© Gerard Bodineau - Plancius - Spiztberg

 

SPZ500CZ01D-day, jour de départ pour nos 114 passagers pour la croisière Tour du Spitzberg et île Blanche. Ils ont tous enregistré ce matin pour notre vol affrété à destination du Spitzberg.
La météo semble beaucoup plus favorable au Spitzberg qu’à Paris et après 4 heures 25 de vol « non stop » pour rejoindre Longyearbyen (centre administratif de l’archipel du Svalbard) nos passagers devraient rencontrer une météo favorable avec vent faible, ciel légèrement nuageux et 3°C sous abris. Notre invité d’honneur, Jean-Christophe Victor (fondateur et directeur scientifique du Lépac – Laboratoire d’études prospectives et cartographiques, créateur du magazine “Le Dessous des cartes” sur Arte ) accompagne le groupe.
Le bateau d’expédition Plancius attend les passagers amarré au quai commercial de Bykaia. L’embarquement a lieu à 19h00 et de suite l’équipe d’encadrement réunira l’ensemble des passagers autour d’un pot de bienvenue au salon d’observation, avant de mettre le cap sur la sortie de l’Isfjord.


Nathalie de Grand Nord Grand Large et Stéphane Niveau du Centre Paul-Emile Victor, accompagnent également cette croisière. Grâce à eux nous pourront suivre jour par jour leur tour du Spitzberg. En attendant leur premier rapport, voici l’interview de Jean-Christophe Victor.

JCVictorVotre père, l’explorateur et ethnologue Paul-Emile Victor vous a-t-il transmis cet intérêt pour les pôles ?

Mon intérêt pour la recherche scientifique polaire trouve certainement ses racines dans l’environnement familial. Ses voyages et les récits entendus au retour de ses expéditions quand j’étais enfant, puis adolescent, ont été tout à fait structurants pour moi. J’ai ensuite pas mal voyagé avec mon père, notamment au Spitzberg, au Groenland et en Antarctique. Il venait aussi me voir quand, devenu adulte, j’habitais au Népal, en Indonésie, en Afghanistan. Mon père m’a également transmis son goût pour les sciences exactes.

Cette croisière à bord du M/V Plancius est-elle une manière de transmettre à votre tour ?

C’est d’abord le plaisir de retourner dans une région du monde à laquelle je suis sentimentalement attaché. Mais c’est aussi une opportunité de transmettre, un peu sur les pôles et les enjeux multiples qu’ils portent maintenant, mais plus encore sur le sens de l’unité de la Terre. Tout est lié désormais !

De quoi allez-vous nous parler ?

Le Spitzberg est un véritable “isolat”, un concentré : seulement 2700 habitants, des Norvégiens bien sûr, mais aussi des Russes, des Ukrainiens et aucune infrastructure permettant de rallier les villages. La rivalité entre Russes et Norvégiens sur la pêche, l’accès aux hydrocarbures, et à terme, sur les profits engendrés par la future route maritime du Nord, est un sujet qui m’interpelle. J’aimerais aussi évoquer le fameux silo du Svalbard, cette “chambre forte mondiale de graines” construite à l’initiative de la fondation Rockfeller. Et je parlerai volontiers, si cela vient dans la conversation, de mon voyage en bateau au Spitzberg, effectué avec mon père, Paul- Emile Victor, lorsque j’avais une trentaine d’années.

© Gerard Bodineau - Spitzberg - Norvège