Anaelle - croisière

Nous sommes allés à la rencontre d’Anaëlle, nouvelle parmi l’équipe Croisière, pour qu’elle nous parle d’elle et de son parcours qui l’a emmenée jusqu’aux portes de Grand Nord Grand Large.

« J’ai grandi au bord de l’eau. Sur le trapèze d’un fireball ou en planche à voile, la Bretagne, pays des pingouins tordas et des fous de Bassan, est mon terrain de jeu.

Très vite je me parachute dans les Hautes Alpes, fascinée par les cimes enneigées et les activités de plein air.

« Il n’y a pas de hasard mais des rencontres » répète la fille de Paul-Emile Victor. Alors c’est par un heureux hasard, ou une belle rencontre, que j’atterris au Québec pour quelques semaines, qui deviendront une année. Je tombe en amour dans une forêt québécoise pour le traîneau à chiens. Cela m’amènera un été en Alaska et au Yukon puis un hiver proche du cercle arctique en Finlande, mais aussi au Danemark, en Suède et en Norvège, puis un autre dans la petite Sibérie française. Quoi qu’en dise les climato-sceptiques, mon traîneau tombe à l’eau par manque de neige…

Anaelle - croisière

Un peu déroutée, je rejoins des amis sur un Arpège. Canaries/Cap-Vert à la voile, les alizés rugissent, seule la pleine lune nous permet de garder le cap au milieu d’une houle croisée qui s’en donne à cœur joie. Je foule le continent africain en rêvant de grandes traversées maritimes.

Moby Dick en poche, l’incipit me saisit : « Voici quelques années – peu importe combien – le porte-monnaie vide ou presque, rien ne me retenant à terre, je songeai à naviguer un peu et à voir l’étendue liquide du globe ».

Je deviens alors matelot, sur un magnifique vieux gréement, le Beluga II, pour une campagne de protection de l’Arctique.

A peine débarquée, je suis partagée avec l’idée de repartir en mer… Mais « il y a trois sortes d’hommes : les vivants, les morts, et ceux qui vont sur la mer ». Je ne veux pas me faire happer par l’océan malgré l’admiration que je porte à ce dernier.

Je rencontre alors l’équipe Grand Nord Grand Large et l’on s’échange des légendes de marins. Je pose mon sac de matelot au 75 rue Richelieu ou j’aurais grand plaisir de vous conseiller sur vos projets de croisière dans le Grand Nord ou Grand Sud.

Ahoi, et à bientôt »

Rembrandt Van Rijn

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