Après 77 jours d’expédition et 5127 kilomètres parcourus, le lac Baïkal, point d’arrivée de l’Odyssée sauvage, se fait de plus en plus proche. Quelques mésaventures ralentissent encore Nicolas et ses chiens mais l’optimisme est le plus fort.

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Le passage de la rivière Salengé

Le voyage se poursuit par la rivière Salengé que Nicolas et ses chiens suivent depuis la Mongolie. Cette rivière se nourrit de nombreux affluents et devient de plus en plus large. Qui plus est, elle est envahie par le pack, ce qui oblige l’équipage à slalomer pour éviter les zones ouvertes ou fragiles que l’on n’a pas toujours le temps de repérer. De belles frayeurs en perspective ! Notamment quand Nicolas traverse  la glace… sauvé in extremis par ses chiens qui le tirent hors du trou en s’accrochant avec leurs griffes à la surface granuleuse. Il s’en faut de peu pour que le traîneau ne bascule : l’arrière était dans l’eau et l’avant fracassait la glace au fur et à mesure qu’il avançait…

© Taïga

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Alain et Fabien qui ouvraient la piste n’ont pas cette chance : ils tombent bel et bien à l’eau, laissant leur motoneige sous deux mètres d’eau. Heureusement des habitants viennent les sortir de là en usant de treuils et surtout de beaucoup d’ingéniosité ! Ils en sont quittes pour une énorme frayeur qui les poursuit encore dans leurs cauchemars !

L’arrivée en Sibérie de l’Odyssée sauvage

© Taïga

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Aujourd’hui, l’Odyssée sauvage retrouve la terre ferme et c’est à partir de ce petit village de Selemdouma que Nicolas et ses chiens attaquent la montagne qui les sépare du lac Baïkal.  Seuls quelques jours de traîneau à chiens devraient suffire si tout va bien ! C’est là que Nicolas devrait retrouver Côme, son fils, âgé de 10 ans et aventurier en herbe, qui avait entraîné les chiens dans le Vercors et qui effectuera la dernière semaine d’expédition avec son papa. Ces retrouvailles, Nicolas y pense jour et nuit, surtout quand au moment de s’endormir à la belle étoile entouré de ses chiens, il laisse son regard se perdre dans un ciel constellé de milliards d’étoiles.

Les chiens se portent merveilleusement bien malgré quelques petites coupures et écorchures aux pattes. Ils ont une pêche incroyable et Nicolas en vient même à espérer que parfois, ils se calment un peu. Il a d’ailleurs cessé de compter les chutes du traîneau et le compare volontiers à lui : plein de bleus, et rafistolé de partout !

© Taïga

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