L’Odyssée sauvage de Nicolas Vanier s’enfonce petit à petit dans les grands espaces mongols. Cette semaine, après 4547 kilomètres parcourus, l’expédition rencontre une difficulté de taille : la neige. Celle-ci tombe en abondance et ralentit considérablement l’équipage.

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© Taïga / carte de l’Odyssée sauvage


Les difficultés s’accumulent

Qui dit montagne, dit neige : en pénétrant dans la montagne, l’Odyssée sauvage de Nicolas Vanier s’attendait à subir des chutes de neige. Et effectivement, à peine la montagne surgit-elle que la neige se met à tomber. Mais les chutes de neige se révèlent bien plus importantes que ce à quoi pouvait s’attendre Nicolas. Tombant en abondance, la neige ralentit l’équipage de façon considérable et menace même de le bloquer.

Le moral baisse au fur et à mesure que la conduite de traîneau à chiens devient difficile. En franchissant le second col de cette traversée, alors que les chiens nagent dans un mètre de neige et que Nicolas doit pousser son traîneau, dont le poids frise le quintal, Nicolas se prend à maudire son idée d’expédition. De l’avis de tous, 2014 est la pire année du siècle pour réaliser un tel périple en Mongolie.

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© Taïga / L’expédition file sur la rivière gelée

Des hommes et des chiens

Heureusement, la chance se manifeste sous la forme de trois hommes et de leurs six chevaux qui proposent à Nicolas de lui ouvrir la voie. S’engage alors une lutte mémorable ! Le sentier, certes adapté aux chevaux, n’est en aucun cas tracé pour un traîneau et dix chiens : dévers, montées trop raides, descentes acrobatiques, énormes cailloux, zones de glace, souches dangereuses dans lesquelles trébuche l’équipage, arbres déracinés à enjamber, contourner, couper…  100 fois le traîneau tombe, entraînant inévitablement Nicolas dans sa chute. À chaque fois pourtant, tout ce petit monde se relève et tient bon. Nicolas est épuisé et a le visage en sang, suite à une mauvaise chute sur le nez.

Les chiens quant à eux sont héroïques, et même Nicolas qui les connaît parfaitement est bluffé ! Burka, en particulier, après une grosse baisse de régime en Chine, se montre incroyable dès que Nicolas la replace en tête de l’attelage, seule. Transcendée par les encouragements, elle réalise des prouesses. Mais Burka n’était pas seule. Emmenés par sa fougue, son courage, tous les chiens se montrent à la hauteur.

Avec l’aide des cavaliers mongols, l’expédition parvient enfin à surmonter toutes les difficultés et petit à petit, mètre par mètre (un kilomètre à l’heure parfois moins), elle arrive au lieu du campement où les chiens sont câlinés, pommadés, abreuvés, nourris.

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© Taïga / Portrait de Nicolas

L’Odyssée sauvage de Nicolas Vanier peut continuer

Le lendemain, les Mongols et leurs chevaux repartent en pleine montagne par un sentier infranchissable. De leur côté, les chiens et Nicolas empruntent une rivière pleine de cailloux, de glace et de pièges ! Il faut encore se battre des heures durant avant des retrouvailles émues avec Alain et Fabien, venus à la rencontre de l’équipage en arrivant par l’autre côté en motoneige. Désormais, il n’y a plus qu’à suivre le lit gelé de cette rivière traversant un paysage féérique et tellement sauvage. Une rivière toute en glace, parfois recouverte d’overflow (de l’eau sur la glace), le seul piège duquel se méfier.