BAM : Baïkal Amour Magistrale

BAM : Baïkal -Amour-Magistrale, 3 mots qui donnent à rêver comme un train qui perd son temps dans les recoins de Sibérie, comme un sommet de glace qui surplombe un désert. Ils sont 4 et s’en vont parcourir à ski le massif de Kodar pour une aventure qui les entraînera par devant le mur du pofigisme (attitude russo-russe consistant en l’érection du fatalisme en une stratégie d’acceptation du monde). La montagne sera un merveilleux creuset pour cette joyeuse résignation.

Nous suivrons les tours et détours de leur voyage-escargot à bord de la ligne ferroviaire Baïkal-Amour-Magistrale puis à ski autours du Pic éponyme. 40 jours d’une aventure merveilleusement absurde égarée sur un îlot de l’Archipel du Goulag.

Suivi d’une expé aux confins du Baïkal

« Pour couper court aux questions se rapprochant de près et de loin à « Pourquoi là bas ? Pourquoi eux ? Pourquoi comme ça ? », mettons les choses au clair : « Parce que. » Parce que c’est beau, beau comme un massif modelé à la faucille et au marteau, parce que c’est lui, parce que c’est moi, etc.

En fait, nous partons le 27 février prochain pour Moscou où nous attend (on l’espère) le Transibérien qui nous prendra sur son dos pour serpenter dans les très grands espaces de ce très grand pays. Il sifflera quatre fois à l’arrivée à Novaya Chara où nous descendront, Nacho, Rémi, François et moi. Devant nous un désert de dunes blondes et derrières ce sable ridé, des montagnes, de la glace et un soupçon d’aventure qui nous font trépigner depuis déjà quelques mois.

Le but est absurde, on en convient : partir du village de Novaya Chara et y revenir un mois plus tard. Entre ces deux parenthèses qui bornent notre aventure, nous espérons remonter une rivière gelée qui sera notre laissez-passer pour le cœur du massif, faire de la cascade de glace, skier de très beaux couloirs et grimper sur de jolies montagnes, rire et s’amuser. Nous rajouterons probablement plus tard à cette liste de nos activités, suer, peiner, râler et autres joyeusetés d’expédition. Parce qu’il se mérite cet écrin perdu : la température qui descend jusqu’à -35°C, l’isolement, les pulkas toujours trop lourdes et jamais assez conciliantes et les chapelets de barbelés gardiens d’une mémoire rouge.

Le départ est proche, l’heure des derniers ajustements matériels et la dernière ligne droite de l’entrainement vodka. Alors merci Grand Nord Grand Large et до свидания ! »

BAM : Baïkal-Amour-Magistrale

BAM : Baïkal-Amour-Magistrale

 

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