry Hudson qui aurait lui aussi approché l’île sans y accoster en 1607 et l’aurait baptisée Hudson’s Tutches ou Touches[6]. La première découverte incontestée est attribuée à l’explorateur néerlandais Jan Jacobs May van Schellinkhout qui visite l’île en 1614. Son cartographe la baptise Jan Mayen après avoir cartographié ses côtes, constituant ainsi la preuve la plus ancienne de la découverte de l’île Jan Mayen.

Premiers occupants
Durant la première moitié du XVIIème siècle, des baleiniers établissent sur l’île plusieurs fonderies d’huile alimentées à partir de la graisse de baleine. Jusqu’à mille baleiniers vivent alors sur l’île Jan Mayen en période estivale au plus fort de la chasse à la baleine dans ce secteur. L’huile de baleine étant à l’époque très convoitée, des systèmes de défense sont construits sur l’île afin de protéger cette denrée des pillages comme en attestent les deux canons retrouvés à la fin duXXème siècle Un premier hivernage est tenté sur l’île en 1633 mais il échoue : aucun des sept hommes laissés sur l’île n’a survécu lorsque les pêcheurs reviennent l’année suivante[6]. La surexploitation de la baleine franche boréale entraînant une baisse des populations dans ce secteur de l’océan Atlantique, l’île est peu à peu désertée entre 1640 et 1650 et ce pour les 230 années suivantes.

L’hiver 1882–1883 étant déclaré « première année polaire internationale », une équipe scientifique austro-hongroise choisit l’île Jan Mayen comme lieu d’étude en se basant à Maria Muschbukta, en français « Baie Maria Musch »[6] inaugurant la vocation scientifique qui constitue la seule activité actuelle de l’île. Du 13 juillet 1882au 6 août 1883, ils effectuent de nombreuses recherches comme des tests d’équipement et de matériel destiné aux futures expéditions polaires, des mesures de salinité et de température de la mer ainsi que du magnétisme, des collectes de plantes, d’animaux et de roches, produisent une cartographie de l’île qui sera utilisée jusque dans les années 1950 et effectuent le premier hivernage réussi sur l’île.[][]

Au début duXXème siècle, les Norvégiens commencent à venir sur l’île Jan Mayen, y passant même des hivers, afin d’y pratiquer la chasse. Leurs proies favorites sont les renards polaires, très prisés pour leur fourrure, et parfois des ours blancs. La chasse intensive réduisant de manière drastique les populations de renard et par là même les profits générés par cette activité, les chasseurs, découragés par l’aspect stérile de l’île Jan Mayen et la rudesse des conditions de vie, quittent l’île à la fin des années 1920.

La souveraineté norvégienne
Les besoins d’une station météorologique implantée sur le passage des perturbations atmosphériques venant du Groenland et du pôle Nord et se dirigeant vers la Norvège se fait sentir dès 1914 lorsque le professeur Kristian Birkeland d’Oslo réclame la construction d’une telle station sur l’île Jan Mayen[]. Malgré la mort de 125 chasseurs de phoques dans deux tempêtes survenues en 1917 et 1920, il faudra attendre l’été 1921 pour qu’une station météorologique, aujourd’hui appelée Eldstemetten, soit construite sur la côte Sud de l’île[][]

L’année suivante, l’Institut météorologique norvégien annexe l’île au profit de la Norvège afin d’y renforcer sa présence et un décret royal du 8 mai 1929 place l’île sous souveraineté norvégienne. Enfin, une loi du 27 février 1930 permet au Royaume de Norvège d’acheter l’île à différents propriétaires et de régler ainsi un litige sur la question de la propriété de l’île Jan Mayen

Source wikipédia

Notre croisière sur la route des baleiniers hollandais

05avr. 2012

Christian Roux : Renaissance… et naissance d’une passion pour l’Arctique

Lorsqu’en 1991, au terme d’une longue convalescence après un accident de montagne je cherchais à renouer avec les séjours sportifs, je cherchais une activité et une organisation capable de m’y aider. C’est dans un catalogue d’un magasin de sports que j’ai trouvé les voyages de GNGL. Un contact avec Jean-Luc et me voilà inscrit sur un séjour Kayak au Spitzberg en compagnie de mon fils.

Ce fut le premier d’une série de voyages qui nous mena ensuite au Groenland, en Alaska, en terre de Baffin et dans le territoire du Yukon, sans oublier une reconnaissance mémorable dans la baie d’Hudson avec Jean-Luc, Nicole et quelques autres. Le début d’une passion pour l’Arctique, une renaissance mais aussi l’acquisition de l’expérience qui allait me permettre par la suite pas mal de belles et longues expériences en solitaire en Alaska et dans le Yukon, entre autres. Merci Jean-Luc et Grand Nord d’avoir rendu tout cela possible.

Christian Roux – www.cgrizz.com

voir la bio de Christian Roux

03avr. 2012

Une exposition consacrée à la vie de l’explorateur polaire Roald Amundsen

La Cité Internationale Universitaire de Paris présente du 12 au 29 avril prochain une exposition dédiée à la vie de l’explorateur polaire norvégien, Roald Amundsen :

« Évocations glacées – les réflexions d’un explorateur polaire ».

Cela fait bientôt 86 ans que le célèbre explorateur norvégien Roald Amundsen a disparu lors d’une opération de sauvetage, en juin 1928. Alors qu’il était parti à la recherche de l’ingénieur aéronautique italien, Umberto Nobile, échoué au nord de Svalbard, l’explorateur aurait lui-même échoué près de l’île de Bjørnøya, en mer de Barents. Ni son corps, ni l’intégralité de son avion ne furent jamais retrouvés. L’exposition qui aura lieu à partir du 12 avril rendra hommage à ce personnage historique, connu surtout pour avoir mené la première expédition polaire ayant atteint le Pôle Sud en 1911 . Amundsen est aussi rentré dans l’Histoire pour avoir ouvert le passage du Nord-Ouest entre 1903 et 1906, reliant ainsi l’océan Atlantique à l’océan Pacifique en coupant à travers les îles arctiques du grand Nord Canadien.

Roald Amundsen – figure emblématique de l’exploration polaire

Amundsen est né le 16 juillet 1872 à Borge, dans l’Østfold (est de la Norvège). Il rêve alors de se lancer dans l’exploration polaire, mais ses parents l’en empêchent. Le père d’Amundsen, le capitaine de marine Jens Amundsen, et sa mère Gustava Sahlquist envisagent pour lui une carrière dans la médecine. Le jeune Amundsen commence ainsi des études de médecine, de façon plutôt médiocre, mais très vite, il abandonne ses livres d’anatomie pour se lancer dans la marine. Amundsen commence à rêver d’explorer l’Arctique dès l’âge de 15 ans, et il et inspiré encore plus par la traversée du Groenland par l’explorateur polaire Fridtjof Nansen en 1888.

Une exposition inédite

L’exposition « Évocations glacées – les réflexions d’un explorateur polaire » est réalisée avec le soutien de l’ambassade de Norvège. L’exposition principale aura lieu dans la Maison Internationale à la Cité Internationale Universitaire de Paris. Quelques éléments seront également exposés à la Maison de Norvège, toujours à la Cité Internationale. 58 diapositives montrant l’exploration d’Amundsen au Pôle Sud font de cette exposition un évènement inédit. Pris par Amundsen lui-même, ces diapositives faisaient partie intégrale, à une époque, des exposés qu’aurait donnés Amundsen sur ses voyages en territoires glacés. Enfin, l’exposition sera également l’occasion de lire des extraits des écrits de l’explorateur qui ont été traduits en français.

Dates de l’exposition : du 12 au 29 avril 2012

Adresse : Cité Internationale Universitaire de Paris (CIUP), Maison Internationale / Maison de Norvège, 7N Boulevard Jourdan 75014 Paris

29mar. 2012

Réchauffement climatique et tourisme

Depuis 15 ans, à Ilulissat, la banquise ne prend plus. Il faut remonter bien plus au Nord du Groenland pour avoir une banquise stable et fiable. Donc, depuis 15 ans, le petit port d’Ilulissat est libre, libre de laisser passer les pécheurs et les petits navires en bois qui emmènent les touristes près des plus grand icebergs de l’hémisphère Nord. Bloqués par la moraine sous-marine juste devant Sermermiut, à 10 minutes d’Ilulissat, ils attendent sagement les bateaux et posent sous les belles lumières du grand Nord.

Mais cette année a été « exceptionnellement » froide… aussi froide qu’il y a 15 ans! Un phénomène météorologique!
Donc, la glace a complètement envahie la baie de Disko, on pourrait se prendre à rêver d’aller d’Ilulissat à Qeqertarsuaq à pied sec! Les géants de glace, ces icebergs de plus de 2 km de longs, restent bloqué par la banquise. Mais, cette banquise ne permet pas pour autant d’être parcouru en traineau, trop morcelée, trop instable, trop dangereuse!
Donc, cette année, les icebergs d’Ilulissat, restent à portée de vue, mais sont totalement inaccessible aux touristes!

Les tours en traineau dans la montagne fonctionne à plein régime, mais il sont moins rémunérateur, plus exigeant pour les participants et plus compliqués à organiser.
Les agences de tourisme à Ilulissat attendent donc patiemment la reprise du réchauffement climatique pour pouvoir retourner voir les icebergs en bateau…

Une petite vidéo du soir qui tombe sur l’entrée du port…


Ilulissat le Soir par Grand_Nord_Grand_Large

Nicolas Dubreuil

23mar. 2012

Grand Nord Grand Large au salon Destination Nature !

Le salon Destinations Nature aura lieu les vendredi 30, samedi 31 mars et dimanche 1er avril prochains. Cette année l’eau qui est mise à l’honneur sur le salon.

Notre équipe vous attend sur le stand Grand Nord Grand Large (D83). Venez nous rencontrer et échanger sur des idées de voyages et découvrir nos nouveautés.

Cette année nous vous proposons au sein du village aventure une conférence spéciale 30 ans qui retrace l’histoire de nos voyages en terre polaire. Elle se déroulera le samedi à 15H30. L’occasion aussi de vous présenter l’ensemble des voyages que nous avons créés pour l’occasion. Nos conseillers vendeurs et concepteurs de voyage vous attendent nombreux !

20mar. 2012

Photographier les aurores boréales

Laponie finlandaise. Février 2012. Dans la douce chaleur du luxueux chalet, c’est l’heure du thé et des récits pittoresques qui ponctuent chaque fin de journée. Et lentement, paisiblement, nous laissons glisser le temps qui, nous l’espérons tous, va dans quelques heures nous offrir à nouveau ces magiques aurores boréales…

Mais c’est aussi le moment où l’on fait partager ses images du jour. Seule Joelle, à la différence de ses sept compagnons d’aventure, a choisi de ne pas faire de photographie. Avec des arguments affirmés . « Je ne souhaite pas voir une nature aussi généreuse aussi vaste dans le cadre réducteur d’un appareil photo. J’imprime mes émotions dans ma tête, sans contraintes de matériel, sans contraintes techniques. »

Je sens alors les regards se poser sur moi et mon statut de photographe professionnel. Comme si les propos de Joelle valaient acte d’accusation. Et, à la surprise générale, j’adhère sans réserve à son élan poétique.

Photographier ne consiste nullement à avoir l’œil rivé au viseur. Bien au contraire. L’image n’a de sens que quand elle est la traduction d’une émotion. Et l’émotion n’a bien évidemment dans sa genèse aucun lien avec la photographie ! Le premier stade  n’est donc nullement technique. Il est celui du ressenti, du plaisir de l’instant. Instant vécu avec intensité. Si le photographe choisit alors de traduire cette émotion en images, il doit immédiatement identifier les éléments qui contribuent  à créer cette émotion. Et à partir de cette analyse il doit choisir les moyens spécifiques à la photographie qui vont concourir à la traduction de cette émotion  en images: choix du point de vue, de la focale, de la vitesse d’obturation, de l’ouverture du diaphragme, de la balance des blancs etc.

« Mais alors ce n’est donc pas le réel que tu photographies ? » me questionne Marie.

« Mais de quel réel me parles-tu ? » Et je propose alors une comparaison des images réalisées par chacun dans la journée. Et, surprise, chacun a perçu et photographié des choses différentes, et avec des rendus bien différents !  Et la satisfaction est loin d’être la règle : les images semblent en effet bien loin des émotions ressenties…

Et c’est là toute la cruauté de la photographie : on voudrait croire qu’elle traduit nos émotions alors que, le plus souvent, elle ne nous propose qu’une décevante restitution du réel. Une conclusion s’impose alors à tous : ne pas confondre prendre une photo et faire une photo. (to take or to make disent les Anglais !) Et si l’on décide vraiment de faire de la photo, cela implique travail et pratique. Qui sont parfaitement compatibles avec l’élan poétique !

Quelques techniques :

Eviter les zones avec forte pollution lumineuse (proximité d’une ville par ex.)

Eviter la pleine lune. Lune montante ou descendante bienvenue pour éclairer le paysage.

Nuit installée et ciel dégagé souhaitables pour bonnes photos d’aurores boréales.

Période favorable : de 21H à 2H en février et mars

Repérage indispensable pour soigner la composition en intégrant des éléments du paysage ou d’architecture.

Assurer la stabilité de la  zone de neige ou sera installé le trépied.

Si propriété privée penser à demander autorisation.

Il est à noter que les aurores sont très intenses lorsqu’une zone active à la surface du soleil est orientée vers la Terre. Les aurores boréales intenses (qui peuvent durer plusieurs mois, voire années) se produisent environ tous les 27 jours, période nécessaire à la rotation du soleil sur lui-même.
-Appareil photo reflex numérique de 8 à 36 millions de pixels

-Cartes mémoire de marque (4à16 Go)

-Objectif grand-angulaire (14 à 35mm en équivalent 24X36 voir Fish eye) avec housse de protection à mettre entre 2 aurores pour protection contre frimas.

-Déclencheur à distance

-Trépied avec protection mousse sur une section pour transport

-Rotule : opter pour une rotule 3 directions. Eviter rotule boule car trop de graisse (qui gèle.) S’assurer qu’elle permet l’orientation du boîtier vers le ciel.

-Batterie de rechange dans poche doudoune

-Désactiver le flash (si flash intégré)

-N’utiliser aucun automatisme. Pas d’autofocus.

-Mise au point manuelle sur l’infini

-Fermer 1 à 2 diaphs au-dessous ouverture maxi. (4 ou 5,6 si maxi=2,8)

-ISO : de 400 à 80o

-Vitesse obturation : de 10 à 30 secondes

Une base : 800ISO f/5,6 15 secondes

-Ne pas dépasser 30 secondes sinon vous n’aurez plus le trajet de l’aurore mais seulement un ciel coloré.

-Enregistrer les fichiers en Raw (bruts)

-Lampe frontale et boussole

-Gants fins et mouffles avec cordons qui les solidarisent avec la doudoune.

-Chaussures chaudes et bien isolées du sol. Vêtements chauds car prévoir des heures à patienter dans des températures basses à très basses.

Thermo avec boisson chaude et chocolat ou autres petits plaisirs bienvenus !

Très important : prévoir des tours de garde pour guetter la survenue des aurores. Et s’assurer que l’on peut s’habiller et se chausser rapidement. Les aurores n’attendent pas et peuvent être lumineuses et…brèves !

Laisser le boitier et l’objectif sur le trépied à l’extérieur. Garder la batterie dans la doudoune ;

Si vous devez entrer dans le chalet avec boitier et objectif, penser à les mettre dans un sac étanche de type congélation et chasser bien l’air avant de le fermer. La condensation se déposera sur le sac et pas sur le matériel.

19mar. 2012

Prendre une photo ? Ou faire une photo ?

En peinture, l’auteur est confronté à la toile blanche. En photographie le procédé est beaucoup plus simple et immédiat : il suffit « d’appuyer » et il y a toujours un résultat : une photographie. D’où ce commentaire mille fois entendu :
« J’ai un appareil qui fait de bonnes photos . »Serait-ce donc cela la définition d’une bonne photographie : une « photocopie » nette de la réalité, avec des couleurs flatteuses?
Pas si sûr, si l’on se réfère aux propos d’un journaliste spécialiste de la presse photo :
« Cependant, force est de constater que si l’on observe de moins en moins de photographies « ratées », on voit de plus en plus de photographies sans intérêt… » A cela une première explication : l’apparente simplicité de l’acte photographique.  Qui épargne le plus souvent à son auteur la vraie et si essentielle question :P ourquoi ai-je envie de réaliser une photographie à cet instant précis ? Quelle est ma motivation ? Quelle est mon intention ? Qu’ai-je envie de transmettre ? A qui ma photographie  est-elle destinée ? D’où ces deux attitudes possibles : Prendre une photo ou faire une photo ?

PRENDRE une photographie c’est actionner l’obturateur quand  l’émotion est présente.  Sans réflexion particulière.  Sans souci de composition, d’éclairage ou de contraste. Avec l’espoir (illusoire…) que l’appareil photo enregistrera l’émotion. « Or, si la photographie produit bien, techniquement parlant des enregistrements, ce qu’elle capte et restitue c’est de la lumière, pas nos perceptions. » (JF Devillers)

FAIRE une photographie c’est, pour le photographe, être dans l’émotion et simultanément dans la capacité à identifier et fusionner les éléments visuels (=composer) qui expriment cette émotion. Et comme le formule si magistralement Henri Cartier- Bresson : « S’il n’y a pas d’émotion, s’il n’y a pas un choc, si on ne réagit pas à la sensibilité. on ne doit pas prendre la photo, c’est la photo qui vous prend. Photographier, c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur »

« L’œil » et l’appareil ne « voient » pas  les mêmes choses.

L’ appareil n’est pas porteur d’idée, n’est pas capable d’émotion, ignore tout de la créativité. A la différence du cerveau qui analyse et traite les informations en permanence, élimine les éléments gênants, l’ appareil photo est PASSIF, accorde la même importance à tous les éléments.

La difficulté majeure pour le photographe sera donc de se méfier du « penser voir » et de ce que « voit » effectivement l’appareil photo. La photographie ne correspond en effet pas ce que voit l’œil du photographe mais bien à ce que « voit »  et restitue l’appareil. Et cela bien sûr en fonction des paramètres qu’a plus ou moins maitrisés le photographe (vitesse, diaphragme, profondeur de champ, balance des blancs etc.)

D’où cette formulation sans appel de Frank Horvat, grand photographe de mode : « La photographie est l’art de ne pas presser sur le bouton. »

Au-delà de cette formule volontairement provocatrice  réside une vérité que le photographe doit nécessairement prendre en compte : le hasard peut proposer des opportunités photographiques mais ne peut qu’ exceptionnellement  être à l’origine d’une bonne photographie. D’où la nécessité de poser comme préalable à toute photographie : “Quelle est mon intention photographique? Quels moyens spécifiques vais-je mettre en oeuvre?”

Pour être en résonance avec mon ressenti je choisis une option assez radicale pour affirmer l’architecture exceptionnelle ce ces figures de glace.

J’opte pour la  position allongée , avec un objectif Fish eye sur mon Nikon D3x. La lentille frontale est à quelques centimètres des blocs de glace. D’où une forte « présence » de ces blocs, un éclatement de la perspective et une ligne d’horizon arrondie.  Le ciel est menaçant et j’ai fait le choix du contrejour. Pour magnifier la glace, et mettre en valeur sa brillance et sa transparence. L’histogramme me permet de m’assurer que les hautes lumières gardent des détails. Ma balance des blancs restitue la dominante bleue de la glace. J’attends la survenue des nuages noirs pour dramatiser cette image. Comme si j’étais le témoin privilégié d’une création de la nature.

Avec l’espoir que cette image transmettra mon émotion à celui qui la découvrira.

A l’inverse de l’image précédente, mon ressenti m’amène cette fois à rester à distance de ce joyau glaciaire. J’opte pour une longue focale -300 mm- sur mon D3x. Qui va entrainer un angle de champ réduit et une compression des plans. Pour mettre en valeur cette extraordinaire couleur bleutée, je choisis une composition en « 3 bandes ». Les bandes blanches encadrent et affirment la couleur bleue . La douceur de la lumière diffuse met en valeur la transparente de ce magnifique champignon de glace et la délicatesse des sculptures. Là encore, avec une approche photographique très différente de la précédente, il s’agit pour moi de célébrer la nature artiste.

05mar. 2012

Christian Roux

De la passion de la montagne à celle de l’Arctique.


Quand après une jeunesse sur la côte d’azur qui ne prédestinait vraiment pas à la montagne,  je deviens étudiant à Grenoble très vite la montagne sous toute ses formes devient une passion, presque obsessionnelle à certains moments. Les étés sont très vite remplis à parcourir le monde à la découverte de « la montagne des autres » . Mais déjà les prémisses, au Groenland et en terre de Baffin de la découverte de l’Arctique, là où la haute montagne côtoie la mer.
En 1987, en Islande, tout bascule. La chute, à ski, du haut d’une barre rocheuse et ses conséquences : Une fracture de la colonne vertébrale, 6 mois d’hôpital, de lourdes séquelles qui rendent la marche difficile même après une longue rééducation. C’en est fini de la montagne, mais pour quoi d’autre maintenant ? Par hasard c’est la découverte du kayak et la liberté retrouvée. La rencontre avec GNGL et l’évidence que l’autre manière de parcourir l’Arctique, peut-être même la meilleure, c’est le kayak.

02mar. 2012

Gérard Planchenault, 30ans d’aventure photographique…

1982 :fin de ses  Etudes à l’Institut de l’Audiovisuel et début d’une carrière professionnelle en 1983 à 34 ans.

Pendant mes années agence Vandystadt mes images et reportages ont été publiés dans le monde entier

(Paris-Match, Le Figaro Magazine, VSD, Science et Nature, New Look, Géo, Life, Playboy, Corriere della Sierra etc.) puis après-Vandystadt nombreuses publications dans leFigaro Magazine. mais aussi des publications dans la presse photo : Chasseurs d’Images, Déclic Photo.

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