© Gerard Bodineau - Spitzberg - Norvège

Jour 4 : Le jour des baleines !

La chance est avec nous dès le réveil. A 6h00 notre chef d’expédition Delphine nous annonce qu’il y a des baleines bleues droit devant notre navire.

Les plus intrépides d’entre nous se lèvent immédiatement et courent hors de leur cabine pour voir ces mammifères si rares ! Il resterait 1000 baleines bleues pour tout l’Atlantique Nord. C’est l’animal le plus grand du monde : certains d’entre eux mesurent plus de 30 mètres de long et pèsent plus de 150 tonnes. La mer est complètement lisse et, comme les journées précédentes du voyage, le soleil est toujours avec nous. Ce sont des conditions parfaites pour observer les baleines. La combinaison de la curiosité de ces géants et la navigation habile de notre capitaine Alexeï, nous a permis de les approcher de très prêt sans aucune gène pour ces animaux. Rapidement il y a des souffles tout autour de notre navire et, nous réalisons que nous ne sommes pas en présence de une mais de trois baleines bleues, ainsi que quelques rorquals communs et au moins une baleine à bosse.

Quelle belle manière de commencer la journée ! 🙂

Le petit déjeuner est servi à partir de 8h00 et, après un tour de reconnaissance avec le navire autour du Lomfjorden, les bateaux pneumatiques se positionnent au pied de la passerelle vers 10h00 pour nous descendre à Hingsletta – un immense bassin sédimentaire surélevé formé par le glacier et le mouvement des marées. Une fois a terre quelques uns d’entre nous préfèrent rester a proximité des zodiacs alors que d’autres font une marche plus longue. Les marcheurs ont la chance d’observer plusieurs oiseaux, notamment des oies a bec court, des bécasseaux violet, des rennes et un renard bleue.

© Jonas Thormar/Oceanwide Expeditions - La falaise d’Alkefjellet et ses milliers de guillemots - SpitzbergUne fois tout le monde à bord, le navire se dirige vers Alkefjellet, une grande falaise au nord de Ny-Friesland. Le plan programmé par les guides est de découvrir la falaise depuis les bateaux pneumatiques, et de naviguer au plus prêt des nombreux Guillemot de Brunnich qui nichent à cet endroit. Leur nombre est estimé à plus de 100.000 couples ! Les pneumatiques avancent dans une ambiance incroyable au pied des 300 m de parois roches volcaniques. Des milliers de poussins et d’adultes crient en vol ou sur l’eau. L’odeur du guano est quelques fois très présente. Tous nos sens sont sollicités ! Nous avons la chance de voir aussi des renards polaires parcourir le pied des falaises, qui profitent des nombreux poussins tombés des nids. La sortie dure 1/2h de plus que ce que nous avions prévu au début. 2h00 après notre départ nous regagnons le Plancius.

Le soleil continue d’être très généreux et Delphine décide d’en profiter pour proposer une activité après dîner. Nous allons faire un débarquement Torellneset, une péninsule situe au sud-est de Nordaustlandet ou il y en a souvent des morses. Le plan de descendre a terre est vite abandonné lorsqu’un ours polaire est repéré au cours d’une reconnaissance des guides sur la zone. Notre déception ne dure pas longtemps. Il est décidé une sortie pour approcher un groupe d’une bonne cinquantaine de morses se reposant sur la grève. Cette vision dans le soleil de minuit est tout simplement magique et clôture notre journée de belle manière ;-).

Jour 5 : La rencontre avec l’ours blanc

8 heures : température 9°C

Pression atmosphérique : 1020 mb

Absence de vent

Navigation entre la « Terre du nord-est » et la « Terre du roi Charles » dans une banquise dense mais entrecoupée de larges chenaux permettant la progression du Plancius.

Trois espèces de phoques y ont été repérés :

  • phoque du Groenland, espèce migratrice et pélagique
  • phoque marbré ou annelé, espèce holoarctique, sédentaire et solitaire
  • phoque barbu, espèce sédentaire et solitaire

En fin de matinée, après de longues heures de recherche aux jumelles, nous découvrons un (ou une) ours (e) nageant entre deux floes avant de remonter sur la glace. Attiré par les effluves de cuisine, il a tenté quelques approches malgré une certaine inquiétude, cheminant d’une plaque à l’autre.

L’ouverture de la banquise par l’étrave du bateau provoque une concentration d’oiseaux à la recherche de nourriture : mouettes tridactyles, goélands bourgmestres et mouettes ivoires.

Observation d’un labbe pomarin (visiteur du Svalbard) sur une plaque de banquise.

Au cours de l’après-midi, seconde observation d’une ourse de corpulence impressionnante.

L’habile manœuvre du capitaine nous permet de l’approcher d’environ 30 m. Pleinement confiante, celle-ci poursuit sa sieste avant de se donner en spectacle pour le plus grand bonheur de tous. Puis avec nonchalance, elle gagne une nouvelle dépression de banquise moelleuse et confortable.

Séquences émotionnelles que chacun n’est pas prêt d’oublier !

Le navire reprend sa route vers le sud ouest dans une ambiance de brouillard.

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