Le blog de glace – Grand Nord Grand Large

Plus de 30 ans d'aventures polaires

08Nov. 2018

Aux confins de l’Antarctique

L’Antarctique reste la région la moins visitée, la plus préservée et certainement la plus fascinante du monde polaire. A bord du bateau d’expédition polaire, loin des circuits classiques, découvrez la faune exceptionnelle et les immenses icebergs qui jalonnent la route du navire. Plus que quelques mois avant le départ de cette croisière unique au cœur de la péninsule Antarctique, du 5 au 19 février 2019.

Le « Plancius » mettra alors le cap vers ce territoire de l’extrême, pour naviguer dans le sillage des baleines à bosses, des manchots, phoques et otaries. Vous plongerez aussi au cœur de l’histoire, en débarquant sur les lieux d’hivernage du Commandant Jean-Baptiste Charcot ou d’Adrien de Gerlache.

Baleine à bosse, Antarctique

Baleine à bosse, Antarctique

Pour vous aider à préparer votre voyage en Antarctique, voici quelques informations fournies par l’équipe « Croisière » :

L’équipage à bord d’un bateau d’expédition :

La centaine de passagers est encadrée par 45 membres d’équipage, inclus 1 chef d’expédition ; 7 guides-naturalistes et 1 médecin. Une dizaine de nationalités sont regroupées autour du capitaine, du maître d’hôtel et du chef mécanicien. Polonais, Hollandais, Indonésiens, Allemands, Écossais, Anglais, Russes et Ukrainiens se partagent les différents postes de la passerelle en passant par la machine, hôtellerie et le dispensaire. C’est une véritable ville flottante avec sa hiérarchie, ses règles, ses codes qui accueillent les passagers.

A vous de jouer…

Partez, vous aussi, pour une aventure fabuleuse à bord du Plancius, sur les traces du commandant Charcot : découvrez notre croisière aux confins de l’Antarctique. Les prochains départs ont lieu les 07/01/2019 et 05/02/2019.

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08Nov. 2018

Expédition en kayak à la découverte du Spitzberg

Les blogueurs de Trip in Wild sont partis avec Grand Nord Grand Large pour une aventure hors du commun, au cœur de l’Isfjord. Voici leur récit.

« Longyearbyen, 78°N, dernière ville située dans l’arctique extrême, à 1300 kilomètres du pôle Nord. Nos pieds foulent pour la première fois l’île du Spitzberg, une terre sauvage et préservée, généralement décrite comme le royaume des ours blanc.

Front de glace en kayak, Spitzberg

Front de glace en kayak, Spitzberg

 

Ici, il règne une ambiance de bout du monde, où il n’est pas rare de croiser un habitant armé, où encore un renne se promenant autour des maisons de cette ville du grand nord. Mais notre aventure ne se trouve pas là. Il suffit de faire quelques pas pour se retrouver au cœur d’une nature brute, constituée de toundra et de montagnes. Les routes sont inexistantes au Spitzberg, c’est donc en bateau que les déplacements se réalisent ! Cette expédition se fera en itinérance sur des kayaks, au cœur du gigantesque Isfjord. Après une présentation du matériel d’expédition, les kayaks sont chargés dans le navire qui se rend à Pyramiden, une ville fantôme russe.

Notre Bivouac, au Spitzberg

Notre Bivouac, Spitzberg

 

Le bateau nous dépose au lieu de notre premier campement, situé en face du Templefjord. La vie au camp est toute une organisation : plusieurs tentes deux places, une tente mess qui sert de cuisine et de salon, les kayaks, et puis des vivres pour tenir plusieurs jours en autonomie.

L’ours polaire est un animal omniprésent lorsqu’on vit en extérieur : chaque déplacement se fait en groupe, et des tours de garde sont effectués durant les heures de sommeil.

Deux heures par personne, passées à surveiller qu’aucun ours ne s’approche des tentes. Deux heures à scruter les horizons à la jumelle. Deux heures à profiter pleinement de l’instant, entourés de ces paysages qui paraissent encore inexplorés.

La contemplation est infinie

La contemplation est infinie

 

Les montagnes du Templefjord sont sans doute les plus majestueuses qui nous a été donné de voir, avec leur forme si caractéristique, donnant leur nom au fjord. Randonner et partir à l’ascension de l’un de ces sommets est une expérience unique. Nous suivons notre guide, et cherchons les meilleurs passages dans ce décor où les sentiers n’existent pas.

Du haut de ces montagnes du bout du monde, le panorama sur les glaciers est imprenable. Sous nos pieds, les falaises, où de nombreux oiseaux migrateurs nichent, tombent à pic.

Fulmar boréal, macareux moine et oie offrent un spectacle continu. La végétation est extrêmement rare et précieuse, sur ce sol qui est quasiment gelé en permanence. Mais lorsqu’on y regarde de plus près, entre deux pierres, plusieurs variétés de fleurs survivent durant des semaines, grâce à la pollinisation naturelle due aux vents.

Falaises du Templefjord, Spitzberg

Falaises du Templefjord, Spitzberg

 

Au détour d’une colline, les rennes veillent. Des animaux très curieux de la présence de l’homme, ce qui amène à des rencontres inoubliables, comme ce jour où un jeune nous a approché à quelques centimètres seulement… ! Chaque jour apporte son lot d’émotions, mais celui qui a été le plus fort est certainement le jour où nous avons quitté le camp, pour pagayer au plus près des glaciers ! A bord des kayaks, nous évoluons au cœur de ce décor arctique, entourés d’icebergs, qui crépitent au contact de l’eau de mer… Le mur de glace de l’impressionnant glacier Tuna, haut de plusieurs mètres, n’est plus qu’à quelques dizaines de mètres.

Glacier de Tuna, Spitzberg

Glacier de Tuna, Spitzberg

 

Soudain, au détour d’un bloc de glace, un phoque barbu nous observe, avec ses grands yeux et son regard interrogatif. Évoluer, avancer, découvrir une région en kayak, à la force de nos bras, et sans polluer, prend tout son sens à cette latitude, là où les eaux subissent le réchauffement climatique.

Le kayak est une façon douce de voyager, qui permet de se focaliser sur une région en prenant le temps, plutôt que de courir pour voir tout un pays : découvrir moins, mais mieux.

Ce séjour passé sur les terres sauvages du Spitzberg fut une aventure inoubliable, des moments uniques et des rencontres avec la faune sauvage, qui resteront gravés dans nos mémoires pendant très longtemps… ! »

Rives du Templefjord, Spitzberg

Rives du Templefjord, Spitzberg

 

Si vous souhaitez, à votre tour, partir à la découverte des glaciers de l’Isfjord, vivez une expérience unique en kayak au Spitzberg.

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31Oct. 2018

En avant pour la Route du Rhum

Morgane Ursault-Poupon est née en 1986, l’année où son père, le célèbre coureur Philippe Poupon, remportait la troisième Route du Rhum.

Morgane Ursault Poupon

Cette fois-ci, c’est elle qui prendra le départ de Saint Malo, à bord du monocoque de 12 mètres « Fleury-Michon Bio » (Classe 40) dimanche prochain. C’est sa première course au large car Morgane est habituée à la fréquentation des hautes latitudes des cinquantièmes et soixantièmes entre la Géorgie du Sud et l’Antarctique.

Le voilier Fleury Michon

Marin professionnel et co-skipper avec Arnaud Dhallenne, elle navigue habituellement dans des mers dures, en compagnie de passagers qui viennent découvrir l’univers incroyable des terres australes, au départ d’Ushuaia.

Morgane a doublé le cap Horn une bonne dizaine de fois !

Dans quelques jours, elle franchira la ligne de départ, cap sur la Guadeloupe et elle a tout naturellement trouvé en la journaliste Audrey Pulvar, la marraine qui la soutient. La journaliste est présidente de la fondation pour la Nature et l’Homme.

Audrey Pulvar et Morgane Ursault Poupon

Tout l’équipe Grand Nord Grand Large souhaite à Morgane « bons vents » et une belle place au classement !

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17Oct. 2018

Objectif : le fjord Murchison

Ce 13 Août 2018, nous appareillons avec nos 6 passagers venus de divers horizons pour une croisière de 20 jours dont l’objectif ambitieux est Murchisonfjord, sur la côte ouest de l’île de Nordauslandet.

L’équipage étant très motivé, et afin de passer le plus de temps possible dans cette région, nous décidons de faire route directe vers Murchison. Nous longeons les majestueuses côtes ouest et du nord du Spitzberg.

La sérénité, matérialisée sous nos yeux. Spitzberg.

La sérénité, matérialisée sous nos yeux. Spitzberg.

Nous avons eu la chance d’avoir des conditions météo favorables sur notre parcours et avons passé le 80° de latitude Nord avec beaucoup d’émotion. 270 Miles nautiques et 36 heures après notre départ, nous atteignons enfin la baie de Murchison.

Nous débarquons sur Indre Russoya et Sore Russoya et contemplons tous avec plaisir cet archipel d’îles aux couleurs chatoyantes, aux eaux clairs ou règnent paix et sérénité. Lors de nos excursions à terre nous observons une faune d’exception, une flore miniature, la remarquable calotte glaciaire de Nordauslandet, l’époustouflante vue sur l’île de Spitzberg, les incroyables bois flottés échoués au fond des baies ou sur les plages, les anciens cimetières baleiniers du 16 au 18ème siècles, les quantités de blocs de pierre et de roches aux diverses couleurs explosées de façon géométrique par le gel, …

Rencontre avec les ours polaires.

Rencontre avec les ours polaires.

Et puis ces promenades sur un no man’s land…. Nous nous ressourçons, nous contemplons, nous sommes émerveillés….. Nous sommes dans un autre monde, une autre planète qu’il est bon d’avoir découvert un jour.

Les paysages tranquilles, lunaires du Spitzberg.

Les paysages tranquilles, lunaires du Spitzberg.

Vous aussi, partez pour une croisière à la découverte du fjord Murchison

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06Août. 2018

Spitzberg 2018 : récit de 10 jours d’expé

© Ours polaire au large de Nordaustlandet sur la banquise dérivante - Spitzberg - Norvège - Nathalie Neyrolles

Comme chaque année, le Plancius a mis le cap sur l’archipel du Svalbard pour faire vivre aux passagers une expérience unique. Sur cette croisière Tour du Spitzberg et île Blanche, ils auront la chance de côtoyer montagnes acérées, ours polaires et anciens sites baleiniers. Chaque jour, suivez ici cette expédition d’exception.


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25Mai. 2018

L’océan selon Yann Queffélec

À tous les passionnés d’horizons iodés, mais aussi à tous ceux qui veulent vivre un « voyage intérieur », le dernier ouvrage de l’écrivain-marin Yann Queffélec, lauréat du prix Goncourt 1985, propose de naviguer entre mer et littérature. Dans son Dictionnaire amoureux de la mer (à paraître le 31 mai 2018), l’auteur nous embarque de l’Aber-Ildut à Belle-Île à la découverte de ses souvenirs maritimes.

Dictionnaire amoureux de la mer

« Ce livre raconte une histoire océanique, la mienne, il ne prétend jamais connaître la mer ni la réduire à ses cadenas, ses tics, l’exhiber à travers les mots comme une bestiole de foire. J’aime la mer et je m’en souviens, j’y vais, je vous emmène avec moi. J’en suis natif comme tous les êtres vivants de terre et d’eau, je vous fais part de cet amour plus vaste que ma voix, plus humble que mes songes. » – Yann Queffélec.

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18Mai. 2018

Ecosse, la magie des Hébrides intérieures. 

Ce n’est pas la Norvège mais ça y ressemble ; ici les Fjords s’appellent des sounds.  La navigation aux Hébrides intérieures est incontestablement exotique. Au milieu des flots ce sont de multitudes d’îlots qui vous cernent, des bouts de cailloux où le vert acide des prairies tapisse le gris solennel de la roche. Et c’est Pierre, le skipper du bateau « Spirit of Conrad » qui nous raconte.

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06Avr. 2018

Grande découverte et signe positif pour l’écosystème en Antarctique

Manchots Adélie en Antarctique

Une immense colonie de plus 1,5 millions de manchots vient d’être découverte dans l’archipel des Iles Dangers. L’archipel détient plus de manchots que tout le reste de la péninsule Antarctique et représente ainsi la 3ème et 4ème plus grande colonie de manchots au monde.

Les manchots Adélie de l’archipel des Iles Dangers semblent avoir été préservés du récent déclin du reste de la péninsule Antarctique Ouest.

carte situation îles Danger - © wikipédiaLes Iles Dangers sont situés dans un archipel de sept Iles. Dans cet archipel la présence de manchots avait déjà était établie comme sur l’Ile Heroine, mais jamais une colonie de cette ampleur n’avait été découverte.

Une équipe de scientifiques a été missionnée sur place, à bord du bateau Hans Hansson, afin d’établir les comptages. Ces estimations proviennent donc de comptages directs sur le terrain, de comptages automatiques par ordinateur et d’images par drones.

Le nombre de manchots Adélie reste stable sur les Iles Dangers. Pour quelle raison ? La région semble avoir été largement épargnée par les changements environnementaux enregistrés dans les autres régions de la péninsule Antarctique Ouest, ce qui signifie que l’habitat et leur alimentation n’a pas été modifié.

Il serait souhaitable que la zone soit protégée et que l’importante colonie soit prise en compte par « l’Aire Marine Protégée » afin d’établir des restrictions pour les visiteurs.

 

Manchot en Antarctique

 

 

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27Mar. 2018

Expé randonnée et kayak au Spitzberg : les 10 conseils de nos experts.

© Kilian Lebouquin - Spitzberg - Norvège - Svalbar

1- Préparez-vous physiquement pour profiter au maximum

Nos expéditions en randonnée et kayak sont accessibles à toute personne en bonne forme physique. Toutefois, certaines activités font utiliser des groupes musculaires habituellement peu sollicités. En kayak, c’est le cas des trapèzes, muscles qui couvrent aussi bien la nuque et l’épaule, que le tronc. La natation est une bonne pratique sportive pour remettre ces muscles en forme avant le départ, mais si vous n’avez pas le temps, quelques minutes d’exercices chaque soir avec un élastique de fitness vous aideront également… Ou pour les plus courageux, de bonnes vieilles pompes !

2- En kayak, gardez du petit matériel accessible

Une fois installés dans votre kayak et sur l’eau, vous n’avez accès qu’aux affaires que vous avez gardés prés de vous, ce qui demande un peu d’organisation… Et d’expérience ! Ainsi, il est toujours utile de garder accessible de l’eau potable, de la crème solaire, ses lunettes de soleil, l’appareil photo, les jumelles et quelques barres de céréales afin de pouvoir profiter au mieux des pauses sur l’eau. Ces affaires sont placées dans un sac étanche, entre vos jambes.

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26Mar. 2018

Etre skipper au Spitzberg: l’ultime but !

© Christophe Vanquathem - Spitzberg - Norvège

Christophe est né en 1961 et, depuis sa tendre enfance il est particulièrement attiré par le monde marin. Dès sa jeunesse, il fabrique des maquettes, kayaks et planches à voile… Il dévore alors les récits marins des grands navigateurs comme Bernard Moitessier, Gérard Janichon.

L’appel du large

Au fil des années, il s’organise pour naviguer sur les mers du globe et achète son premier voilier à l’âge de 20 ans. Sur son Elizabethan 35, il décide de partir faire le tour du monde. Il passera beaucoup de temps aux Antilles et continuera sur la Polynésie française où il restera quelques mois.
La raison lui impose de vendre son voilier et de revenir travailler en France. Mais bien vite, l’appel du large est plus fort que la raison et, peu de temps après son retour, il achète son 2e voilier un Arpège qu’il emmènera aussi en Polynésie Française pour à nouveau quelques mois.

Pendant 7 années, il sillonnera les mers de l’Europe à la Polynésie française et la plupart du temps en solitaire.
La raison cette fois-ci est plus forte que lui et il revient en France travailler dans l’entreprise familiale, qu’il dirigera pendant plusieurs années. Durant cette période, il rencontre son épouse Marie-Diane à qui il donne le goût de la mer, des bateaux, des voyages sur l’eau. Ils s’offrent un Chance 37 des chantiers Wauquiez qu’ils utiliseront 1 fois par semaine, par tous les temps, pendant 7 ans.

© Christophe Vanquathem - skipper du Sillage - Spitzberg - Norvège

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