Le blog de glace – Grand Nord Grand Large

Plus de 30 ans d'aventures polaires

08Fév. 2019

Un voyage en raid à ski au Spitzberg ? Victor vous dit tout.

Comment se déroule un raid à ski au Spitzberg ?

 

Quel que soit l’itinéraire, le principe reste le même : on démonte le campement le matin pour progresser en ski et pulka la journée, et on remonte le camp le soir. Ce qui change, en revanche, c’est le type de paysages traversés, la météo, l’observation de la faune… Progresser en itinérance a quelque chose d’unique, on a conscience que l’on ne passera qu’une seule fois à cet endroit, ce qui nous pousse à en profiter au maximum.

Geerdalen, Spitzberg, Norvège

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24Jan. 2019

L’hiver en 8 expressions québécoises

Nos amis québécois sont prolixes quand il s’agit d’évoquer l’hiver et ses plaisirs ! Les métaphores météorologiques sont légion. Certaines expressions sont même de véritables petits bijoux d’images qui prêtent à sourire. Petit lexique québécois de la froide saison.

Paysage hivernal, Bas-Saint-Laurent, Québec

 

« Il tombe des peaux de lièvre »

Lorsque la neige tombe en très gros flocons, elle rappelle le pelage des lièvres qui devient blanc en hiver.

 

« Enfiler des pelures »

S’habiller par couches pour se protéger efficacement du froid.

 

« Il fait frette »

Quand l’hiver est rude et qu’il fait plus froid que « froid », on use et abuse de ce superlatif.

 

« Avoir la guédille au nez »

Quand le rhume pointe le bout de son nez, la goutte n’est pas loin ! Cela signifie qu’il est grand temps de se moucher.

Chute blanche, Saint-Edmond-les-Plaines – Lac Saint-Jean, Québec

 

« Attacher sa tuque avec d’la broche »

Alerte tempête de neige ! Attachez bien votre tuque (bonnet) avec de la broche (lanières) pour ne pas qu’elle s’envole.

 

« On ne voit ni ciel ni terre »

Se dit lorsque la neige et le vent rendent la visibilité nulle ou presque.

 

« Être gelé comme une crotte »

De façon (très) imagée, avoir extrêmement froid.

 

« Pas chaud pour la pompe à l’eau »

 Un climat frisquet qui sera même perceptible par les organes génitaux.

Balade en traîneau à chiens, Saint-Edmond-les-Plaines, Lac Saint-Jean, Québec

Vous aussi, partez à la découverte du Québec :

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24Jan. 2019

Rencontre avec Michel, installé à Tinitequilaaq, au Groënland

Avant de partir en territoire inuit hors des sentiers battus, plongez vous dans ces Questions/Réponses avec Michel, installé à Tinitequilaaq depuis des années !

Depuis quand vis-tu au Groenland, à Tinitequilaaq ?

Je vis dans le petit village de Tiniteteqilaaq (80 habitants environ) depuis 2001.

Peux-tu nous dire ce qui t’a poussé à partir à Tinitequilaaq, et surtout, pourquoi tu n’en es jamais reparti ?

Mon arrivée au Groenland résulte en fait d’un énorme hasard ! Un contact que j’avais sur place m’a proposé de venir passer un mois dans le pays pour m’occuper de ses chiens de traîneau tandis que lui partait en vacances en France. J’ai tout de suite aimé l’endroit. A l’époque, je faisais de la photo et l’idée m’est venue de faire un reportage photo sur ce petit village de Tinitequilaaq, ses habitants et leur mode vie. Je suis donc resté 1 an à travailler sur ce projet et, à l’issue de cette période, j’ai décidé de prolonger mon séjour… et j’y suis encore !

Mes déplacements en traîneau à chiens

Mes déplacements en traîneau à chiens

On me pose souvent la question : « Pourquoi as-tu choisi de vivre au Groenland ? Et plus précisément dans un village si isolé, toi qui est originaire de Marseille ? »

Pour être honnête, les raisons sont multiples ! D’abord, je n’ai rien contre la France, c’est un pays que j’aime, simplement, la vie dans ce village me correspond mieux. La nature grandiose, sa puissance, les paysages fantastiques et époustouflants, les Inuits et leur culture, une grande tranquillité et liberté, sont les raisons principales de mon choix.

Depuis 18 ans que je vis sur Tinitequilaaq, je suis retourné une fois en France pour une petite dizaine de jours, c’était bien, mais le Groenland m’a beaucoup manqué…

A quoi ressemble ta vie aujourd’hui au Groenland ?

Je vis comme les Inuits ! Je chasse pour me nourrir, tout comme mes proches et amis ainsi que mes 16 chiens de traîneau. La chasse, qui est un mode de vie ancestral au Groenland, est le seul moyen d’avoir de la nourriture fraîche et adaptée au climat. En revanche, elle ne permet pas de régler financièrement ses dépenses : il faut avoir une autre activité. Comme plusieurs Inuits, cette activité est le tourisme. Le tourisme me permet de montrer cet endroit magnifique aux visiteurs. Notre région est l’une des plus belles du Groenland. C’est aussi un échange agréable car les voyageurs français que je reçois me parlent de la France, ce qui est assez plaisant et me convient parfaitement !

As-tu remarqué depuis ton arrivée des changements au niveau du climat ?

Depuis 18 ans que je vis ici, le climat a bien changé ! La tendance est indéniablement au réchauffement : les fjords gèlent moins ou plus tardivement. D’une manière générale, les saisons sont un peu décalées. L’hiver, le temps est stable, puis ne l’est plus : on a parfois beaucoup de glaces dérivantes qui peuvent perturber la navigation ; ou au contraire, très peu de glaces. C’est un peu déconcertant et imprévisible. Il faut donc être bien attentif, mais ce n’est pas du tout un problème car ici nous vivons au jour le jour et c’est la nature qui dicte nos décisions. Le plus gros changement sur Tinitequilaaq étant sur le fjord Sermilik, qui est immense, et qui chaque hiver gèle systématiquement. Ce n’est plus le cas à présent, seuls les fjords annexes au Sermilik gèlent.

Comment les Inuits voient-ils le changement climatique ?

Nos amis journalistes qui viennent l’été veulent souvent savoir si les changements climatiques qui sont très visibles au Groenland, rendent la vie plus difficile aux inuits. Les inuits n’ont pas tendance à se plaindre, ce n’est pas dans leur culture. Ils s’adaptent aux changements, il fait un peu plus chaud et ce n’est pas vraiment un problème pour eux… Lorsqu’on évolue à traîneau sur des fjords gelés, en montagne ou que l’on navigue entre les icebergs et les glaces dérivantes du Pôle nord, il a toujours fallu s’adapter au terrain et au climat…

Les inuits qui ne sont plus sur le terrain et qui ont une vie plus « aseptisée » avec un travail dans un bureau par exemple et des horaires fixes pourront peut être se plaindre un peu qu’il fait trop chaud l’été…

Peux-tu nous confier le meilleur souvenir de ta vie Groenlandaise ?

Mes très bons souvenirs ici sont multiples, en citer un en particulier semble difficile ! Un bon souvenir qui me revient : c’était un jour de décembre où tous les chasseurs chassaient en bateau juste devant le village. Tout le monde était réuni dans une toute petite zone d’une bonne centaine de mètres carrés, car le fjord Sermilik était très encombré en glace et allait devenir inaccessible durant de nombreuses semaines suite à l’englacement qui augmentait heure après heure. Nous étions tous en attente de voir un phoque depuis des heures et la nuit commençait à tomber. Puis, un gros phoque barbu a fait surface, mais il était très loin et faisait surface par intermittence, caché derrière une glace. J’ai tenté ma chance pour le prendre et j’ai fait un tir exceptionnel, peut-être mon meilleur tir à ce jour ! De retour au village, les autres chasseurs m’ont ensuite aidé à le ramener près de chez moi, car ce phoque ne faisait pas loin de 300 kg. Puis, il y a eu un partage de la viande avec tout le monde. Ce fut le dernier phoque pris durant plusieurs semaines, ce partage ayant d’autant plus d’importance. Un très bon souvenir parmi tant d’autres !

As-tu des anecdotes à nous donner ?

Lorsque je suis arrivé sur Tinitequilaaq, j’avais été surpris par la réponse d’une Inuit qui avait du mal à se rappeler de son âge, lorsque je lui ai posé la question. Quelques années plus tard, il en était de même pour moi, le temps n’a pas la même influence ici.

Un point intéressant est aussi la très grande tolérance des Inuits, tous sujets confondus. C’est très surprenant pour un endroit si isolé et quand même bien coupé des médias. C’est, je pense, dû à un trait de leur culture.

Un autre point impressionnant est la résistance et la ténacité des Inuits à ne jamais baisser les bras.

Une autre anecdote ! Un jour, suite à une tempête, le bateau d’un chasseur avait coulé au port, et celui-ci était hilare. J’étais interloqué de le voir ainsi  rire du fait que son bateau avec tout son matériel se trouvait au fond de l’eau. La situation ne lui était pas plaisante du tout, mais il préférait en rire, c’était bien plus positif pour lui et ceux qui étaient là, que de se plaindre. Il a ensuite tout mis hors de l’eau et tout remis en état.

Il faut vraiment que ce soit très grave pour qu’un Inuit n’ait pas le sourire, ce sont des gens très souriants, ils rient beaucoup…et de tout !

Alors… Une envie de voyage au Groenland, à la découverte du mode de vie des Inuits ?

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16Jan. 2019

Ushuaïa, une porte ouverte sur l’aventure

Julie, de notre équipe Grand Nord Grand Large, est intarissable sur son voyage en Patagonie, dont elle revient tout juste ! Elle nous livre aujourd’hui son expérience à Ushuaïa, cette porte d’entrée vers l’aventure, la vraie.

Par les airs, par les eaux ou par la terre… Quelque soit le moyen de s’y rendre, l’arrivée à Ushuaia reste une aventure à part entière.

Vers la Laguna Esmeralda

Vers la Laguna Esmeralda

C’est par les terres que j’arrive, début décembre, au sud de l’île de Terre de feu, dans la ville du bout du monde. Près de douze heures de bus en partant de Punta Arenas. Douze heures qui passent à une vitesse folle, à admirer les paysages qui défilent, du grandiose détroit de Magellan, en passant par la pampa fuégienne…

C’est le soleil et le turquoise du lac Fagnano qui nous accueillent au sud de l’île lorsque le bus arrive à Tolhuin.

Puis, la route change. Le plat de la pampa disparaît pour laisser soudainement place aux montagnes et aux forêts. Les paysages et la route qui se tortille autour des reliefs me rappellent un peu les montagnes françaises, voire parfois même le Canada.

Port Ushuaia

Port Ushuaia

Enfin, la fameuse : Ushuaia, cette petite ville à flanc de montagne, en bordure du canal de Beagle. Sans doute pas la plus jolie des villes, mais un charme indéniable, une ambiance unique qui me touche immédiatement.

C’est un beau point de départ vers d’autres découvertes, des jolies randonnées que l’on peut faire en partant directement des rues ushuaienses, aux incroyables expéditions vers cette autre planète, de l’autre côté de l’océan Antarctique.

Vue depuis l'avion

Vue depuis l’avion

C’est par les airs que je quitte Ushuaia. Sur la péninsule, le décollage de l’unique piste de l’aéroport d’Ushuaia est impressionnant ; pas un passager n’ose ouvrir la bouche. Un dernier coup d’œil sur les paysages d’Ushuaia et de l’île Navarino, sur le Canal Beagle et les voiliers et bateaux d’expéditions sur le départ.

Il n’y a pas à dire, par les airs, par les eaux ou par la terre, le départ d’Ushuaia reste une aventure en elle-même.

Vous aussi, embarquez au départ d’Ushuaia, Entre Patagonie et cap Horn.

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19Déc. 2018

La Route du Whisky

Certains vous diront que la route du whisky passe par les Highlands, ils auront raison. Mais notre parti pris est celui des whiskies tourbés au caractère affirmé, ceux que l’on trouve dans les Hébrides intérieures.

Notre préférence va à Islay, où nous pouvons mouiller dans le loch Indaal, au pied de la distillerie Bowmore. La visite se révèle très intéressante puisque nous assistons à la fabrication du whisky : de la germination du grain jusqu’à la distillation finale. Une visite de la cave est également réalisée et nous pouvons y voir certains fûts qui renferment des millésimes très anciens. Islay offre un grand choix de whisky parmi les plus connus : Lagavulin, Ardbeg, Caol Illa; Laphroaig …

Ile d'Islay, Ecosse

Ile d’Islay, Ecosse

Ce choix nous permet aussi – et surtout ! – de visiter l’une des plus belles régions d’Europe. La côte ouest de l’Ecosse recèle un nombre d’îles impressionnant. Au départ d’Arzal en Bretagne sud, nous ferons route rapidement vers le nord. Nous apprécierons l’ambiance de la navigation en haute mer, le rythme des quarts, les manœuvres de voile, nous apprendrons à utiliser les vents et les courants.

Après l’escale d’Islay, nous continuerons vers l’île de Jura et les belles randonnées dans le Loch Tarbert. Nous pourrons admirer les falaises de basalte de l’île Staffa, mouiller à Mull, Skye, Rum, Eigg. Le seul désagrément de ce voyage réside dans le choix des escales, il faudrait plus d’un été pour profiter de cette si belle région.

À bord de l'Algol, en Écosse

À bord de l’Algol, en Écosse

Irons-nous côté Est du Minch ou côté Ouest sur les traces de Peter May ? Sa trilogie a pour décor les Hébrides extérieures aux côtes très découpées par des lochs offrant de très nombreux mouillages.

Lors de cette croisière, nous choisirons les escales au gré de nos envies, qui seront souvent guidées par la météo !

Alors… Une envie de partir à l’aventure sur La Route du Whisky ?

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26Nov. 2018

En direct de la mer de Weddell

La semaine dernière, les passagers du bateau d’expédition Ortelius ont vécu une expérience incroyable en mer de Weddell. Par des conditions exceptionnelles : mer calme, journée ensoleillée, sans vent, les hélicoptères ont pu démarrer leurs opérations de débarquement sur la banquise à proximité de Snow Hill et tous les passagers se sont rendus à terre à proximité de la colonie de manchots empereurs, pour contempler les jeunes poussins et les adultes.

Observation des manchots

Observation des manchots

Tout le monde était heureux de pouvoir bénéficier de conditions optimums. Les glaciers environnants étincelants complétaient le décor, avec des icebergs échoués aux sculptures les plus saisissantes.

Plus de 2000 manchots étaient rassemblés sur la colonie, pas du tout inquiétés par la présence de ces nouveaux observateurs. Certains téméraires se sont enhardis à venir s’approcher des étranges visiteurs qu’ils avaient en face d’eux, rendant le spectacle inoubliable.

Rencontres inoubliables, pleines de curiosité

Rencontres inoubliables, pleines de curiosité

La navigation a ensuite repris en direction des Shetland du Sud pour découvrir d’autres familles de manchots, tels que les Papou, Jugulaires et Adélie. Le bateau vient maintenant de mettre le cap sur la Terre de Feu pour terminer sa navigation à Ushuaia le 29/11.

Vous aussi, partez à la recherche des manchots empereurs, admirez les spectaculaires icebergs et faites-vous déposer en hélicoptère sur la banquise avec notre croisière en mer de Weddell.

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23Nov. 2018

La beauté des neiges québécoises en traîneau à chiens

Au Québec, les premières gelées figent la nature et annoncent l’arrivée de l’hiver.

Les espaces sauvages du Québec, aux commandes de votre attelage

Les espaces sauvages du Québec, aux commandes de votre attelage.

 

La forêt boréale, recouverte de manteau blanc scintillant, défile au rythme des entraînements des chiens de traîneaux. Nos malamutes, croisés nordiques et Alaskans, excités par le froid sont fin prêts à vous accueillir cet hiver à bord de leurs traîneaux.

Toute notre équipe de mushers et les chiens n’attendent que vous pour vous faire vivre des moments inoubliables en parfaite harmonie avec la nature, en oubliant le stress et le bruit du quotidien.

Vos compagnons sont des chiens endurants et rapides : l'idéal pour une expérience plus sportive.

Vos compagnons sont des chiens endurants et rapides : l’idéal pour une expérience plus sportive.

 

Une réelle bouffée d’air frais qui vous reconnectera à l’essentiel, mais surtout à vous même !

Vous souhaitez découvrir les grands espaces enneigés au cœur de la forêt boréale et vivre une expérience inédite ?

Nous vous proposons plusieurs aventures inoubliables :

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14Nov. 2018

A bord du Noorderlicht : baleines et aurores boréales

Aymeric, chef de produit croisière chez Grand Nord Grand Large, est actuellement à bord du Noorderlicht. Il nous a fait parvenir quelques nouvelles, voici son récit de voyage.

Navigation à bord du Noorderlicht

Navigation à bord du Noorderlicht

« Nous avons embarqué à bord de la goélette « Noorderlicht » samedi soir, à Tromsø, sous un ciel illuminé par nos premières aurores boréales. Le lendemain, nous avons navigué toute la journée. Le troisième jour, nous avons eu la chance d’observer des baleines et des orques. Une baleine a même sauté entièrement hors de l’eau devant nous, c’était spectaculaire !

A la nuit tombée, nous avons accosté près d’une ferme à saumons pour faire une courte ballade dans les environs. Les nuages étant également au rendez-vous, nous n’avons malheureusement pas pu voir d’aurore boréale.

Le quatrième jour, nous avons cherché d’autres groupes de mammifères, mais sans succès ! Nous sommes retournés au même endroit que la veille, où nous avions été plus chanceux…et cela a payé : nous avons à nouveau pu observer de nombreux animaux. La météo se dégradant, nous avons fait route vers l’Ouest.

Le Noorderlicht dans la région de Tromso - Norvège

Le Noorderlicht dans la région de Tromso

Après avoir navigué jusqu’à une usine de crevettes, nous avons accosté à proximité de cette dernière. Nous avons amarré et fait une petite balade nocturne.

Le lendemain, nouvelle balade, matinale cette fois ! Nous sommes allés à un point de vue plus en hauteur afin d’avoir une vue plus global sur les environs, puis sommes ensuite repartis, en direction de l’Est. A la bonne surprise générale, un petit vent de travers nous a permis de hisser les voiles, une expérience fabuleuse. Puis, le vent soufflant trop fort pour pouvoir faire des observations animalières, nous cherchons donc un lieu pour randonner ! »

Vous aussi, partez observer les baleines et aurores boréales au départ de Tromsø !

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08Nov. 2018

Interview avec Céline Clément-Chastel

Céline Clément-Chastel est assistante chef d’expédition sur la croisière « Aux confins de l’Antarctique« , à bord du Plancius.

Céline Clément Chastel

Céline Clément Chastel

Qu’est-ce qui vous a poussée à vous intéresser aux manchots ?

Depuis des années maintenant, mon travail est de faire connaître les régions polaires à différents publics et de promouvoir les sciences polaires. Les animaux sont une excellente porte d’entrée vers ce milieu, surtout pour les plus jeunes. Les manchots sont des oiseaux emblématiques du Grand Sud. Très attachants, leur étude est passionnante et permet, en plus, d’aborder des questions plus larges sur l’évolution du climat, la biodiversité et la protection de l’environnement. Ces questions cruciales pour l’avenir de nos enfants me tiennent particulièrement à cœur.

Manchots à jugulaire et Adélie

Manchots à jugulaire et Adélie

Quelle est votre expérience sur le terrain ?

J’ai beaucoup travaillé sur des oiseaux en arctique (mouettes tridactyles, guillemots, mergules nains) pour étudier leurs capacités d’adaptation aux variations de leur environnement. J’ai également eu la chance de me rendre en Péninsule antarctique pour faire des comptages d’oiseaux et de mammifères marins en mer, dans le passage de Drake, et de participer au recensement de colonies à terre sur la terre de Graham.

Est-ce que les manchots sont sensibles aux changements climatiques ?

D’une manière générale, le recensement et le dénombrement des colonies de manchots se sont intensifiés au niveau international afin de donner une meilleure idée des dynamiques démographiques. De nombreuses colonies de manchots empereurs ont d’ailleurs été découvertes puis suivies grâce à l’imagerie satellite. Ces études ont malheureusement permis de dire que de nombreuses espèces sont en déclin. Ce dernier est dû à une difficulté d’adaptation aux variations climatiques. Des projections ont même annoncé la disparition des manchots empereurs d’ici à 100 ans !

Le long de la terre de Graham

Le long de la terre de Graham

Evolution des connaissances depuis les 20 dernières années ?

En complément des études démographiques à long terme, les différentes espèces de manchots ont été étudiées sous toutes leurs coutures par des équipes de scientifiques de nombreuses nations ! Plusieurs laboratoires français participent à cet effort de recherche.

L’évolution des technologies a permis de suivre les oiseaux en mer, hors des colonies ! Des appareils électroniques de plus en plus petits permettent de savoir où les oiseaux vont pendant l’hiver, en dehors de la période de reproduction. Par exemple, pour les gorfous, des populations différentes (Crozet et Kerguelen) de cette même espèce, ne fréquentent pas du tout les mêmes eaux. Cela peut avoir de l’importance pour appliquer des mesures de protection sur cette espèce.

Le rapt de poussin. Si, si, cela existe ! Des manchots empereurs, en échec reproducteur, kidnappent/adoptent temporairement des poussins qui ne sont pas à eux. Ce serait une conséquence inattendue du maintien des taux élevés de prolactine (l’hormone des soins parentaux).

Les femelles de manchot Adélie acceptent des copulations avec des mâles en échange de cailloux pour le nid.

Autre découverte étonnante, une molécule (la sphéniscine1) est produite dans le ventre du manchot royal mâle. C’est un peptide antibactérien et antifongique qui lui permet de conserver sur plusieurs semaines les aliments qu’il rapporte à son petit. Elle est notamment active contre certains micro-organismes pathogènes pour l’homme !

Le long de la terre de Graham

Le long de la terre de Graham

Des études d’acoustique ont déterminé que malgré le brouhaha incessant des énormes colonies, les manchots, de retour d’une partie de pêche de plusieurs semaines, sont capables de reconnaître leur partenaire et leur poussin dans des foules de plusieurs milliers d’individus qui chantent ! En effet, chaque individu possède une signature vocale unique !

La fameuse tortue que forment les manchots quand le blizzard est trop fort permet d’économiser de l’énergie (mesurée par des enregistreurs d’activité). Sa formation est basée sur des stratégies individuelles égoïstes pour l’accès à la chaleur.

Une anecdote…

Alors que je posais pour une photo devant une colonie de manchots Adélie, un individu, très curieux, s’est approché du photographe et a donné un coup de bec sur l’objectif !! Nous aurions peut-être dû demander une autorisation pour la photo ?!

A vous de jouer…

Partez, vous aussi, pour une aventure fabuleuse à bord du Plancius, sur les traces du commandant Charcot : découvrez notre croisière aux confins de l’Antarctique. Les prochains départs ont lieu les 07/01/2019 et 05/02/2019.

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08Nov. 2018

Aux confins de l’Antarctique

L’Antarctique reste la région la moins visitée, la plus préservée et certainement la plus fascinante du monde polaire. A bord du bateau d’expédition polaire, loin des circuits classiques, découvrez la faune exceptionnelle et les immenses icebergs qui jalonnent la route du navire. Plus que quelques mois avant le départ de cette croisière unique au cœur de la péninsule Antarctique, du 5 au 19 février 2019.

Le « Plancius » mettra alors le cap vers ce territoire de l’extrême, pour naviguer dans le sillage des baleines à bosses, des manchots, phoques et otaries. Vous plongerez aussi au cœur de l’histoire, en débarquant sur les lieux d’hivernage du Commandant Jean-Baptiste Charcot ou d’Adrien de Gerlache.

Baleine à bosse, Antarctique

Baleine à bosse, Antarctique

Pour vous aider à préparer votre voyage en Antarctique, voici quelques informations fournies par l’équipe « Croisière » :

L’équipage à bord d’un bateau d’expédition :

La centaine de passagers est encadrée par 45 membres d’équipage, inclus 1 chef d’expédition ; 7 guides-naturalistes et 1 médecin. Une dizaine de nationalités sont regroupées autour du capitaine, du maître d’hôtel et du chef mécanicien. Polonais, Hollandais, Indonésiens, Allemands, Écossais, Anglais, Russes et Ukrainiens se partagent les différents postes de la passerelle en passant par la machine, hôtellerie et le dispensaire. C’est une véritable ville flottante avec sa hiérarchie, ses règles, ses codes qui accueillent les passagers.

A vous de jouer…

Partez, vous aussi, pour une aventure fabuleuse à bord du Plancius, sur les traces du commandant Charcot : découvrez notre croisière aux confins de l’Antarctique. Les prochains départs ont lieu les 07/01/2019 et 05/02/2019.

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