Le blog de glace – Grand Nord Grand Large

Plus de 30 ans d'aventures polaires

Festivals & Evénements

13Jan. 2012

3 questions à frédéric jouve, caméraman et réalisateur du film « L’ALLÉE DES GLACES »,

Pour ce film « L’ALLÉE DES GLACES », comment est venue cette idée ?
Réponse :  » Il s’agit avant tout d’une rencontre avec Olivier Pitras que j’avais invité lors d’une émission de radio sur RTL sur laquelle j’officiais en tant que Directeur des Programmes. Une amitié est née entre passionnés de la mer et de la navigation. Quelques mois plus tard Olivier me demande si je suis libre pour l’aider à convoyer Southern Star, son bateau, à Tromso depuis le Spitzberg. Etant moi même skipper, Olivier m’offre un poste de chef de quart à son bord et me permet de découvrir l’archipel du Svalbard avant de rentrer en Norvège continentale. A partir de ce moment là, je ne le sais pas encore mais la passion du Grand Nord vient de naitre.

A bord Olivier évoque son envie de découvrir le Scoresbysund au Groenland. Quelques mois plus tard, nous nous retrouvons avec Olivier à Paris et nous reprenons notre discussion concernant le Scoresbysund et nous tombons d’accord pour finalement tenter quelque chose de plus osé pour un voilier : explorer les côtes les plus au Nord possible. Va t-on réussir à traverser les mâchoires des banquises dérivantes ? C’est tout l’enjeu du film.

Banco ! me dit Olivier et il se met à la recherche des équipiers capables de nous suivre dans cette formidable aventure humaine. Ce film est une véritable histoire où le public embarque avec nous à bord du voilier polaire Southern Star lui permettant de vivre notre expédition en temps réel comme s’il faisait partie de l’équipage. C’est un documentaire filmé en totale immersion.

Vous êtes satisfait du résultat ?
Réponse : Plus que satisfait ! L’ALLÉE DES GLACES nous embarque immédiatement dans son histoire, que vous soyez marin ou terrien, grand voyageur ou urbain, c’est un documentaire fait pour toutes et tous. Vous aurez l’occasion de voir des images rarissimes comme le Keiser Franz Joseph Fjord qui est le point le plus Nord que nous ayons pu atteindre compte tenu de la quantité de glace présente ou encore un ours polaire perché sur une baleine en plein festin mais aussi des morses, des phoques et des paysages époustouflants de montagnes vieilles de plus de 400 millions d’années aux couleurs incroyables, des baleines à bosses comme si vous pouviez les toucher, des Icebergs de la taille d’immeubles, la traversée de trois ceintures de glaces et l’arrivée d’une tempête qui a fait des ravages aux Etats-Unis auparavant et qui nous frappera en pleine nuit …

Avez vous des anecdotes marquantes lors du déroulement de l’expédition ?
Réponse : Oui bien sûr, naviguer dans une région où peu de gens vont, mal hydrographiée, avec beaucoup de glace, particulièrement cette année, laisse une grande part aux impondérables. Nous avons dû par exemple longer la banquise sur 180 kilomètres supplémentaires pour accéder à la côte par rapport aux cartes disponibles. Ce n’est pas rien, imaginez une sortie d’autoroute prévue à Lyon et finalement il faut pousser jusqu’à Avignon, ça change les plans !

Une autre anecdote ou imprévu c’est quand il a fallu dégager du fjord Scoresbysund au plus vite alors qu’il semblait à priori pouvoir nous offrir un abri sûr. En fait la glace en a décidé autrement, elle descendait quatre fois plus vite que d’habitude et menacait de fermer le fjord pour l’hiver. Nous avons dû à la hâte nous préparer à retourner en Norvège avant la date et surtout en nous jetant dans du mauvais temps, pas d’autre choix.

Nous avons aussi adoré notre rencontre avec les enfants et les habitants du village le plus isolé du Groenland à Ittoqqortoormiit ainsi que notre face à face avec un Ours polaire lors de la traversée d’une banquise dérivante…

11Jan. 2012

Ne vous fiez Jamais totalement aux critiques de cinéma

L’histoire est simple, tragique.
Quelques semaines avant la sortie en salle de Kabloonak, en 1994, est paru sur tous les écrans de France et de Navarre, un très grand navet hollywoodien sensé représenter le monde esquimau. La critique est unanime et porte au nue ce film (qui ne mérite même pas d’être cité !)
Mais le public qui s’est rendu en masse pour voir le navet n’est pas dupe, et quand quelques semaines plus tard, parait à son tour Kabloonak, il ne se laisse pas avoir une deuxième fois, boude le film (pour qui, en plus, la critique est encore unanime: Kabloonak est descendu en flèche !)
Résultat: Kabloonak est un fiasco financier, Claude Massot, qui a investi plusieurs années de sa vie, et une grande partie de ses économies, pour réaliser ce film, est en pleine dépression; il se suicide peu de temps après.
La boite de prod disparait, le film est saisi, et devient pratiquement introuvable, au point que, lorsque nous décidons de réunir les deux films, Nanook of the North et Kabloonak, dans une projection unique au Musée de l’Homme, pour les dix ans de la disparition de Claude Massot, le vide juridique est total: impossible d’avoir des autorisations de projeter.
Nous décidons malgré tout de maintenir la projection. La veille, je retrouve grâce à internet, les enfants de Claude Massot qui seront présents à cette soirée ; le pianiste Eric Leguen, qui a été pendant des années , le pianiste attitré de la famille Mélies, est un vieil ami des années spéléo, où nous avons usé bien des combinaisons… il me propose de projeter Nanook of the Norh, comme à la « belle époque », accompagné au piano..
.La soirée est mémorable, des 250 personnes, présentes ce soir là au Musée de l’Homme, beaucoup en repartiront la « larme à l’oeil »!
Depuis la « renaissance » de Kabloonak, presque une décennie s’est encore écoulée, le « navet » est tombé dans l’oubli… Kabloonak quant à lu, à rejoint « les Noces de Palo (Knud Rasmussen, 1933), de La saga des Inuit (5 films
de Jean Malaurie, 2007) et Atanarjuat (Zacharias Kunuk, 2001) qui ensembles constituent le patrimoine des grands
films ethnographiques polaires.

Kabloonak est maintenant vendu avec Nanok of the north (version 1927, sonorisée en anglais) (lien vers livres polaires) ; prochainement  devrait s’y ajouter une deuxième version, celle de 1922. (muette), accompagnée au piano (in live) par Erc Leuguen.

Jean Luc Albouy

11Jan. 2012

A propos de « under the pole » 3 mots de Thierry robert

C’est vrai que le film « On a Marché sous le Pôle » (qui a reçu 11 Prix dans les festivals Internationaux, glaçon d’Or 2011) a beaucoup été diffusé en télé et vu maintenant par la plupart d’entre vous, amoureux des films polaires, mais le voir sur grand écran, en Haute Définition, est une toute autre expérience! On est comme aspiré dans l’image, ça donne vraiment la sensation d’être embarqué dans l’expédition Deepsea Under The Pole et sous les glaces, on réalise vraiment la dimension de ces plongées! C’est quand même un autre monde, surtout lorsqu’on sait le mixage que ce film a reçu, Un mix très dynamique, digne du cinéma par Philippe Vaidie, un des cadors de France Télévisions. Et le public ne s’y trompe pas !. A voir absolument sur grand écran, même si vous croyez l’avoir déjà vu, il s’agit d’une toute autre expérience ! D’ailleurs ce n’est pas pour rien que ce film est en tournée en salle dans 30 pays (USA, Canada compris) dans le Banff World Tour, il s’y prête totalement ! »

En savoir plus sur Thierry Robert

06Jan. 2012

« Huis Clos Islandais » un film réalisé par Philippe Sauve,

productions Slava et H.S.R.A. 29 minutes, 2011

SYNOPSIS
Georges Nicolas, non-voyant depuis 1995, tente la traversée de l’Islande à pied, en compagnie de Philippe Sauve. Des champs de laves éjectées des volcans au pied du plus grand glacier d’Europe, le Vatnajökull, en passant par les désolants territoires des Highlands, Georges marche en butant sur chacun des cailloux jalonnant son chemin et ne distinguant du pays traversé qu’un décor en noir et blanc.

PORTRAIT – GEORGES NICOLAS et PHILIPPE SAUVE
Georges Nicolas est l’auteur d’un raid à chien de traîneau en Laponie finlandaise et le fondateur de l’association Handicap Sport Raid Aventure qui permet à des personnes mal voyantes de pratiquer des sports extrêmes : escalade, parapente… Il se consacre aujourd’hui à la préparation de plusieurs expéditions. Philippe Sauve voyage depuis près de 20 ans. Membre de la Société des Explorateurs Français, conférencier et réalisateur, il vit aujourd’hui dans le Var.

LA TRAVERSEE DE L’ISLANDE A PIED AVEC GEORGES NICOLAS, NON-VOYANT
Imaginez que vous marchez sur une route et que vous n’entendez que le son d’une canne blanche qui frappe le goudron. Imaginez que vous êtes parti traverser un pays : l’Islande, mais que de ce voyage vous ne verrez rien, ni le ciel ni la terre, aucun visage, aucun paysage. Cette maladie rare, nommée choroïdite multifocale bilatérale, évolutive, vous a rendu aveugle, et bientôt c’est à votre ouïe qu’elle s’en prendra. Ainsi, vous ne percevrez plus que dans le lointain les heurts de votre canne sur le bitume, le chant des torrents des cascades ou le son du vent fouettant votre visage. Que vous restera-t-il alors pour apprécier l’univers qui vous entoure ? Georges Nicolas est allé chercher la réponse à cette question au bout d’un effort surhumain, butant sur chacun des cailloux jalonnant son chemin, ne distinguant du pays traversé qu’un décor en noir et blanc.
Georges marche agrippé à mon bras comme il tient le harnais de sa chienne guide Thémis. Nous n’avons pas pu l’emmener avec nous pour cette expédition, car l’Islande met en quarantaine, aux frais des propriétaires, tout animal étranger. Je deviens les yeux de mon compagnon.
Je lui indique les obstacles du terrain et lui décris les zones visitées. Nous quittons la ville départ de notre voyage, nommée Husavik. L’air marin du port des pêcheurs islandais, venu de l’océan des baleines, où se confondent l’Atlantique Nord et la mer Arctique, s’attenue sur la route qui mène à l’intérieur des terres. Nous empruntons la piste F26 qui traverse l’Islande du Nord au Sud, sur près de 300 kilomètres.
Des champs de laves éjectées des volcans au pied du plus grand glacier d’Europe, le Vatnajökull, en passant par les désolants territoires des Highlands où ne peuvent survivre que les cailloux, lieux où se sont déroulés les entraînements des cosmonautes en partance pour la lune, nous marchons comme deux sherpas mal entraînés, portant une charge de 20 kilogrammes : le poids de notre autonomie constituée de nourritures lyophilisées et de l’équipement de campement.
L’automne n’a pas de feuilles à rougir en ces régions dépourvues de végétation. L’hiver y installe dés septembre son froid polaire. Les rivières des glaciers ne coulent plus assez pour remplir nos bouteilles. Nous puisons dans des marres croupissantes l’élément vital et le purifions avec l’aide de pastilles magiques, désinfectantes, appelées micro-pures.
Si au début de la marche la main de Georges agrippée à mon bras me déséquilibre, elle devient en quelques jours un véritable soutien. Nous faisons à présent corps dans notre avancée improbable. L’humour prend souvent le pas sur la fatigue : « Tu as de la chance de ne pas voir les immensités qu’il nous reste à franchir ! » dis-je à mon ami.
Je m’épuise psychologiquement en surveillant les cailloux placés sur le chemin de Georges, tandis qu’il s’épuise parce qu’il ne voit rien du chaos sous ses pieds. Au point qu’au sommet d’un col à 700 mètres, abrités des vents violents derrière un bloc, nous comprenons que la marche doit cesser. Après des crevasses au pied provoquées par le frottement de ses chaussures, voilà qu’une vilaine entorse à la cheville empêche mon équipier d’effectuer les 25 kilomètres journaliers. Ce n’est donc pas le manque de vision qui fait obstacle à notre avancée, ni même notre condition physique qui se renforce depuis notre départ, mais la solidité de nos pieds. « Maintenant, me dit Georges, tu voyages avec un aveugle boiteux ! »
Quelques jours de repos s’avèrent nécessaires. Cela nous oblige à abandonner l’idée de notre projet initial de traverser le pays à pied dans sa totalité. Mais qu’importent les distances accomplies. L’essentiel n’est-il pas ce voyage peu banal, vécu ensemble, avec nos deux perceptions différentes de ce drôle d’univers alentour, que nous pouvons partager. Cette différence de perception nous donne parfois l’impression de vivre cette aventure chacun de notre côté, comme si la non voyance de Georges nous séparait de mille lieux. Nous demeurons pourtant étroitement liés pour nous extraire ensemble des dunes lunaires.
Au bout de la piste F26, atteinte finalement grâce à l’aide d’un couple d’Islandais à bord de leur 4×4, la canne blanche de Georges reprend son toc-toc lancinant sur l’asphalte d’une route rectiligne qui mène à la mer du sud. Au pied des volcans Hekla et Eyjafjallajökull, en perpétuelle activité, ou sous les fumeroles des sources d’eau chaude, nous continuons d’avancer malgré les douleurs de l’entorse, et parvenons enfin à accomplir nos derniers kilomètres. ( près de 150 )
20 jours après notre départ, et le franchissement d’une vaste plage, le chahut des vagues inspire la fin du voyage. Au sommet d’une butte se profile à l’horizon la bande éblouissante de la mer agitée. Georges se tient à sa canne. A la senteur des effluves marins, il ne peut s’empêcher d’éclater en sanglots, tant l’effort pour atteindre ce but a été éprouvant.
Je lui demande alors : « Depuis que tu as perdu la vue en 1995, qu’est-ce qui t’aide à avancer ? » Il me répond : « Je continue de vivre et marche pour mes amis, ma famille, ma femme et ma petite-fille dont je ne connais pas le visage. Elle sera toujours une ombre… »

Philippe Sauve

05Jan. 2012

Le Pêcheur par Viatcheslav Semionov

Les 20 et 21 janvier prochain, le Festival International du Film Polaire présentera Le Pêcheur (Balyksyt) un film inédit, réalisé par le Iakoute Viatcheslav Semionov.

L’histoire est simple et touchante : en pays sakha, au coeur de la forêt sibérienne, un vieux pêcheur vit sur la rive d’un lac oublié. Fuyant les hommes, tel un ermite, il loue chaque jour les esprits pour la nourriture que la nature lui donne. Un jour, alors qu’il relève ses nasses, il aperçoit la tête d’un homme qui dépasse de l’eau. D’abord terrifié par la vision de cette tête coupée, il se rend compte que l’homme est vivant. Il décide de lui venir en aide…

Le film touche par sa sensibilité et son esthétisme. Même après avoir regardé le film trois fois, le spectateur découvre les clefs des métaphores liées aux éléments de la nature et savamment maîtrisées par le réalisateur. Interrogé sur sa passion du cinéma, Viatcheslav Semionov répond :
“Je suis né dans un village évenk de la région d’Aldan en Iakoutie. J’ai commencé à m’intéresser à l’image par le biais de la photographie : mon frère avait un appareil photo et je l’accompagnais partout. J’ai terminé les cours de cinéma de Naoumov à Moscou. Mes films de fiction s’inspirent des auteurs iakoutes dont j’aime mettre les oeuvres en image.
A travers mes films, j’aime montrer la diversité de la Iakoutie : celle de ses paysages, la montagne, la toundra… et celle de ses habitants. Pour les peuples du Nord, la règle est de s’entraider car un homme seul ne peut survivre aux conditions extrêmes de notre hiver polaire. Le quotidien de ces peuples est menacé et je considère comme ma mission de les filmer.
Malgré l’athéisme dans lequel il a été élevé au XXe siècle, le peuple sakha a conservé le sentiment que les esprits sont présents autour de nous et que dans la nature tout a une âme. Pourtant, aujourd’hui, l’être humain enfant de la nature, même en Iakoutie, a rompu la relation privilégiée qu’il avait avec son environnement. Le héros de mon film Balyksyt chérit la nature qui l’entoure et continue de vivre comme nos ancêtres. L’aigle-pêcheur qui incarne le double de mon héros est une métaphore de la préciosité de ses êtres qui savent vivre en harmonie avec la nature : comme ce pêcheur solitaire, l’aigle pêcheur est une espèce en voie de disparition…”

La projection de ce film sera l’occasion de découvrir le Grand Nord sibérien sous un nouveau jour, loin des stéréotypes qui en font le pays du goulag et des neiges éternelles.

La République Sakha (Iakoutie) s’étend dans l’Extrême-Orient russe sur un territoire équivalent aux 2/3 de l’Europe. Si le pays est riche en ressources naturelles, une grande partie de la population continue de vivre de l’élevage, de la pêche et de la chasse dans la taïga, la toundra et les montagnes. Les Sakhas (ou Iakoutes) représentent environ 350.000 sur les 950.000 habitants, dont beaucoup vivent aujourd’hui dans les treize villes de Iakoutie. Dans ce pays dont l’activité économique est essentiellement fondée sur l’élevage et l’industrie minière, le cinéma est un art nouveau qui se développe lentement grâce à l’enthousiasme de réalisateurs passionnés. A travers leurs oeuvres, ils montrent toutes les facettes d’une Iakoutie qui se nourrit des traditions des ancêtres pour construire l’avenir des générations futures.

Balyksyt est sous-titré et distribué par BOREALIA (www.borealia.eu)

04Jan. 2012

Interview du Taranaute Vincent Hilaire

En 2007-2008, j’ai embarqué  comme correspondant d’expédition à bord de la goélette Tara, dans le cadre de l’expédition « Tara Arctic ». En charge des reportages à bord pour « alimenter » le site internet des expéditions, j’ai vécu ainsi ma première nuit polaire.
Au cours des tournages, les dix équipiers prisonniers volontaires de la banquise, vivaient ensemble pour la majeure partie leur première grande aventure. Dans les rushs des tournages réalisés pour le site et les films scientifiques, j’ai pu capturer de nombreuses situations drôles et cocasses. Souvent parce que les « Taranautes », ces « polaires » prisonniers de cette glacionef, étaient totalement décomplexés devant la caméra profitant naturellement des ces instants uniques, aussi parce qu’ils étaient quelquefois en quête de moments de décompression dans ce huis clos polaire. La caméra était alors un regard complice qui prolongeait le mien.

« Strange Community » est donc  une parodie, une approche décalée et volontairement humoristique de notre épopée polaire. Du quotidien  d’une expédition scientifique.  Les sons, les scènes enregistrées et même les interviews ont été détournées de leur sens originel, appuyé par un commentaire qui montre  l’incompréhension dans laquelle cette expédition plonge le narrateur. Le montage et le choix des musiques et des sons très particuliers en assurent  l’alchimie finale. Le morceau d’accordéon a été enregistrée à bord de Tara, il est interprété par Samuel Audrain, qui était aussi le chef mécanicien du bord.
Il faut savoir enfin que pour ce film tourné et monté à bord, le choix de l’anglais s’est imposé pour permettre à l’équipage international d’accepter aussi l’idée de ce projet et sa réalisation. Il m’a fallu à peu près un mois en dehors des tâches quotidiennes du bord pour monter cet OCNI (objet cinématographique non identifié). C’est avant tout un clin d’œil décalé, un moment qui se veut différent des films scientifiques, artistiques ou documentaires qu’on voit le plus souvent sur les aventures polaires.
C’est enfin l’occasion de montrer aussi, avec un peu plus d’intimité, la vie quotidienne sur la banquise d’une communauté éphémère de femmes et d’hommes.

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09Déc. 2011

Le Festival International du Film Polaire arrive à Lyon en 2012

Samedi 21 et dimanche 22 janvier prochains, Grand Nord Grand Large, spécialiste des voyages polaires, vous propose une projection de 10 films en compétition, en présence de leurs réalisateurs. Cette rencontre unique entre le septième art et le monde polaire met en lumière des oeuvres originales, du cinéma Inuit contemporain aux récits d’explorations, en passant par des documentaires scientifiques et des chefs-d’oeuvre du film d’aventure.


Nicolas Vanier – Voyageur et parrain de Grand… par Grand_Nord_Grand_Large

Temps forts du festival :
Le film de l’expédition Tara («Voyage au coeur de la machine climatique»), «la Voie du Pôle» de Thierry Robert (lauréat du glaçon d’or 2010 avec «Under the pole») sur la tentative de la première traversée à la voile de l’océan glacial arctique, ou encore «Kabloonak» de Claude Massot.
Autre temps fort, la remise du glaçon d’or par le jury, le dimanche à 18 heures.
Voir le programme en détail

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22Fév. 2011

Grand succès pour le festival du film polaire

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Dimanche 27 février

Toute la matinée est réservée au professeur Jean Malaurie…Un très grand moment… »du grand Malaurie » !
L’après midi, films et montages audios non stop, le festival se termine sur un très beau film (qui obtient d’ailleurs le grand prix du public) : « Les  nomades du cercle polaire« , projeté en haute définition, et enfin les résultats.
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21Fév. 2011

Entretien avec Philippe Hercher, capitaine du manguier et inspirateur du film « De Corse en Alaska »

Film projeté au cinéma Le Grand Action Mardi 22 février à partir de 20h (plus d’infos sur www.festivalfilmpolaire.com)
De Corse en Alaska, d’une île à l’autre par la route des glaces… Le Manguier a réussi son pari de franchir le passage du Nord Est durant l’été 2009. Votre navire se trouve à Kodiak, en Alaska, vous préparez une nouvelle expédition en mer de Béring. C’est une mer froide, réputée difficile. Pourquoi cette destination ?
La mer de Béring est une mer riche d’une grande biodiversité sur laquelle il est important de porter notre attention. C’est un peu le vivier de l’Océan Pacifique.

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17Fév. 2011

Entretien avec Anne Aghion, réalisatrice du film « Ice People »

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Parlez-nous de votre film

C’est vraiment un film sur notre relation complexe avec la nature, et sur le besoin humain inné et créatif d’explorer, de découvrir et de comprendre. Le film avance au rythme de l’Antarctique et transmet des sensations extrêmes : l’isolement, l’immensité stupéfiante des paysages, les conditions claustrophobes de survie; la tranquillité du silence absolu mais aussi les hurlements de mort des blizzards.

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