Le blog de glace – Grand Nord Grand Large

Plus de 30 ans d'aventures polaires

18Oct. 2017

Deux régions pour pratiquer le chien de traîneau en Arctique

Le traîneau est le mode de locomotion traditionnel des Inuit et les chiens font partie intégrante de leur mode de vie. En meute, les chiens apprennent dès le plus jeune âge à tirer un traîneau et son équipage pendant de longues durées. Une activité, auparavant purement fonctionnelle, qui devient de plus en plus populaire parmi les amateurs de nature et de grands espaces.

Deux de nos spécialistes vous font découvrir ce sport d’hiver fascinant, dans leurs régions de prédilection ; Nathalie en Scandinavie, Irina au Groenland. A travers leur regard et leurs conseils de pro, découvrez ce qui fait la singularité de cette pratique dans chacune de ces contrées polaires. 

  • Quelle est la meilleure période pour faire du traîneau en Suède / au Groenland ? 

Nathalie : Les voyages traîneau en Suède commencent à partir de la mi-décembre jusqu’en avril. Les premières neiges arrivent généralement vers novembre/décembre et les conditions sont idéales à partir de janvier ou l’on profite également des lumières envoûtantes de la nuit polaire.

Irina : La meilleure période au Groenland s’étend de mi-février au mois d’avril,  parfois jusqu’à mai dans le nord du Groenland. Pour des petites sorties (de 2 heures à 2 jours maximum), on peut commencer à partir de novembre.

 Traîneau à chiens - Laponie - Suède - ©Alexandre Lamoureux

  • Comment se déroule l’activité ?

Nathalie : Pour un raid en traîneau, un attelage de 3 à 5 chiens est attribué à chaque participant en fonction de son gabarit. Après quelques explications théoriques de la part du musher pour nous aider à appréhender les difficultés que nous pourrions rencontrer, nous partons pour une journée d’initiation afin de nous familiariser avec le traîneau et les chiens. Chacun conduit seul son traîneau et doit s’occuper d’harnacher les chiens, aider à leur donner à manger et communiquer avec eux pour créer un lien. Départ ensuite pour un raid de 4 jours itinérant avec nuits en cabane, en totale immersion dans les paysages sauvages de Laponie. Au fil des jours, on s’habitue à cette sensation de glisse et on apprend à manier le traîneau.

Irina : Le raid commence par la rencontre avec le chasseur-pêcheur (le maître des chiens), au moment où il attelle ses chiens. Les chiens sont entre 13 et 15 par attelage, organisés en éventail. Les participants interviennent très peu à ce moment des préparatifs afin de ne pas bouleverser la routine des chiens, qui restent des animaux semi-sauvages au Groenland. Pour le départ, le participant s’installe à l’arrière du traîneau, le chasseur est à l’avant ; durant la glisse et selon les manœuvres le chasseur descend, court à côté du traîneau et remonte. Il donne ses ordres aux chiens en groenlandais : gauche, droite, tout droit, stop etc. Même si le voyageur en conduit pas l’attelage, lorsque le traîneau s’enlise dans la neige ou bien s’il faut traverser une section difficile, son aide est précieuse. Pousser le traîneau nécessite une préparation et/ou une bonne condition physique.

Durant la glisse, les arrêts sont fréquents : pour se dégourdir les jambes, pour une pause déjeuner, pour prendre des photos, ou parfois quand les chasseurs se croisent sur le chemin. La particularité du raid en traîneau à chiens au Groenland est l’immersion totale dans la vie des chasseurs – pêcheurs.

Départ du village d’Ikerassak - Groenland - ©Pierre Auzias

Traineaux chiens - Groenland - ©Greenland tourism

Traîneau à chiens - Laponie - Suède - ©Alexandre Lamoureux

  • Quelle est la distance parcourue ?

Nathalie : C’est très variable en fonction du groupe et des conditions d’enneigement, en moyenne 25 à 40 km/ jour.

Irina : Ce n’est pas la distance qui compte au Groenland mais le terrain et les conditions météos. Un parcours sur une banquise bien gelée et lisse n’est pas comparable à un parcours sur une banquise avec des énormes hummocks ou de nombreuses fissures et sections d’eau ouvertes.

La banquise est un environnement très instable qui change et évolue sans cesse. A l’intérieur des terres, le terrain est rocheux, il y a toujours de grandes descentes et montées, de la neige profonde dans les vallées entre les montagnes ou à l’inverse des rochers qui ponctuent le parcours. En général au Groenland il n’y a pas de paysages tranquilles, contrairement à la Laponie ! Les parcours sont techniquement complexes à appréhender (sauf s’il s’agit d’une balade en traîneau dans la Baie de Disko sur ‘’l’autoroute des chasseurs’’).

Dans cette région, la météo est plus qu’importante : la température peut descendre à -30° (au mois de février, par exemple) et le vent peut souffler parfois très fort face à votre attelage… Un trajet court et facile peut vite devenir une vraie expédition.

Enfin, il y a la question de la qualité de la neige : un trajet de quatre heures sur une neige bien tassée peut devenir le lendemain dix heures d’efforts épuisants pour les chiens et les participants.

  • Combien de jours dure en moyenne un raid en traîneau à chiens ?

Nathalie : Le raid classique dure 8 jours, dont 5 jours de conduite d’attelage.

Irina : Il faut prévoir une dizaine de jours pour un voyage au Groenland. Une fois sur place, selon l’option choisie, les sorties en traîneau peuvent durer quelques heures à trois jours maximum ; les raids sont plus longs, de trois à six jours en moyenne, voire plus pour les expéditions.

Traîneau à chiens - Baie de Disko en hiver - Groenland - ©Irina Baranova

  • Quels paysages rencontre-t-on ?

Nathalie : Ce voyage vous plonge dans des paysages féeriques de la Laponie suédoise : sentiers serpentant à travers des marais dégagés, forêts enneigées, lacs et rivières gelés… de grands espaces sans fin que l’on parcourt en traîneau dans un silence total.

Irina : On circule sur de la banquise avec des hummocks, avec pour toile de fond des montagnes, des vallées, de magnifiques glaciers… Dans la Baie de Disko on découvre le fjord de glace Kangia avec ses énormes icebergs et une vue sur la calotte glaciaire, tout comme même dans le fjord de glace de Sermilik au Groenland Est. Il est aussi possible de traverser de nombreux petits villages Inuit !

Traîneau à chiens - Laponie - Suède - ©Alexandre Lamoureux

Coucher de soleil - Laponie - Suède - ©Alexandre Lamoureux

  • Est-ce le participant qui conduit son traîneau ou y a-t-il un musher ?

Nathalie : Le participant conduit seul son traîneau et gère son attelage mais un musher accompagne le groupe sur le traîneau de tête, accompagné d’un handler (son « second » comme pour le capitaine d’un navire), ce qui lui permet d’être flexible et de venir en aide aux clients à tout moment.

Irina : Le ‘’musher’’ au Groenland est toujours chasseur-pêcheur groenlandais et c’est lui qui conduit l’attelage. Des exceptions (apprentissage) sont possibles avec certains mushers pendant des longs itinéraires, mais c’est très rare.

Les chiens sont une douzaine-quinzaine par attelage, semi-sauvages, tous disposés en éventail (et non pas deux par deux comme en Scandinavie). C’est donc impossible de juste les ‘’laisser courir‘’, il faut les gérer véritablement, avec la voix, et pour cela il faut être reconnu par les chiens en tant que maître. La maîtrise du fouet est également un art difficile à apprendre ! Son usage doit être exceptionnel pour ne pas toucher mais diriger subtilement les chiens, et surtout ne pas se blesser soi-même ou les autres.

Pour ces raisons et également à cause de la difficulté du terrain (montées, descentes, rochers, hummocks de glace, ouvertures d’eau sur la banquise) il est impossible de conduire le traîneau seul comme on le fait en Europe du Nord ou au Canada.

Sur un traîneau à chiens - Région de Kangerlussuaq - Groenland - ©WOGAC

Traîneau à chiens - Baie de Disko en hiver - Groenland - ©Irina Baranova

  • Quelle forme prend l’attelage ?

Irina : Au Groenland, les traîneaux sont larges et longs, avec des attelages de 13 à 15 chiens disposés en éventail. On voyage assis sur le traîneau. Cette forme correspond à des raids à travers de grandes étendues dénuées d’arbres.

Nathalie : En Scandinavie, comme au Québec, les traîneaux sont plus étroits et courts (cela permet de se déplacer plus facilement à travers la forêt) et les chiens sont disposés les uns derrière les autres, deux par deux. Le nombre de chiens dépend du gabarit du client. Le conducteur du traîneau est debout derrière.

  • Quelle est la race des chiens la plus fréquente ?

Nathalie : Il y en a plusieurs, les plus communs sont les Groenlandais, les Alaskans, des croisés alaskans/groenlandais et les Huskies de Sibérie.

Irina : Toujours le Groenlandais.

Traîneau à chiens - Laponie - Suède - ©Alexandre Lamoureux

  • Comment se préparer à cette activité ?

Nathalie : L’activité de conduite d’attelage est un peu comme le ski, il faut rester sur ses appuis lorsque l’on pose les pieds sur les patins afin de s’adapter au relief rencontré. Le haut du corps travaille aussi car il faut gérer le traîneau et travailler l’équilibre pour orienter le traîneau vers la gauche ou la droite. Il faut donc se préparer pour être en bonne forme physique car d’un voyage à l’autre la difficulté du terrain peut être très variable en fonction des conditions de neige. Glisser sur un chemin dégagé avec une neige dure n’a rien à voir avec une avancée dans de la neige profonde qui demande beaucoup plus d’efforts. On peut donc préparer son voyage en faisant un peu de footing, du vélo, de la natation, du ski.

Irina : Il faut être en bonne forme physique. L’équipement adapté au grand froid est extrêmement important ; lire attentivement la fiche technique du voyage et ne pas hésiter à louer sur place pantalon et veste en peau de phoque avec de bonnes bottes résistantes au grand froid ! Il s’agit aussi d’arriver dans de bonnes dispositions : ouverture d’esprit, flexibilité et adaptation aux habitudes de vos accompagnateurs-chasseurs vous permettront de passer un séjour agréable et dans le partage. Quelques mots de base dans la langue locale seront aussi appréciés par les Inuits !

  • Est-ce un mode de transport traditionnel ?

Nathalie : L’utilisation des chiens de traîneau est ancienne en Suède, notamment pour les déplacements dans les zones arctiques, la chasse et le déplacement de matériel.

Irina : Oui, le traîneau à chien est le mode de transport traditionnel pour les chasseurs-pêcheurs groenlandais qui l’utilisent au quotidien.

 Conduite d'attelage - Groenland - ©Jean-Paul Bonvarlet

  • Y a-t-il d’autres activités complémentaires à faire sur place ?

Nathalie : Le séjour inclut une journée de raquette et pêche blanche et l’on peut aussi s’initier au patin à glace ! Le camp de base dispose d’un sauna et bain chaud dont on peut profiter. Un séjour multi-activités est mis en place cette année, offrant la possibilité de faire du ski Altaï, une balade à cheval dans les forêts enneigés et en option une excursion en motoneige.

Irina : Il est possible de se promener autour du camp en raquettes, et d’assister à la pêche.

Conduite d'attelage - Groenland - ©Jean-Paul Bonvarlet

  • Quel hébergement pour des séjours de chien de traîneau en Suède/au Groenland ?

Nathalie : Un Bed&Breakfast au camp de base avec tout le confort nécessaire puis pendant le raid, des cabanes rustiques en pleine nature : kota en bois, ancienne maison traditionnelle au milieu des bois et cabane de bûcheron sur le bord d’un lac… Tous sont équipés d’un sauna pour se détendre le soir. Pas d’électricité ni d’eau courante mais accès à l’eau d’un lac ou d’une rivière à chaque fois. Les repas sont pris au coin du feu et l’éclairage se fait à la bougie ou à la lampe à huile. Chaque hébergement est équipé de lits avec un matelas sur lequel on dort en sac de couchage.

Irina : L’hébergement se fait dans les cabanes des chasseurs-pêcheurs : petit hébergement collectif à partager avec tous les voyageurs ainsi que d’autres chasseurs-pêcheurs, avec un poêle au fuel, une planche pour les sacs de couchage, souvent une table.

Bivouac - Laponie - Suède - ©Alexandre Lamoureux

  • Quels sont les points forts de la destination ?

Nathalie : Le séjour se fait dans une zone éloignée des grandes régions touristiques de Laponie suédoise, dans une nature intacte et sauvage. La zone permet l’observation des aurores boréales lorsque le ciel est dégagé et dans cette zone peu habitée on peut observer un magnifique ciel étoilé. On peut aussi croiser la faune locale : élan ou rennes. De plus je souligne la facilité d’accès : vol direct de Paris à Stockholm puis de Skelleftea en 3h30 – 4h de vol on est en Laponie ! Extension possible à Stockholm pour profiter de la capitale en hiver.

Irina : L’immersion dans la nature véritablement sauvage du Grand Nord, d’abord. C’est vraiment incroyable de se retrouver plongé dans ces paysages grandioses à l’échelle démesurée. Le dépaysement est total. Mais ce qui donne tout leur sens à nos voyages au Groenland, c’est de partager le mode de vie des chasseurs-pêcheurs locaux.

Traîneau à chiens - Baie de Disko en hiver - Groenland - ©Irina Baranova

  • Une chose à savoir avant de partir ? Une anecdote sur votre expérience ?

Nathalie : Il est très important de bien s’habiller pour arpenter les régions du nord en hiver. Le climat change au cours de la saison avec les journées qui se prolongent à partir de février mais il faut toujours emporter de quoi superposer les couches afin de rester au chaud des pieds à la tête !

Irina : Ne pas hésiter à mettre plusieurs couches de vêtements chauds sous votre veste et pantalon en peau de phoque (attention les voyageurs de 1m80 : les Inuits ne sont pas grands, leurs vêtements non plus!) et à prévoir des chaufferettes au moins pour les pieds (il faut les utiliser AVANT d’avoir froid, juste au moment de sortir dehors, sinon c’est trop tard, elles ne vont pas vous aider…). Quand je suis partie en traîneau au Groenland pour la première fois, j’avais déjà l’expérience de conduite d’attelage lors des raids en traîneau à chiens dans plusieurs destinations en Laponie et j’avais toujours un très bon contact avec les chiens. Du coup, je pensais que je pouvais me mettre assez rapidement à la conduite de l’attelage groenlandais. Mais quand le fouet de mon musher groenlandais est passé plusieurs fois à 3 cm de mon nez, j’ai compris qu’il aurait fallu commencer à m’entraîner avec le fouet bien avant de partir au Groenland…

Partez sur les pas de Nathalie vivre la magie des grands espaces enneigés en Laponie suédoise ou bien optez pour une expérience plus immersive au cœur des traditions Inuits et découvrez tous nos voyages en traîneau à chien au Groenland.

11Oct. 2017

Norvège : observer les baleines avec Olivier Pitras

Skipper depuis l’âge de 19 ans, Olivier Pitras sillonne la planète à la voile depuis une vingtaine d’années. Tour à tour en Patagonie, Terre de Feu, Alaska, Canada, Sibérie, Groenland, il est désormais établi sur la côte sauvage du Troms au nord de la Norvège. Chaque hiver, il accompagne les croisières Grand Nord Grand Large à la rencontre des baleines.

(c) Asgeir Helgestad/Visitnorway.com

Lire la suite…

27Sep. 2017

Nouvelle édition du guide sur le Spitzberg de Grand Nord Grand Large

Après une soirée d’exception dédiée au Spitzberg ce mardi 26 septembre dans notre agence de Paris, en présence de Gérard Bodineau, Marie Foucard et Dominique Albouy, nous souhaitions revenir sur la sortie de la 5ème édition d’un des guides de référence sur cette région reculée du monde.

Un guide refondu et plus complet

Le guide évolue avec cette cinquième édition. Une nouvelle maquette, plus aérée et moderne, des informations actualisées et surtout des chapitres complètements revus. L´histoire a été réécrite en collaboration avec Marie Foucard, la flore a été complétée par la description d’espèces plus représentatives, les informations pratiques ont été regroupées dans une partie « Voyager et vivre au Svalbard » avec la collaboration de Dominique Albouy, la description des sites a été largement étoffée pour inclure plus de 50 sites parmi les plus visités.

Le Spitzberg, couronne arctique de la Norvège

Le guide se focalise sur 6 sites :

  • La région centrale, qui s’étend autour de l’Isfjord, et de ses différents bras donnant accès à de nombreuses baies, glaciers en pente douce et vallées. C’est la région la plus facile d’accès. Elle est traversée par de grandes vallées libres de glaciers. On peut y pratiquer de multiples activités : ski de fond, motoneige et traîneaux à chiens au printemps, randonnée pendant l’été.  On y trouve également la plus grosse concentration de rennes de tout l’archipel du Svalbard.

Renne - Spitzberg - Norvège - ©Christophe Vanquathem

Expédition en kayak dans l'Isfjord - Spitzberg - ©Gwen Masson Schaeffer

Templefjord - Spitzberg - Norvège - ©Annick Terrier

 

  • Le sud du Spitzberg, région peu visitée et peu connue. Elle arbore un paysage montagneux aux altitudes moyennes : peu de sommets dépassent les 1000 mètres, hormis le Hornsundtind qui culmine à 1431 mètres. Les montagnes sont entrecoupées de glaciers dus au climat froid et humide. En effet, le courant du Spitzberg Est apporte de l’eau froide et de la banquise jusqu’à très tard dans l’année, parfois même jusqu’à l’été.

Montagnes - Spitzberg - Norvège - ©Latitude Blanche

 

  • Le nord-ouest du Spitzberg, délimité par le grand Austfjord à l’est et l’Isfjord au sud. Elle comprend l’Avant-terre du Prince Charles, une île tout en longueur composée presque essentiellement de montagnes, et une partie « continentale » que l’on peut découper en deux zones géologiques et climatiques différentes. L’ouest présente un relief alpin et beaucoup de glaciers, l’est est connue comme la zone la plus sèche de l’archipel, sans glaciers et au relief accidenté.

Glacier géant de Von Post - Spitzberg - Norvège - ©Annick Terrier

Le Plancius dans la baie du 14 juillet dans l'Archipel du Spitzberg - ©Christophe Migeon

Le Plancius dans la baie du 14 juillet dans l’Archipel du Spitzberg 

 

  • Le nord-est du Spitzberg, dans la partie orientale de l’île, moins fréquentée, moins étudiée et donc moins cartographiée. Les informations nautiques sont à ce jour incomplètes à ce sujet par manque de relevés. C’est la zone la plus englacée du Spitzberg, l’accès y est très difficile.

Ski à pulka au Spitzberg - Norvège - ©Joël Le Coz

 

  • Les îles du Nord et de l’Est, appartenant toutes à l’un des trois réserves naturelles de l’est de l’archipel du Svalbard.

Morse - Spitzberg - Norvège - ©Yann Lemoine

Phoque - Spitzberg - Norvège - ©Christophe Vanquathem

 

  • L’île aux Ours, île aride, la plus méridionale de l’archipel du Svalbard, est située à mi-chemin entre le Cap Nord en Norvège et le Spitzberg. Elle ne se laisse deviner que rarement, la plupart du temps entourée d’un épais brouillard. Ce brouillard est causé par sa position, entre les masses d’eau froide venues du pôle et celles, plus chaudes, venues de l’Atlantique par l’ouest. L’île est parfois prise dans les glaces de la banquise hivernale et reçoit ainsi la visite d’ours polaires. L’explorateur Willem Barents, qui a donné son nom à l’île, a pourtant eu de la chance de tomber sur des ours car le reste de l’année, leurs visites sur l’île se font de plus en plus rares !

Spitzberg - Norvège - ©Christophe Vanquathem

 

Vous trouverez également des chapitres sur l’histoire, le climat, la géographie, la faune et la flore du Spitzberg d’aujourd’hui, ainsi que des conseils pour voyager et vivre au Svalbard.

Petite surprise : chaque exemplaire du guide est dédicacé par l’explorateur Jean-Louis Etienne !

Quelques mots sur l’auteur

Gérard Bodineau est spécialiste des régions polaires. Il découvre le Spitzberg en 1986 et se passionne pour l’Arctique, allant jusqu’à conduire des expéditions Grand Nord Grand Large. Depuis 2004, il travaille comme guide et chef d’expédition dans différentes régions : Spitzberg, Groenland, Géorgie du Sud et Péninsule Antarctique.

 

Où trouver le guide ?

Sur le site de notre librairie en ligne ! Vous y trouverez également plusieurs autres guides Grand Nord Grand Large sur le Groenland ou encore l’Antarctique et les terres australes, élaborés avec soin par nos équipes.

04Août. 2017

Suivi d’expé 2017 : le Spitzberg avec Erik Orsenna

Au Spitzberg avec Erik Orsenna

Attention au départ ! C’est avec excitation que les passagers de la croisière Tour du Spitzberg et île Blanche embarquent pour 10 jours au pays des montagnes pointues, des glaciers et des ours polaires. Accompagnés d’un invité d’honneur, l’écrivain et académicien Erik Orsenna, ils nous font le récit, jour après jour, de leur odyssée.

Lire la suite…

28Juil. 2017

Charte pour un tourisme responsable en Islande

© Jessica_Jonglez_Islande - Landmannalaugar

Nous vous parlons donc aujourd’hui d’une charte pour un tourisme responsable, mise en place par les Islandais et que vous pouvez signer sur Internet avant votre départ. Nous n’avons aucun doute sur le fait que vous respectiez déjà ces règles en Islande ou ailleurs, mais comme toute bonne consigne, un rappel ne fait jamais de mal (et évite les problèmes avec les trolls, elfes, et autres créatures islandaises).

Le tourisme en Islande

L’Islande, pays de glace et de feu, est un pays de superlatifs. C’est également l’un des rares pays au monde à avoir un accès gratuit à la plupart de ses sites exceptionnels, des chutes d’eau aux volcans, en passant par les glaciers.

Terre volcanique, rude en été comme en hiver, sa population s’est regroupée petit à petit autour de la capitale Reykjavík, depuis le 17e siècle. Le secteur de la pêche, fut pendant des décennies l’acteur majeur du développement économique en Islande. Depuis quelques années, c’est le secteur du tourisme qui tient la dragée haute, et qui a détrôné la pêche. Depuis, les Islandais s’organisent pour que l’activité touristique ait un impact minimum sur le pays, et que pour les futures décennies, très peu de changements soient visibles sur les sites naturels.

Lire la suite…

21Juil. 2017

Finlande : comment observer la faune sauvage ?

Lorsque l’on évoque la Finlande, des images de paysages enneigés, d’aurores boréales et de froid polaire viennent généralement à l’esprit. Mais saviez-vous que ce pays, avec ses immensités sauvages, est également un paradis pour l’observation des animaux ? A seulement quelques heures de Paris, Grand Nord Grand Large vous emmène découvrir l’exceptionnelle faune finlandaise.

Elan dans la forêt finlandaise

Lire la suite…

10Juil. 2017

Dans la maison du Commandant Charcot

Maison Charcot

C’est maintenant une tradition : chaque année, Grand Nord Grand Large réunit les chanceux en partance pour le Spitzberg dans un lieu très particulier : la maison Charcot à Neuilly. Une première étape avant de partir sur les traces de l’explorateur cet été à bord du Plancius, mais aussi l’occasion d’évoquer avec l’équipe tous les aspects de la croisière à venir.

Lire la suite…

03Juil. 2017

Six expériences à vivre au Québec

© Sepaq / Luc Rousseau - Fjord à Saguenay-Lac-Saint-Jean - Parc national du Saguenay - Québec - Canada

De l’observation des baleines à la descente de rivière en canoë, nous vous avons trouvé six expériences à vivre absolument lors d’un voyage au Québec.

 

1/ Faire une descente de rivière en canoë

Il y a de nombreuses rivières au Québec où l’on peut naviguer sur une ou plusieurs journées. Dans un parc national où vous alternez randonnées à pied et balades en canoë, ou déposés en pleine nature pour descendre une rivière sur plusieurs jours avec chaque soir un bivouac et un repas au feu de bois… une belle aventure vous attend.

© Bperso Conseil Québec - Ile Matakan - Manawan - Québec

Lire la suite…

23Juin. 2017

La Finlande, pays du sauna

©Hawkhill Nature / Sauna Finlande

Saunanjälkeinen : cet adjectif est utilisé en Finlande pour décrire ce que l’on éprouve en sortant d’un sauna : un état de plénitude et de bien-être intense. Un état où tous les muscles sont détendus, et qu’il est difficile de décrire avec des mots. Pour le comprendre, mieux vaut l’expérimenter 🙂

Lire la suite…

21Juin. 2017

Solstice d’été au Groenland

Fête Nationale au Groenland © http://www.greenland.com

Aujourd’hui nous avons une pensée toute particulière pour les Groenlandais. A quelques jours de la fête nationale, le 18 juin, un séisme de magnitude 4,0 a secoué les terres du Groenland, formant un tsunami. Le village de Nuugaatsiaq, sur la côte ouest, a été le plus durement touché par la vague (avec des dégâts matériel et humains). C’est dans ce contexte que cette année les Groenlandais organisent leur fête nationale.

Lire la suite…