Après 48 jours et 4092 kilomètres, l’Odyssée sauvage a enfin atteint la Mongolie et c’est des étoiles plein les yeux que Nicolas traverse ces vastes étendues désolées dont ce dégage une âpre beauté. De steppes en villages isolés, récit de ces derniers jours.
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Les difficultés de la conduite de traîneau à chiens sans neige

L'Odyssée sauvage en Mongolie / © Taïga
Nicolas et ses chiens avaient été avertis : le manque de neige en Mongolie se faisait cruellement sentir. Dès lors, la conduite de traîneau à chiens se complique grandement et les premiers kilomètres sont très éprouvants. L’équipage est contraint de suivre une rivière recouverte uniquement de glace. Les chiens glissent, Nicolas multiplie les chutes et la dernière, particulièrement brutale, manque de le blesser gravement. C’est au prix de mille efforts que l’Odyssée sauvage avance.
Le soleil se couche et tout le monde est exténué. À l’horizon, les vastes steppes se succèdent. Pas un arbre, pas un abri ne trouble cet infini glacé. Au moment où Nicolas et ses chiens se résolvent à passer une nuit dans ces paysages hostiles, deux yourtes apparaissent enfin. Elles sont habitées par des familles nomades particulièrement chaleureuses, qui offrent l’hospitalité à Nicolas et l’aident à soigner et installer les chiens.

L’Odyssée sauvage à travers les steppes de Mongolie

L'Odyssée sauvage en Mongolie / © TaïgaLe lendemain, Nicolas et ses chiens quittent la rivière devenue par trop dangereuse et commencent une traversée de la steppe. Le sol est un mélange d’herbe, de sable et d’un peu de neige, ce qui convient finalement parfaitement à la conduite de traîneau à chiens. Le moral remonte, d’autant que la journée est merveilleuse et les paysages somptueux. À cela s’ajoute l’accueil des habitants de la steppe qui jamais ne faillit. C’est ainsi que la soirée de Nicolas dans un village est marquée par une fête mémorable.
Nicolas rêvait de la steppe, mais en craignait un peu la solitude inhérente. Il n’en est rien, car les paysages sont toujours recommencés. Chaque souffle de vent, chaque rayon de lumière modifient le panorama, le rendent vivant, habité d’une force intérieure. De cet océan bronze aux reflets cuivrés, ocellés d’une neige scintillantes, il se dégage une paix de commencement du monde. La beauté de ces paysages n’est nullement troublée par les villages édifiés ça et là. Les yourtes, réparties de façon harmonieuse, sont particulièrement bien tenues.
Parfois les steppes s’élèvent et s’arrondissent : des reliefs apparaissent, d’abord timides puis de plus en plus marqués. Peuplés de hordes de chevaux et même de quelques dromadaires, ce décor qui rappelle celui des westerns sied particulièrement à l’Odyssée sauvage.
Mais les arbres manquent de plus en plus à Nicolas, qui décide alors de mettre cap au nord, vers les montagnes de Mongolie.
L'Odyssée sauvage en Mongolie / © Taïga