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Les 4 « survivants » posent devant Dye-2, ancienne station radar désaffectée datant de la guerre froide…
Pour voir quelques photos de l’expé, suivez ce lien (pdf 444ko)


Fin d’expé…Vue de paris

– vendredi matin… position de la balise spot arrivée à 3h02… le groupe est comme prévu arrivé à DYE-2 une  station radar désaffectée.
-13h… appel par satellite de François : Gilles Henry a un doigt gelé et il va falloir l’évacuer….
Mais pas d’urgence car ils sont dans DYE-2, donc « à l’abri malgré les -35°C…nous convenons qu’il va falloir très certainement arrêter là l’expé, ce que François va se faire confirmer en appelant son syndicat….


Visiter la station Dye-2 en vidéo
Le hasard fait qu’il y a un groupe de militaires américains en exercice autour de DYE-2 et qu’un avion C130 doit venir les récupérer… François va leur demander s’ils ne peuvent pas embarquer avec eux ; ils ne disent pas non mais c’est sujet à autorisation qui doit être demandée au Groenland… dans le même temps nous recevons un appel de la police du Groenland nous demandant de confirmer par mail la demande d’autorisation, que nous envoyons aussitôt…il est alors environ 16h.
Nous ne recevons plus d’appels et pensons que tout est calé et qu’ils ont embarqué dans le C130.
19h15 appel de Air Greenland : ils viennent d’avoir un appel satellite de François demandant d’être récupérés… le seul twin otter disponible est basé en Islande à Akureyri (compagnie Norlander)… impossible de joindre le groupe qui ne nous rappelle pas…nous prévenons l’assurance  de la demande de récupération reçue via Air Greenland.
Sans appel du groupe, les assurances commencent à organiser la récupération (prévue pour samedi)…qui ne pourra se faire que lorsque le groupe aura confirmé son état et sa position.
vers 22h15 appel satellite de Christian  presque inaudible… qui rappelle l’assureur pour confirmer l’état et la position du groupe. L’assureur rappelle ensuite et confirme que tout est calé pour samedi matin.
vers minuit, dernières demandes de précisions de l’assureur.
vers 3h15… tout est calé avec le pilote du twin de Norlander qui partira samedi matin.
samedi : arrivée en soirée du groupe à Kangerlussuaq…appel de François qui m’explique que suite à des problèmes techniques, le c130 n’a pas pu se poser… que d’après les scientifiques rencontrés ça fait 2 semaine que la température est toujours restée autour de-40, -45 (alors qu’à cette époque, elle est en général autour de -25)… ce qui explique que les batteries des téléphones satellites tenaient très mal la charge, limitant les appels (le thermomètre de François ne dépassait pas les -35), craignant pour le doigt de Gilles, ils ont préféré demander la récupération.

Fin d’expé…vue de l’expé, par Gilles

Jeudi 14 avril
Nous venons de parcourir les 23 km prévus dans un froid mordant et sous un vent heureusement de dos.
Nous arrivons donc au pied de la base DYE 2, ancienne base d’écoute américaine datant de la guerre froide. Elles sont dix a dériver ainsi sur la calotte polaire depuis leur abandon… Nous visitons rapidement la base qui ressemble a un décor de film d’épouvante. Nous découvrons dans un studio un 33 tours de Juliette Greco et des photos de perroquet. Les stocks comprennent des dizaines d’ampoules encore dans leurs boites. Au bar, nous aurions pu trinquer a la Tuborg, au Canada dry ou coca si les canettes et bouteilles n’étaient gelées… la cuisine serait super en cuisine américaine, mais qui l’emmènerait ? La neige et la glace ont envahi les couloirs et nous découvrons un classique panneau jaune CAREFUL WET FLOOR ….
Nous apercevons plus à l’ouest des baraquements et une piste qui permet à l’armée américaine d’entrainer ses pilotes d’hercules aux aterrissages et décollages en milieu polaire. Plus au sud un petit camp nous intrigue.

Sitôt sortis, nous montons le camp. Nous avons atteint notre objectif intermédiaire et étudions notre programme pour atteindre la banquise est dans les 15 jours restants. Nous sommes déjà soucieux du début de gelure de l’index gauche de Gilles et des blessures aux pieds de Christian pour lesquels nous avons déjà contacté le médecin de l’iffremont (télémédecine). Depuis une bonne semaine nous prenons de l’aspirine ph8 en prévention des gelures mais le froid est tel que les précautions ne suffisent plus.

Vendredi 15 avril
La nuit a été froide, évaluée a -38.
L’index gauche de Gilles a commencé à virer au noir. La décision est rapidement prise, ce sera l’évacuation pour lui. L’état de Christian est en discussion et après diverses consultations par téléphone satellite nous décidons à contre-coeur une évacuation de toute l’équipe. Sandro et Francois se rendent auprès de la piste pour voir si les avions peuvent nous ramener sur Kangerlussuaq.  Ils apprendront ainsi que nos camarades allemands Thomas et Klaus arrivés 2 heures plus tôt la veille ont été rapatriés exceptionnellement ce matin par avion militaire pour un doigt gelé de Thomas et un nez gelé de Klaus…
Dans l’après midi les militaires acceptent une 2ème exception aux règles et nous proposent de nous ramener avec un hercule C130 qui ne pourra malheureusement pas se poser.

Nous défaisons le camp en vitesse pour être prêts. Faute d’avion, nous appelons donc l’assurance et Greenland Air pour préparer l’évacuation. Entre temps les personnes du petit camp viennent en skidoo nous retrouver. Et là, gros coup de chance….
Ce sont 3 scientifiques Terry, ingénieur glaciologue en chef, Brian un gaillard taillé dans le roc et enfin Clément, un thésard français. François et lui découvriront plus tard qu’ils ont des amis proches en commun ! Terry et Christian partagent la même passion de musher. Comme quoi au milieu de nulle part on a vite fait de recréer une convivialité toute naturelle.
Grâce a leur hospitalité nous pourrons faire une pause au chaud et atténuer la déception de l’arrêt de notre périple. Pour la soirée François concocte avec les restes de st nectaire et de salers et la purée en flocons deux truffades qui, agrémentées de saucisses feront le bonheur de Clément et la surprise de Terry et Brian ! Le tout dans une ambiance country !
Entre temps l’assurance a organisé une évacuation par twin otter pour samedi. Leur camp est bien conçu, il y a même un petit coin avec une lunette en mousse qui ne gèle pas, le retour a la civilisation !

Samedi 16 avril
La matinée se passe au chaud entre gâteaux au beurre de cacahuète et chocolat chaud. Nous laissons des victuailles a nos amis dont les petit beurres pour Clément. En attendant l’avion, Terry, Brian et Clément montent le point de forage. Leur expédition de 40 jours doit en effet les emmener d’est en ouest afin de permettre l’extraction de glace et l’analyse des climats. C’est ce même type de carrotage en Antarctique qui a permis l’édification des courbes Epica démontrant l’effet de l’activité humaine sur le réchauffement climatique. Terry, en vieux rebelle d’Alaska (il a sûrement une Harley ! ) porte le foulard noir sur sa tête et des moustaches de cowboy. Heureux de partager son travail, il nous explique jusqu’au fonctionnement de la tête de forage avec les différentes lames selon la dureté de la glace. En début d’après midi nous apercevons le twin otter. Dernières photos avec nos nouveaux amis et rejoignons la piste avec les skidoos et les pulkas rangées dans les caisses tractées. Les pilotes nous aident a tout monter dans l’avion et nous décollons sur une piste loin d’être plate. Les pilotes de l’arctique sont vraiment des as. Arrivés a Kangerlussuaq, douche à l’hôtel et consultation auprès de l’infirmière, une sympathique danoise qui nous ausculte.

Fin d’expé … vue de Kangerlussuaq par François (le guide)

Une traversée sur le fil du rasoir…

Samedi 17 au matin, depuis Dye 2, je dis stop. Pour tout le monde.
Difficile de prendre la décision d’arrêter le rêve de chacun alors que notre équipe devenait vraiment réglée comme du papier à musique, et que les deux derniers jours à dépasser les 20 km prouvaient que physiquement et mentalement tous avions les capacités d’aller au bout.
Difficile de dire à Christian ainsi qu’à Sandro que nous accompagnerons Gilles (qui part de son   » plein gré  » en vue du risque d’aggravation de ses gelures)  alors que malgré leurs ampoules ils voulaient continuer à se battre.
Mais ça sent mauvais. Depuis le début de l’expé, mon petit thermomètre estime la température quasiment toutes les nuits en dessous des  moins 30 degrés et je n’avais pas d’appareil plus puissant puisque nous n’étions pas censé descendre sous les moins 25 degrés. Avec un vent quasi quotidien de 10 a 30 km par heure, l’effet ressenti est encore plus fort. Le risque est trop grand. Il nous restait 350m de dénivelé les jours a venir et une petite tempête au mauvais moment par ces températures aurait pu être dramatique.
Aucun n’aura démérité, loin de la… Nos amis Allemands qui évoluent a la même vitesse que nous depuis le début s’envolent sous nos yeux avant que nous ayons le temps d’atteindre le camps militaire pour leur annoncer que nous voulions faire partie du voyage. Les deux sont fondeurs. Klauss est abonné aux courses de longues distances et Thomas, moniteur de ski de fond, a couru plusieurs années sur le circuit international !!! Lors de notre rencontre avec les scientifiques dans la journée, ils nous informent qu’ils ne travaillent quasiment plus depuis 10 jours, trop froid : »  Incroyable! Encore moins 46 cette nuit, on en a marre!!!  »  Moins 46 ?  Après comparatif de nos relevés mutuels, je me rends compte que toutes mes valeurs en dessous de moins 30 sont a majorer de 10 degrés!!! Pour 5 de ces 7 dernières nuits le mercure sera descendu entre moins 40 et moins 46 degrés… Je vous laisse le soin de regarder le Windchill avec les 20 km par heure d’hier… Oh et puis non, c’est trop beau je balance : autour de moins 70 ressentis!!!
De retour a Kangerlussuaq, les locaux nous confirment le caractère exceptionnel de la situation, soit 10 a 15 degrés en dessous des normales saisonnières. L’infirmière a relevé des gelures sur un pied de Christian qu’il n avait pas pu diagnostiquer en raison de ses vives douleurs imposées par ses ampoules, et par moins 46 on ne passe pas bien longtemps les pieds a l’air!  Rien de méchant mais pour lui aussi il était donc impératif de rentrer…
Je suis enfin soulagé, avec la preuve d’avoir pris la bonne décision. Nous aurons tenu 16 jours dans ce milieu incroyable, quelle aventure!!! C’était grandiose… Dur mais grandiose. Quelle beauté, que de sensations inédites qu’il est quasi impossible de ressentir dans notre monde « structuré  « , difficile même a expliquer… Un vrai voyage a travers soi… Peut être pourrez-vous, à partir des images vidéo que je ramène, en avoir un vague aperçu (Fab, fais chauffer la table de montage, j’ai un chantier pour toi !!!).
Pour finir sur un proverbe qui me tient a cœur :  »  Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort … »  qu’évidemment je traduis par   » ce qui ne provoque pas de séquelles irréparables vous rend plus fort..  »

Vendredi 15 avril 3h02 (heure de paris Lat. :66.49171 Long. :-46.31174 22km parcourus) François Lesca, guide de haute montagne, participe à cette expé

Jeudi 14 avril 1h07 (heure de paris Lat. :66.58356 Long. :-46.76984 22km parcourus)

Mardi 12 avril0h19 (heure de paris Lat. :66.6698 Long. :-47.21689 24km parcourus)

Lundi 11 avril1h55 (heure de paris Lat. :66.77858 Long. :-47.70059)

Dimanche 10 avril21h32 (heure de paris Lat. :66.7824 Long. :-47.72318)

Vendredi 8 avril13h00 (heure de paris, liaison par téléphone satellite)
Température bien + basse que -36°c (le thermomètre ne descend pas + bas !), vent de face de 15 à 30 km/h, grand bleu, terrain encore très chaotique mais le groupe semble prendre une vitesse de croisière… bon moral
prochain appel prévu  lundi midi

Jeudi 7 avril
23h07 (heure de paris Lat : 67.01631 Long :-48.7995)

Mercredi 6 avril17h30 (heure de paris Lat : 67°05’06″N. Long : 49°11’52″O)
L’évacuation par hélico de Pierre et Chantal vient de se terminer ; Depuis hier, Pierre a les pouces des deux pieds bien gelés, et ce matin, chantal a une infection urinaire….aprés appel de l’ifremmont (la télémédecine du docteur Manu Cachy), il a bien fallu  se rendre à l’évidence que nos deux amis devaient être évacués…
L’expé continue pour  nos 4 amis restants: température toujours inférieure à -35, vent de 20km/h et grand ciel bleu.

Mardi 5 avril20h19 (heure de Paris Lat. : 67.09178 Long. :-49.23981)

Lundi 4 avril
15h49 (heure de Paris Lat. : 67.14213 Long. :-49.65289)
Beau temps, neige très porteuse, mais beaucoup de pente et de crevasses, ainsi que des pulkas très lourdes (normal au début) ralentissent la progression. L’ordinateur de Gilles refuse de fonctionner, donc pas de photos Bon moral

Vendredi 1er avril – Kangerlussuaq

C’est le grand jour ! Nous avons dit au revoir à « bichette », la petite danoise (1m85) qui dormait au lodge. Bob nous emmène vers 10h pour le début du glacier. Deux heures de route nous attendent avant de poser notre barda et endurer réellement le poids des pulkas 🙂

Nous espérons avoir réglé nos problèmes d’envoi des mails afin partager des photos. Sinon, vous serez condamnés à lire des posts et voir nos positions bien sûr 😉
Keep in touch !
PS : « Safety Kim » (qui travaille à Kangerlussuaq) passe le bonjour à Luc Moreau, glaciologue à chamonix ! François te ramène un bout de glaçon, Luc 🙂 Et Gilles en profite pour faire une bise aux girls qui fêtent leur 40 ans ce weekend : Sansan et xx (anniv surprise ;-)).

Jeudi 31 mars
Problème d’envoi via iridium. Tente envoi par internet privé. Prépa matériel OK . – 7 C. Moral excellent. Avons goûté phoque et rorqual, 1ère pour François !!
Nuages Mercredi mais ciel bleu ce jeudi. Je contacte Nico pour idée pb iridium. Je vous tiens au courant.

Mercredi 30 mars
Arrivés à Copenhague, cap sur la côte ouest du Groenland direction Kangerlussuaq

Mardi 29 mars

Ils sont 6 à avoir décidé de tenter la traversée ouest-est du Groenland et partent ce soir de Roissy pour Copenhague puis demain pour Kangerlussuaq sur la côte ouest du Groenland, ensuite, « le grand blanc » jusqu’à fin avril où si tout se passe comme prévu, ils devraient ressortir à Isertoq sur la côte est près de Tassilaq / Ammasssaliq.
Ils ont tous au minimum participé à deux raids avec GNGL au Groenland, au Spitzberg ou en Terre de Baffin.

L’équipe :
Christian Mauras, chef d’expédition
Sa première expédition avec GNGL date de 1986, en Terre de Baffin, et la dernière, en 2009, a eu lieu au Spitzberg. Depuis, Christian a fait quatre expéditions à Baffin, une au Yukon, trois au Spitzberg (2 hiver et 1 été), la Grèce en kayak, le Groenland.
Musher depuis 1993 et gendarme en zone montagne depuis 1986. (Vosges, Chamonix et maintenant massif Central) et secouriste professionnel. Suite aux expéditions polaires, il a écrit un livre (récit de voyage), réalisé deux films, donné des conférences sur les expéditions polaires en Auvergne. Il est également accompagnateur fédéral de rando en montagne, moniteur fédéral de ski de fond, moniteur de tir biathlon, ski de randonnée, escalade et raquettes.
Ses impressions à J-6 :
« Fini les nombreux mails, fini l’administratif, les problèmes… A nous l’Aventure.
La sensation du « ENFIN ». Je sais que plusieurs personnes sont derrière moi (famille, amis, enfants de centres, malades de la ligue contre le cancer, copains…) et qu’ils attendent les positions « SPOT » sur la carte du site internet.
L’équipe est homogène et tous ont envie de réussir, de faire au mieux.
Une certraine angoisse de dernière minute, mais tout est normal. Tout a été préparé pour le mieux, et maintenant il faut y aller et marcher…J’ai entière confiance en l’équipe constituée. Tous auront un rôle à jouer pour le bon déroulement de l’expédition.
Bon vent à nous. »

Chantal Faure
A 56 ans, Chantal est coureuse de trails en montagne. Elle a participé à de nombreux treks engagés en autonomie : Afrique du Sud, Népal, traversée des alpes par les hauts cols.
2008 : raid au Groenland, cote est ;
2009 : traversée du spitzberg en avril, ascension du Kilimandjaro et du Lengai en octobre ;
2010 : raid en Mongolie ;
2011 : expédition Nevado Ojos del Salado au Chili
Ses impressions à J-6 :
« Pour moi 4 mots définissent la traversée : préparation, confiance, partage et vivre une  experience  rare
Sur cette traversée je m’attends a tout :
– beaucoup d’émotions, de bonheurs et de difficultés au quotidien
– de grands et beaux moments de partage
Ce sera  donc  pour moi :
– une aventure humaine: découvrir et aider l’équipe à se construire et s’épanouir
– une aventure physique : en  dépassant mes limites
– une aventure esthétique : être dans cet univers magique de beauté et de belles solitudes blanches et glacées
– une aventure spirituelle : vivre en harmonie avec la nature »

François Lesca – Guide haute montagne
A 30 ans, François a un parcours complet : Guide Haute Montagne, BE d’escalade et BE de ski nordique, moniteur de ski en Auvergne.
Compétiteur de 1994 à 2004 en ski nordique, cyclisme, ski alpinisme raid multisports, il détient une soixantaine de victoires régionales et nationales.
Ses impressions à J-6 :
« Des mois qu’on y pense, qu’un y travaille, qu’on se prépare… Une seule envie: poser le premier pied sur la calotte, voir et ressentir ce qu’on ne faisait qu’imaginer! Envie d’isolement, de froid, de solitude… Mais de solitude par rapport au reste du monde, car cette traversée est avant tout une aventure humaine: 6 personnes réunies pour traverser l’inlansis, unis un mois pour le meilleur et pour le pire!!! »

Sandro d’Aloïa
Agé de 45 ans collaborateur à la production informatique de Natixis, Sandro pratique le kayak en rivière, le télémark et le parachutisme de haut niveau – 2500 sauts.
Il est co-recordman de sauts de grande formation : records à 300 – Eloy, Arizona, 2002 – et 400 – Udon Thani, Thaïlande, 2006 -.
Ses récents raids dans le Grand Nord sont : traversée du Spitzberg en 1994 et traversée en Terre de Baffin en 2009.
Avec un bagage de 200 courses en haute montagne en amateur, il est conseiller technique d’une marque de vêtements de montagne.
Ses impressions à J-6 :
« Plus le jour approche et plus je suis réfractaire au bruit, au monde et je devient impatient. je ressens du stress, de la joie, un fort soutien et une attention folle de mes amis. Je suis à donf bien et mal préparé, c’est le chaud et le froid. Entre l’exploit, l’aventure et le doute. En même temps dans ces contradictions une folle envie du « vide » polaire, un désir profond de se retrouver seul avec moi-même dans l’effort. »

Gilles Henry
Agé de 39 ans, consultant indépendant en Business Intelligence, Gilles pratique le Kung-Fu Wushu et le sabre dans l’école de Roger Itier.
Il participe à des raids et expés en milieux polaires depuis 2003 : Spitzberg (kayak, 2003) ; Groenland ouest (kayak, 2004) et est (kayak, 2005 et ski, 2007), Terre de Baffin (ski, 2009).
Passionné de faune, il effectue des voyages d’observation et de photographie animalière (Mongolie et Spitzberg, 2008 – Antarctique, 2009 et Kamchatka, 2010).
Ses impressions à J-6 :
« Les derniers jours ont le goût de l’excitation du départ et de l’appréhension raisonnée face à une épreuve dont je sais surtout qu’elle sera plus dure que les précédentes. Dernières vérifications et préparation du sac, c’est l’annonce du départ, l’étape qui permet de se détacher progressivement du quotidien. Le mot tentative (de traversée) est de mise car atteindre  Isertoq n’est pas assuré. Et si le voyage avait plus d’importance que le but ? Une traversée où l’on est à la fois seuls et ensemble, un voyage intérieur partagé. Bref, l’aventure du Grand Nord ! »

Pierre Midol
Agé de 58 ans, c’est un adepte  de ski de fond et de randonnées engagées, de ski alpin et montagne. Ses derniers raids en Arctique sont la traversée du Spitzberg en 2009 et la randonnée en Laponie en 2010.
Ses impressions à J-6 :
« – De l’appréhension à l’idée que l’on s’embarque dans une aventure que l’on ne pourra peut-être pas maîtriser– Est-ce que l’on sera à la hauteur ?
 – Cette appréhension est renforcée depuis un certain temps par le souci d’éviter tout pépin qui nous empêcherait de partir .Je fais en ce moment un minimum de sport !.
 Je surveille chaque petit problème de santé qui pourrait dégénérer pendant l’expédition.  Puis je me sens  impatient d’être  dans une aventure que peu de gens ont faite. »

Si ce type d’expédition vous tente, n’hésitez pas à nous contacter en suivant ce lien, car nous envisageons une autre expédition en 2012.