Le blog de glace – Grand Nord Grand Large

Plus de 30 ans d'aventures polaires

Uncategorized

24Jan. 2019

L’hiver en 8 expressions québécoises

Nos amis québécois sont prolixes quand il s’agit d’évoquer l’hiver et ses plaisirs ! Les métaphores météorologiques sont légion. Certaines expressions sont même de véritables petits bijoux d’images qui prêtent à sourire. Petit lexique québécois de la froide saison.

Paysage hivernal, Bas-Saint-Laurent, Québec

 

« Il tombe des peaux de lièvre »

Lorsque la neige tombe en très gros flocons, elle rappelle le pelage des lièvres qui devient blanc en hiver.

 

« Enfiler des pelures »

S’habiller par couches pour se protéger efficacement du froid.

 

« Il fait frette »

Quand l’hiver est rude et qu’il fait plus froid que « froid », on use et abuse de ce superlatif.

 

« Avoir la guédille au nez »

Quand le rhume pointe le bout de son nez, la goutte n’est pas loin ! Cela signifie qu’il est grand temps de se moucher.

Chute blanche, Saint-Edmond-les-Plaines – Lac Saint-Jean, Québec

 

« Attacher sa tuque avec d’la broche »

Alerte tempête de neige ! Attachez bien votre tuque (bonnet) avec de la broche (lanières) pour ne pas qu’elle s’envole.

 

« On ne voit ni ciel ni terre »

Se dit lorsque la neige et le vent rendent la visibilité nulle ou presque.

 

« Être gelé comme une crotte »

De façon (très) imagée, avoir extrêmement froid.

 

« Pas chaud pour la pompe à l’eau »

 Un climat frisquet qui sera même perceptible par les organes génitaux.

Balade en traîneau à chiens, Saint-Edmond-les-Plaines, Lac Saint-Jean, Québec

Vous aussi, partez à la découverte du Québec :

16Jan. 2019

Ushuaïa, une porte ouverte sur l’aventure

Julie, de notre équipe Grand Nord Grand Large, est intarissable sur son voyage en Patagonie, dont elle revient tout juste ! Elle nous livre aujourd’hui son expérience à Ushuaïa, cette porte d’entrée vers l’aventure, la vraie.

Par les airs, par les eaux ou par la terre… Quelque soit le moyen de s’y rendre, l’arrivée à Ushuaia reste une aventure à part entière.

Vers la Laguna Esmeralda

Vers la Laguna Esmeralda

C’est par les terres que j’arrive, début décembre, au sud de l’île de Terre de feu, dans la ville du bout du monde. Près de douze heures de bus en partant de Punta Arenas. Douze heures qui passent à une vitesse folle, à admirer les paysages qui défilent, du grandiose détroit de Magellan, en passant par la pampa fuégienne…

C’est le soleil et le turquoise du lac Fagnano qui nous accueillent au sud de l’île lorsque le bus arrive à Tolhuin.

Puis, la route change. Le plat de la pampa disparaît pour laisser soudainement place aux montagnes et aux forêts. Les paysages et la route qui se tortille autour des reliefs me rappellent un peu les montagnes françaises, voire parfois même le Canada.

Port Ushuaia

Port Ushuaia

Enfin, la fameuse : Ushuaia, cette petite ville à flanc de montagne, en bordure du canal de Beagle. Sans doute pas la plus jolie des villes, mais un charme indéniable, une ambiance unique qui me touche immédiatement.

C’est un beau point de départ vers d’autres découvertes, des jolies randonnées que l’on peut faire en partant directement des rues ushuaienses, aux incroyables expéditions vers cette autre planète, de l’autre côté de l’océan Antarctique.

Vue depuis l'avion

Vue depuis l’avion

C’est par les airs que je quitte Ushuaia. Sur la péninsule, le décollage de l’unique piste de l’aéroport d’Ushuaia est impressionnant ; pas un passager n’ose ouvrir la bouche. Un dernier coup d’œil sur les paysages d’Ushuaia et de l’île Navarino, sur le Canal Beagle et les voiliers et bateaux d’expéditions sur le départ.

Il n’y a pas à dire, par les airs, par les eaux ou par la terre, le départ d’Ushuaia reste une aventure en elle-même.

Vous aussi, embarquez au départ d’Ushuaia, Entre Patagonie et cap Horn.

19Déc. 2018

La Route du Whisky

Certains vous diront que la route du whisky passe par les Highlands, ils auront raison. Mais notre parti pris est celui des whiskies tourbés au caractère affirmé, ceux que l’on trouve dans les Hébrides intérieures.

Notre préférence va à Islay, où nous pouvons mouiller dans le loch Indaal, au pied de la distillerie Bowmore. La visite se révèle très intéressante puisque nous assistons à la fabrication du whisky : de la germination du grain jusqu’à la distillation finale. Une visite de la cave est également réalisée et nous pouvons y voir certains fûts qui renferment des millésimes très anciens. Islay offre un grand choix de whisky parmi les plus connus : Lagavulin, Ardbeg, Caol Illa; Laphroaig …

Ile d'Islay, Ecosse

Ile d’Islay, Ecosse

Ce choix nous permet aussi – et surtout ! – de visiter l’une des plus belles régions d’Europe. La côte ouest de l’Ecosse recèle un nombre d’îles impressionnant. Au départ d’Arzal en Bretagne sud, nous ferons route rapidement vers le nord. Nous apprécierons l’ambiance de la navigation en haute mer, le rythme des quarts, les manœuvres de voile, nous apprendrons à utiliser les vents et les courants.

Après l’escale d’Islay, nous continuerons vers l’île de Jura et les belles randonnées dans le Loch Tarbert. Nous pourrons admirer les falaises de basalte de l’île Staffa, mouiller à Mull, Skye, Rum, Eigg. Le seul désagrément de ce voyage réside dans le choix des escales, il faudrait plus d’un été pour profiter de cette si belle région.

À bord de l'Algol, en Écosse

À bord de l’Algol, en Écosse

Irons-nous côté Est du Minch ou côté Ouest sur les traces de Peter May ? Sa trilogie a pour décor les Hébrides extérieures aux côtes très découpées par des lochs offrant de très nombreux mouillages.

Lors de cette croisière, nous choisirons les escales au gré de nos envies, qui seront souvent guidées par la météo !

Alors… Une envie de partir à l’aventure sur La Route du Whisky ?

08Nov. 2018

Interview avec Céline Clément-Chastel

Céline Clément-Chastel est assistante chef d’expédition sur la croisière « Aux confins de l’Antarctique« , à bord du Plancius.

Céline Clément Chastel

Céline Clément Chastel

Qu’est-ce qui vous a poussée à vous intéresser aux manchots ?

Depuis des années maintenant, mon travail est de faire connaître les régions polaires à différents publics et de promouvoir les sciences polaires. Les animaux sont une excellente porte d’entrée vers ce milieu, surtout pour les plus jeunes. Les manchots sont des oiseaux emblématiques du Grand Sud. Très attachants, leur étude est passionnante et permet, en plus, d’aborder des questions plus larges sur l’évolution du climat, la biodiversité et la protection de l’environnement. Ces questions cruciales pour l’avenir de nos enfants me tiennent particulièrement à cœur.

Manchots à jugulaire et Adélie

Manchots à jugulaire et Adélie

Quelle est votre expérience sur le terrain ?

J’ai beaucoup travaillé sur des oiseaux en arctique (mouettes tridactyles, guillemots, mergules nains) pour étudier leurs capacités d’adaptation aux variations de leur environnement. J’ai également eu la chance de me rendre en Péninsule antarctique pour faire des comptages d’oiseaux et de mammifères marins en mer, dans le passage de Drake, et de participer au recensement de colonies à terre sur la terre de Graham.

Est-ce que les manchots sont sensibles aux changements climatiques ?

D’une manière générale, le recensement et le dénombrement des colonies de manchots se sont intensifiés au niveau international afin de donner une meilleure idée des dynamiques démographiques. De nombreuses colonies de manchots empereurs ont d’ailleurs été découvertes puis suivies grâce à l’imagerie satellite. Ces études ont malheureusement permis de dire que de nombreuses espèces sont en déclin. Ce dernier est dû à une difficulté d’adaptation aux variations climatiques. Des projections ont même annoncé la disparition des manchots empereurs d’ici à 100 ans !

Le long de la terre de Graham

Le long de la terre de Graham

Evolution des connaissances depuis les 20 dernières années ?

En complément des études démographiques à long terme, les différentes espèces de manchots ont été étudiées sous toutes leurs coutures par des équipes de scientifiques de nombreuses nations ! Plusieurs laboratoires français participent à cet effort de recherche.

L’évolution des technologies a permis de suivre les oiseaux en mer, hors des colonies ! Des appareils électroniques de plus en plus petits permettent de savoir où les oiseaux vont pendant l’hiver, en dehors de la période de reproduction. Par exemple, pour les gorfous, des populations différentes (Crozet et Kerguelen) de cette même espèce, ne fréquentent pas du tout les mêmes eaux. Cela peut avoir de l’importance pour appliquer des mesures de protection sur cette espèce.

Le rapt de poussin. Si, si, cela existe ! Des manchots empereurs, en échec reproducteur, kidnappent/adoptent temporairement des poussins qui ne sont pas à eux. Ce serait une conséquence inattendue du maintien des taux élevés de prolactine (l’hormone des soins parentaux).

Les femelles de manchot Adélie acceptent des copulations avec des mâles en échange de cailloux pour le nid.

Autre découverte étonnante, une molécule (la sphéniscine1) est produite dans le ventre du manchot royal mâle. C’est un peptide antibactérien et antifongique qui lui permet de conserver sur plusieurs semaines les aliments qu’il rapporte à son petit. Elle est notamment active contre certains micro-organismes pathogènes pour l’homme !

Le long de la terre de Graham

Le long de la terre de Graham

Des études d’acoustique ont déterminé que malgré le brouhaha incessant des énormes colonies, les manchots, de retour d’une partie de pêche de plusieurs semaines, sont capables de reconnaître leur partenaire et leur poussin dans des foules de plusieurs milliers d’individus qui chantent ! En effet, chaque individu possède une signature vocale unique !

La fameuse tortue que forment les manchots quand le blizzard est trop fort permet d’économiser de l’énergie (mesurée par des enregistreurs d’activité). Sa formation est basée sur des stratégies individuelles égoïstes pour l’accès à la chaleur.

Une anecdote…

Alors que je posais pour une photo devant une colonie de manchots Adélie, un individu, très curieux, s’est approché du photographe et a donné un coup de bec sur l’objectif !! Nous aurions peut-être dû demander une autorisation pour la photo ?!

A vous de jouer…

Partez, vous aussi, pour une aventure fabuleuse à bord du Plancius, sur les traces du commandant Charcot : découvrez notre croisière aux confins de l’Antarctique. Les prochains départs ont lieu les 07/01/2019 et 05/02/2019.

15Juil. 2016

Cap au sud de l’Islande !

© Victor Labarre - geyser - Sud de l'Islande

La saga du récit de Victor en Islande se termine avec ce 3e article consacré au sud de l’Islande. 

« Après avoir découvert le nord et l’est de l’Islande, il est temps de changer une nouvelle fois d’ambiance en arpentant le sud du pays. Dans cette région, vous pouvez embrasser d’un coup d’œil tout ce que peux-vous proposer l’Islande en termes de paysages.

Sortez de votre voiture, levez les yeux et observez. Par beau temps, sous le ciel bleu, votre regard commence par se poser sur la calotte polaire du Vatnajökull. Suivez en les contours pour arriver aux premiers sommets Islandais, qui, selon votre position, proposent une palette de couleurs considérable. Des montagnes rhyolitiques aux couleurs qui tirent vers l’orange, aux volcans de lave noire, à ceux dont la mousse verte en recouvre la surface, une explosion de couleurs se présente à votre regard.
Lire la suite…

07Nov. 2013

Conférence sur la géopolitique du Grand Nord circumpolaire

Canadian CoastNEW

Dans le cadre des soirées du Cercle Polaire, Grand Nord Grand Large et le Cercle Polaire vous proposent le mardi 12 novembre une soirée conférence-débat avec Michel Rocard, Ambassadeur des Pôles, ancien Premier Ministre, autour du thème : « Géopolitique du Grand Nord circumpolaire ». Lire la suite…

30Oct. 2012

Ipiutaq guest farm

Il y a quelques semaines nous vous proposions de devenir le temps de quelques mois un fermier du Groenland.

Agathe, membre de la famille d’accueil, vient de nous informer qu’une personne a été trouvée. Avec son accord, nous vous faisons part de son message : Lire la suite…

30Nov. 2010

Conférence  » Balade antarctique au pays des manchots »


Marie Foucard découvre l´Antarctique en famille, à bord de son voilier. Fascinée par le monde particulier du Grand Sud, elle réside 8 années à Ushuaïa. C´est avec le regard d´une navigatrice-écrivain quelle nous emmène au pays des icebergs et des manchots, là où on ne peut aborder que par la mer.

Les manchots débarquent certainement dans votre ville ou près de chez vous, alors n’hésitez pas à vous inscrire :
A Bordeaux le 11 janvier, inscrivez-vous ici
A Marseille 12 janvier, inscrivez-vous ici
A Nantes le 18 janvier, inscrivez-vous ici
A Rennes le 19 janvier, inscrivez-vous ici
A Rouen le 20 janvier, inscrivez-vous ici
A Nice le 27 janvier, inscrivez-vous ici

23Avr. 2010

Ipiutaq guest farm, Groenland Sud…détente et menu gourmet dans une nature somptueuse au bout du monde…


Située le long du fjord principal reliant Narsarsuaq – l´aéroport international du Sud du pays -aux villes de Narsaq puis Qaqortoq, Ipiutaq guest farm offre une grande diversité de paysages, des hauts pics enneigés, torrents et chutes d´eau aux longues plages rocheuses et verts pâturages.
En savoir plus sur Ipiutaq Guest Farm (pdf 270ko)

Un moyen de rencontre au Groenland : la cuisine – en savoir plus (pdf 185ko)

Découvrez la recette du délicieux gâteau aux pommes et à la rhubarbe d’Agathe (pdf 100ko)

Des recettes, encore des recettes en français ? (pdf 30ko)

Plus d’infos sur ce voyage Voir plus de photos (pdf 2.42Mo)

20Avr. 2010

Kayak au Spitzberg, Alkhornet


Découvrez l’un des plus beaux sites d’Isfjord, occupé par d’importantes colonies d’oiseaux (mouettes tridactyles et guillemots de Brünnich). Ce séjour s’adresse à tous ceux que l’expérience du milieu arctique attire, mais dont le caractère sportif et engagé d’une expédition à pied ou en kayak rebute…

Lire la suite…