Ça y est, l’heure du départ a sonné et le Plancius a mis le cap sur l’archipel du Svalbard afin de faire vivre aux passagers une expérience unique. Sur la croisière Tour du Spitzberg, aux côtés de l’invité de marque Yann Queffélec, ils auront la chance de côtoyer montagnes acérées, ours polaires et anciens sites baleiniers.

Vous pouvez suivre ici cette expédition d’exception jour après jour.

Le Plancius, au Spitzberg


Mardi 30 juillet 2019 : Bienvenue à Longyearbyen, Spitzberg !

Nous retrouvons le Plancius à quai, avec Tarik, le chef d’expédition saluant tous les passagers embarquant en leur souhaitant la bienvenue à bord.
Profitant véritablement d’un bateau à taille humaine, nos 108 passagers privilégiés vont très vite rejoindre leurs cabines et facilement se repérer à bord.

Au programme de cette première soirée de navigation, le traditionnel briefing de sécurité, la présentation de la vie à bord et le mot de bienvenue de notre capitaine. Mais c’est aussi un voyage d’expédition : les bottes pour nos débarquements nous sont distribuées, les guides répondent aux premières questions sur la faune (et quelques chanceux observeront des baleines au loin)… ce voyage s’annonce prometteur !

Mercredi 31 juillet 219 : Cap vers le Sud, avant le Nord

Pour profiter d’une mer dégagée des glaces, notre chef d’expédition décide de mettre le cap vers le Sud et nous entamons notre première journée de débarquements dans le Hornsund. Ce matin, les 10 zodiacs du bateau sont mis à l’eau. Ils peuvent accueillir la totalité des passagers et nous naviguons au milieu des glaces jusqu’au front glaciaire. Riches des renseignements fournis par nos guides experts, nous en savons désormais plus sur les glaciers, ses phénomènes associés (vêlage) mais aussi sur les impacts du réchauffement climatique.

A terre, cet après midi, nous partons découvrir un autre endroit : Burgerbukta.

Grands marcheurs, en niveau intermédiaire ou contemplatifs, chacun fait le choix du niveau d’intensité physique souhaité. Mais pour tous, il ne faut pas manquer l’incontournable cabine du trappeur ainsi que la falaise à guillemots.

Côté observation : 4 renardeaux de très près, des milliers d’oiseaux (guillemots à miroir, mouettes tridactyles, Macareux…) mais aussi, remontant le fjord, une femelle ours.

Pas si mal pour une première journée !

Burgerbukta, Spitzberg

 

Jeudi 1er août : Cap à l’Est du Spitzberg

La présence de l’ours est signalée à terre pour le débarquement de ce matin à Edgeoya. Nous pouvons l’apercevoir alors que nous nous apprêtons à embarquer sur les zodiacs : dans ces conditions, et par mesure de sécurité, le débarquement est interdit.

Les zodiacs mis à l’eau, nous partons néanmoins observer les nombreux morses et les quelque rennes présents.

Nos activités en dehors du bateau ayant été écourtées, c’est l’occasion de faire la connaissance de notre invité d’honneur, Yann Quéffelec qui nous renseigne sur son histoire et son parcours, ainsi que sur son prix Goncourt. S’en suit un échange passionnant avec les voyageurs.

Après le déjeuner, le débarquement prévu à Barentsoya doit à nouveau être annuler car nous repérons un ours à terre.

Notre équipe d’expédition, réactive, met en place un nouvel itinéraire : cap sur Negribreen et son glacier en pleine activité. Mais, avant cela, quelques heures de navigation sont nécessaires. L’occasion alors pour Stéphane, notre spécialiste des glaces, de nous en apprendre plus sur les glaciers; une bien belle introduction au très beau spectacle qui nous attend sur place. Finalement, l’ours nous ayant empêché de débarquer plus tôt dans la journée nous aura permis de découvrir cet incroyable endroit où nous naviguons en zodiacs pendant plus de deux heures, en plein cœur des glaces, des bourguignons et des icebergs. Un spectacle époustouflant qui aura très vite fait oublier les aléas du jour, avec en prime de nombreuses mouettes ivoires observées ainsi que quelques, lointains mais bien présents, bélugas.

Morses a Edgeoya / Glacier Negribreen, Spitzberg

 

Vendredi 02 août : soleil & banquise

Cette journée est consacrée à la navigation du Plancius dans la banquise. Au réveil, nous nous émerveillons déjà depuis nos cabines de la beauté de cette mer recouverte de plaques de glace au milieu desquelles notre bateau se fraye aisément un chemin.

Alors que le petit déjeuner est annoncé, un morse est repéré. Tant pis, le buffet gargantuesque attendra et nous nous précipitons à l’extérieur pour l’observer et le photographier. Sous un superbe ciel bleu, que nous laissons parfois pour traverser rapidement une zone un peu plus brumeuse, notre journée s’écoule bien trop rapidement et les plaques de glaces défilent. Nos guides profitent également de ce temps pour nous faire partager leurs connaissances ; Gérard se lance ainsi, ce matin, dans une grande explication sur la banquise et Chloé, cet après-midi, nous livre ses connaissances sur la vie secrète des planctons.

Une baleine franche, très rarement observée (notre chef d’expédition n’en aura vue que 3 fois en 20 ans de voyages au Spitzberg), nous accompagne plusieurs minutes, et de nombreux phoques seront visibles tout au long de la soirée alors que le soleil n’en finit pas de briller au-dessus de notre bateau, pour le plus grand bonheur de tous.

Navigation au milieu de la banquise

 

Samedi 03 août : Torellneset et falaises d’Alkefjellet

Nous mettons le pied à terre en matinée à Torellneset à proximité d’une échouerie où nous photographions environ une trentaine de morses. Puis, nous nous divisons en petits groupes afin de continuer cette belle balade au milieu de ce désert polaire. Ce denier est si vaste et étendu qu’il est difficile de se rendre compte de son immensité tant la perception des distances est difficile sans point de repère. Les plus grands marcheurs iront jusqu’à entamer une randonnée sur le glacier.

Puis, notre navigation se poursuit et nous profitons des talents de conteurs de Yann Quéffelec avant d’aborder les falaises d’Alkerfjellet. C’est ici que nichent les guillemots de Brunnich, pas moins de 120.000 y trouvent refuge, alors que de petits renardeaux et Goélands de Bourgmestre errent a proximité, à l’affût de la moindre occasion de pouvoir dérober un œuf ou de profiter de la chute d’un petit. Nous approchons également le glacier et les cascades à proximité puis croisons de nouveau des phoques sur notre trajet retour vers le bateau.
En soirée, toujours dans le détroit d’Hinlopen, deux baleines bleues nous saluent.

Guillemots de Brunnich, falaises d’Alkefjellet

Torellneset

 

Dimanche 04 août : dans le détroit de l’Hinlopen

Ce matin, le ciel bleu des derniers jours laisse place à une brume très dense avec peu de visibilité. Le débarquement prévu à terre est remplacé par une sortie en zodiac au fond du Fjord de Wahlenberg. Nous approchons ainsi ce grand champ d’icebergs, de toutes tailles et de toutes formes et naviguons dans une ambiance particulière de début du monde. Puis, la rumeur se propage : un ours a été repéré, nageant le long du front glaciaire. Nous ne le suivons que quelques minutes afin de ne pas troubler sa tranquillité.

De retour à bord du Plancius, nous mettons le cap vers le désert polaire du fjord Palenderbukta que nous atteignons en milieu d’après-midi. La sortie à terre, qui dure plus de trois heures, s’avère exceptionnelle et, sous un temps splendide, nous entamons l’ascension du glacier qui nous offre un point de vue superbe sur le fjord depuis son sommet.

Fjord de Wallenberg, sortie en zodiac vers les icebergs

Ascension du glacier, fjord Palenderbukta

 

Lundi 05 août : 80ème et au delà !

C’est à 00h30 que notre bateau passe le 80ème, cap vers la banquise.

Au réveil, les plaques de glace sont tout autour du bateau et le capitaine Arthur Yakovlev slalome au milieu de cette banquise très dense. Sur les ponts extérieurs, toutes les jumelles scrutent l’horizon à la recherche de l’ours blanc dans une météo faite de brume qui s’installe aussi vite qu’elle repart.

Au fil de la journée, notre équipe d’expédition nous en apprend plus sur les observations des derniers jours (guillemots, renards…) et aussi sur les grandes expéditions ayant eu lieu au Spitzberg. En fin de journée, toujours pas d’observation d’ours polaires, la déception est grande…mais laisse vite place à l’excitation du débarquement organisé sur une plaque de glace dérivante.

Demain est un nouveau jour, et chacun espère, en se couchant, avoir la possibilité d’admirer un bel ours polaire le lendemain.

Navigation dans la banquise 81

Débarquement sur la banquise

 

Mardi 06 août : ours en vue !

Il aura fallu presque attendre la fin du voyage pour faire une observation exceptionnelle d’un ours polaire (nous en avions vus, mais dans l’eau ou plus éloignés).

Ce matin, le débarquement à terre est remplacé par une sortie en zodiac car un ours a été repéré près d’un glacier non loin de nous. Nous l’approchons, puis patientons plusieurs minutes qu’elle (il s’agissait d’une femelle) veuille bien sortir de l’eau. L’attente est récompensée, nous sommes à moins de 70m et c’est un véritable bonheur pour l’objectif de nos appareils photos. Pendant plus d’une heure, nous l’observons et la suivons, tout en veillant à ne pas troubler sa tranquillité. Quelle beauté !

Dans l’après-midi, enthousiasmés par notre belle observation du matin, nous enfilons nos chaussures de randonnée et partons pour une belle balade à terre sous une fine pluie (la seule et unique demi journée pluvieuse du voyage !), dans le Raudfjord à Alice Hamna. Pour les plus courageux (et ils sont 17 tout de même !), la sortie à terre se prolonge par un bain polaire dans une eau à moins de 5 degrés.

Notre équipe de guides

Observation de l’ours polaire

 

Mercredi 07 août : Ny Alesund

C’est à Ny Alesund que notre bateau fait sa dernière escale. L’occasion pour tous les passagers de visiter cette cité, communauté la plus nordique au monde où vivent entre 30 et 150 scientifiques représentants de 10 pays différents. Le passage à la boutique est l’occasion de faire quelques achats souvenirs ou de déguster une bonne gaufre. A la poste, le tampon indiquant Ny Alesund est convoité et s’affiche sur toutes les cartes postales envoyées. Le Plancius met ensuite le cap sur Longyearbyen que nous atteignons en soirée. Ces derniers moments de navigation nous laissent non seulement le temps de profiter d’une dernière intervention de Yann Queffélec, mais également de faire un bilan du voyage dans la bonne humeur (et tout en humour !) grâce aux interventions et aux présentations préparées par notre équipe d’expédition. Sur le quai, nous nous éloignons du Plancius pour rejoindre l’aéroport et déjà beaucoup rêvent certainement de leur prochaine expédition polaire.

Le bureau de poste de Ny-Alesund

Le petit train qui servait à transporter le charbon, à Ny-Alesund

 

Jeudi 08 août : fin de l’aventure polaire

Une fois que le Plancius a gagné le quai de Longyearbyen, tous les passagers débarquent  pour un retour sur Oslo, puis Paris, des souvenirs plein la tête et le cœur.

Le Plancius, de retour à quai à Longyearbyen

 

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