Le blog de glace – Grand Nord Grand Large

Plus de 30 ans d'aventures polaires

croisière

25Avr. 2019

Bientôt le départ à bord du Noorderlicht !

Découvrez le récit de Julie, qui s’apprête à embarquer le 28 juin prochain à bord du Noorderlicht pour accompagner un petit groupe de voyageurs sur la découverte de la côte Nord Ouest du Spitzberg.

Le Noorderlicht près des côtes du Spitzberg

Le Noorderlicht près des côtes du Spitzberg

« C’est avec hâte et grand enthousiasme que j’envisage ce périple. Ce sera déjà pour moi l’occasion de fouler pour la première fois le sol (et les eaux) du Spitzberg après avoir écouté et lu avec attention les récits de mes collègues de l’équipe croisière, que j’ai rejointe il y a quelques mois.

Situé bien au dessus du cercle polaire arctique, l’archipel du Svalbard est particulièrement isolé et est encore aujourd’hui très peu habité. Ses paysages grandioses, sommets acérés et glaciers par centaines en font une destination incontournable pour tous les passionnés de destinations polaires et de nature sauvage (dont je fais bien évidemment partie).

La saison pendant laquelle le voyage se déroule est propice à de nombreuses découvertes et observations. Durant cette période de jour permanent, nous pourrons profiter d’une belle lumière (pour les amateurs de photographie) et aurons d’autant plus de chances d’apercevoir la faune. La banquise, quant à elle sera peut être encore présente au nord de l’île. J’espère que nous aurons l’opportunité de nous en approcher et d’y apercevoir l’ours polaire, le seigneur de l’Arctique.

A bord du Noorderlicht

A bord du Noorderlicht

Pour comprendre cet incroyable environnement, Gérard Bodineau, notre guide tout au long de la navigation, nous fera profiter de ses riches connaissances, de ses anecdotes et de sa grande expérience dans les milieux polaires.

Enfin, le bateau sur lequel nous allons naviguer, le Noorderlicht (signifiant « Lumière du Nord »), merveilleuse goélette construite en 1910 et réaménagée en deux mats, a un cachet indéniable qui confère au voyage une ambiance particulière et goûte l’aventure à plein nez. Il me tarde de m’y poser sur le pont pour observer les paysages défiler et les cétacés danser.

Les charmes de la goélette

Les charmes de la goélette

Il reste encore quelques places à bord ! N’hésitez pas à contacter l’agence Grand Nord Grand Large pour avoir davantage d’informations ou à consulter notre voyage : Au pays des ours polaires du Spitzberg »

26Mar. 2019

Trésors fragiles de l’Alaska

Géographe de formation, breveté Capitaine 200 de la Marine Marchande, Didier Forest est marin de cœur, mais par-dessus tout voyageur. Il est de ces guides à l’épaisse teneur. Ses 69 printemps et ses nombreuses navigations sur les mers du globe, surtout les plus froides, dans les régions de l’Arctique ou de l’Antarctique, lui ont donné un bagage sur des sujets aussi variés que la faune, la flore ou l’ethnologie. Si les pôles sont la grande passion de sa vie, il n’a rien du vieux loup de mer glacé que l’on pourrait s’imaginer. Il peut emmener jusqu’à 6 passagers en sillonnant la côte pacifique de la Colombie britannique à l’Alaska. C’est dans ces contrées que vous pourrez mettre les voiles à ses côtés…

Voilier, Baie du Prince William, Alaska - ©Didier Forest

Voilier, Baie du Prince William, Alaska

Nous sommes en 1984 et Didier Forest s’élance dans sa première expédition, le Spitzberg, qu’il traverse dans sa partie nord en tirant une pulka 17 jours durant. A bord de son voilier, il atteint la banquise à 81°20.  A cette latitude, son moteur très malmené par les glaces sera définitivement hors d’usage et du même coup les batteries, rendant l’électronique inutilisable. Un retour tardif et épique dans le gros temps vers l’Islande fut toutefois facilité par une providentielle éruption volcanique montrant la direction à suivre…

En Polynésie, Didier fait la connaissance du légendaire Paul-Emile Victor et entame son histoire avec l’Antarctique. Il y sera journaliste free-lance, multipliant les reportages sur les bases scientifiques installées dans les contrées gelées de la calotte sud.

Coucher de soleil sur le fjord, Baie du Prince William, Alaska - ©Didier Forest

Coucher de soleil sur le fjord, Baie du Prince William, Alaska

« J’ai beaucoup travaillé sur le réchauffement climatique lorsque j’étais en Antarctique. De 1991 à 1994, alors que j’y faisais des reportages, il existait une base anglaise : Faraday, connue pour être la Mecque de l’ozone. Il y avait là des scientifiques qui analysaient le rétrécissement de la couche d’ozone mais leurs travaux étaient tenus sous le boisseau par les autorités anglaises car à cette époque, c’était le développement du pétrole offshore en Angleterre. On taisait toutes les informations qui condamnaient ces entreprises génératrices de l’effet de serre. On me donnait alors beaucoup d’informations à publier puisqu’eux ne pouvaient pas le faire. J’ai alors développé une conscience plus aiguisée du réchauffement et de ses bouleversements. »

Orques dans la baie du Prince William - ©Didier Forest

Orques dans la baie du Prince William

Aujourd’hui, Didier a à cœur de vous faire connaître les trésors de l’Alaska, victimes eux aussi d’un terrible compte à rebours. Il sera votre skipper sur la croisière Prince William Sound et péninsule de Kenai. « De magnifiques glaciers et une faune exceptionnelle s’offrent à notre vision, mais pour combien de générations encore ? L’été un courant chaud venu du Japon, le Kuro Shivo, génère un micro-climat très doux pour le plus grand bonheur du visiteur, mais accélère le phénomène. Je contribue à faire ma part grâce à cette forme de tourisme : je pense qu’il fait énormément de bien à la cause environnementale parce que tous ceux qui foulent ces terres polaires restent marqués par ce qu’ils voient et deviennent à leur tour d’ardents défenseurs de l’environnement… »

19Déc. 2018

La Route du Whisky

Certains vous diront que la route du whisky passe par les Highlands, ils auront raison. Mais notre parti pris est celui des whiskies tourbés au caractère affirmé, ceux que l’on trouve dans les Hébrides intérieures.

Notre préférence va à Islay, où nous pouvons mouiller dans le loch Indaal, au pied de la distillerie Bowmore. La visite se révèle très intéressante puisque nous assistons à la fabrication du whisky : de la germination du grain jusqu’à la distillation finale. Une visite de la cave est également réalisée et nous pouvons y voir certains fûts qui renferment des millésimes très anciens. Islay offre un grand choix de whisky parmi les plus connus : Lagavulin, Ardbeg, Caol Illa; Laphroaig …

Ile d'Islay, Ecosse

Ile d’Islay, Ecosse

Ce choix nous permet aussi – et surtout ! – de visiter l’une des plus belles régions d’Europe. La côte ouest de l’Ecosse recèle un nombre d’îles impressionnant. Au départ d’Arzal en Bretagne sud, nous ferons route rapidement vers le nord. Nous apprécierons l’ambiance de la navigation en haute mer, le rythme des quarts, les manœuvres de voile, nous apprendrons à utiliser les vents et les courants.

Après l’escale d’Islay, nous continuerons vers l’île de Jura et les belles randonnées dans le Loch Tarbert. Nous pourrons admirer les falaises de basalte de l’île Staffa, mouiller à Mull, Skye, Rum, Eigg. Le seul désagrément de ce voyage réside dans le choix des escales, il faudrait plus d’un été pour profiter de cette si belle région.

À bord de l'Algol, en Écosse

À bord de l’Algol, en Écosse

Irons-nous côté Est du Minch ou côté Ouest sur les traces de Peter May ? Sa trilogie a pour décor les Hébrides extérieures aux côtes très découpées par des lochs offrant de très nombreux mouillages.

Lors de cette croisière, nous choisirons les escales au gré de nos envies, qui seront souvent guidées par la météo !

Alors… Une envie de partir à l’aventure sur La Route du Whisky ?

26Nov. 2018

En direct de la mer de Weddell

La semaine dernière, les passagers du bateau d’expédition Ortelius ont vécu une expérience incroyable en mer de Weddell. Par des conditions exceptionnelles : mer calme, journée ensoleillée, sans vent, les hélicoptères ont pu démarrer leurs opérations de débarquement sur la banquise à proximité de Snow Hill et tous les passagers se sont rendus à terre à proximité de la colonie de manchots empereurs, pour contempler les jeunes poussins et les adultes.

Observation des manchots

Observation des manchots

Tout le monde était heureux de pouvoir bénéficier de conditions optimums. Les glaciers environnants étincelants complétaient le décor, avec des icebergs échoués aux sculptures les plus saisissantes.

Plus de 2000 manchots étaient rassemblés sur la colonie, pas du tout inquiétés par la présence de ces nouveaux observateurs. Certains téméraires se sont enhardis à venir s’approcher des étranges visiteurs qu’ils avaient en face d’eux, rendant le spectacle inoubliable.

Rencontres inoubliables, pleines de curiosité

Rencontres inoubliables, pleines de curiosité

La navigation a ensuite repris en direction des Shetland du Sud pour découvrir d’autres familles de manchots, tels que les Papou, Jugulaires et Adélie. Le bateau vient maintenant de mettre le cap sur la Terre de Feu pour terminer sa navigation à Ushuaia le 29/11.

Vous aussi, partez à la recherche des manchots empereurs, admirez les spectaculaires icebergs et faites-vous déposer en hélicoptère sur la banquise avec notre croisière en mer de Weddell.

14Nov. 2018

A bord du Noorderlicht : baleines et aurores boréales

Aymeric, chef de produit croisière chez Grand Nord Grand Large, est actuellement à bord du Noorderlicht. Il nous a fait parvenir quelques nouvelles, voici son récit de voyage.

Navigation à bord du Noorderlicht

Navigation à bord du Noorderlicht

« Nous avons embarqué à bord de la goélette « Noorderlicht » samedi soir, à Tromsø, sous un ciel illuminé par nos premières aurores boréales. Le lendemain, nous avons navigué toute la journée. Le troisième jour, nous avons eu la chance d’observer des baleines et des orques. Une baleine a même sauté entièrement hors de l’eau devant nous, c’était spectaculaire !

A la nuit tombée, nous avons accosté près d’une ferme à saumons pour faire une courte ballade dans les environs. Les nuages étant également au rendez-vous, nous n’avons malheureusement pas pu voir d’aurore boréale.

Le quatrième jour, nous avons cherché d’autres groupes de mammifères, mais sans succès ! Nous sommes retournés au même endroit que la veille, où nous avions été plus chanceux…et cela a payé : nous avons à nouveau pu observer de nombreux animaux. La météo se dégradant, nous avons fait route vers l’Ouest.

Le Noorderlicht dans la région de Tromso - Norvège

Le Noorderlicht dans la région de Tromso

Après avoir navigué jusqu’à une usine de crevettes, nous avons accosté à proximité de cette dernière. Nous avons amarré et fait une petite balade nocturne.

Le lendemain, nouvelle balade, matinale cette fois ! Nous sommes allés à un point de vue plus en hauteur afin d’avoir une vue plus global sur les environs, puis sommes ensuite repartis, en direction de l’Est. A la bonne surprise générale, un petit vent de travers nous a permis de hisser les voiles, une expérience fabuleuse. Puis, le vent soufflant trop fort pour pouvoir faire des observations animalières, nous cherchons donc un lieu pour randonner ! »

Vous aussi, partez observer les baleines et aurores boréales au départ de Tromsø !

08Nov. 2018

Interview avec Céline Clément-Chastel

Céline Clément-Chastel est assistante chef d’expédition sur la croisière « Aux confins de l’Antarctique« , à bord du Plancius.

Céline Clément Chastel

Céline Clément Chastel

Qu’est-ce qui vous a poussée à vous intéresser aux manchots ?

Depuis des années maintenant, mon travail est de faire connaître les régions polaires à différents publics et de promouvoir les sciences polaires. Les animaux sont une excellente porte d’entrée vers ce milieu, surtout pour les plus jeunes. Les manchots sont des oiseaux emblématiques du Grand Sud. Très attachants, leur étude est passionnante et permet, en plus, d’aborder des questions plus larges sur l’évolution du climat, la biodiversité et la protection de l’environnement. Ces questions cruciales pour l’avenir de nos enfants me tiennent particulièrement à cœur.

Manchots à jugulaire et Adélie

Manchots à jugulaire et Adélie

Quelle est votre expérience sur le terrain ?

J’ai beaucoup travaillé sur des oiseaux en arctique (mouettes tridactyles, guillemots, mergules nains) pour étudier leurs capacités d’adaptation aux variations de leur environnement. J’ai également eu la chance de me rendre en Péninsule antarctique pour faire des comptages d’oiseaux et de mammifères marins en mer, dans le passage de Drake, et de participer au recensement de colonies à terre sur la terre de Graham.

Est-ce que les manchots sont sensibles aux changements climatiques ?

D’une manière générale, le recensement et le dénombrement des colonies de manchots se sont intensifiés au niveau international afin de donner une meilleure idée des dynamiques démographiques. De nombreuses colonies de manchots empereurs ont d’ailleurs été découvertes puis suivies grâce à l’imagerie satellite. Ces études ont malheureusement permis de dire que de nombreuses espèces sont en déclin. Ce dernier est dû à une difficulté d’adaptation aux variations climatiques. Des projections ont même annoncé la disparition des manchots empereurs d’ici à 100 ans !

Le long de la terre de Graham

Le long de la terre de Graham

Evolution des connaissances depuis les 20 dernières années ?

En complément des études démographiques à long terme, les différentes espèces de manchots ont été étudiées sous toutes leurs coutures par des équipes de scientifiques de nombreuses nations ! Plusieurs laboratoires français participent à cet effort de recherche.

L’évolution des technologies a permis de suivre les oiseaux en mer, hors des colonies ! Des appareils électroniques de plus en plus petits permettent de savoir où les oiseaux vont pendant l’hiver, en dehors de la période de reproduction. Par exemple, pour les gorfous, des populations différentes (Crozet et Kerguelen) de cette même espèce, ne fréquentent pas du tout les mêmes eaux. Cela peut avoir de l’importance pour appliquer des mesures de protection sur cette espèce.

Le rapt de poussin. Si, si, cela existe ! Des manchots empereurs, en échec reproducteur, kidnappent/adoptent temporairement des poussins qui ne sont pas à eux. Ce serait une conséquence inattendue du maintien des taux élevés de prolactine (l’hormone des soins parentaux).

Les femelles de manchot Adélie acceptent des copulations avec des mâles en échange de cailloux pour le nid.

Autre découverte étonnante, une molécule (la sphéniscine1) est produite dans le ventre du manchot royal mâle. C’est un peptide antibactérien et antifongique qui lui permet de conserver sur plusieurs semaines les aliments qu’il rapporte à son petit. Elle est notamment active contre certains micro-organismes pathogènes pour l’homme !

Le long de la terre de Graham

Le long de la terre de Graham

Des études d’acoustique ont déterminé que malgré le brouhaha incessant des énormes colonies, les manchots, de retour d’une partie de pêche de plusieurs semaines, sont capables de reconnaître leur partenaire et leur poussin dans des foules de plusieurs milliers d’individus qui chantent ! En effet, chaque individu possède une signature vocale unique !

La fameuse tortue que forment les manchots quand le blizzard est trop fort permet d’économiser de l’énergie (mesurée par des enregistreurs d’activité). Sa formation est basée sur des stratégies individuelles égoïstes pour l’accès à la chaleur.

Une anecdote…

Alors que je posais pour une photo devant une colonie de manchots Adélie, un individu, très curieux, s’est approché du photographe et a donné un coup de bec sur l’objectif !! Nous aurions peut-être dû demander une autorisation pour la photo ?!

A vous de jouer…

Partez, vous aussi, pour une aventure fabuleuse à bord du Plancius, sur les traces du commandant Charcot : découvrez notre croisière aux confins de l’Antarctique. Les prochains départs ont lieu les 07/01/2019 et 05/02/2019.

08Nov. 2018

Aux confins de l’Antarctique

L’Antarctique reste la région la moins visitée, la plus préservée et certainement la plus fascinante du monde polaire. A bord du bateau d’expédition polaire, loin des circuits classiques, découvrez la faune exceptionnelle et les immenses icebergs qui jalonnent la route du navire. Plus que quelques mois avant le départ de cette croisière unique au cœur de la péninsule Antarctique, du 5 au 19 février 2019.

Le « Plancius » mettra alors le cap vers ce territoire de l’extrême, pour naviguer dans le sillage des baleines à bosses, des manchots, phoques et otaries. Vous plongerez aussi au cœur de l’histoire, en débarquant sur les lieux d’hivernage du Commandant Jean-Baptiste Charcot ou d’Adrien de Gerlache.

Baleine à bosse, Antarctique

Baleine à bosse, Antarctique

Pour vous aider à préparer votre voyage en Antarctique, voici quelques informations fournies par l’équipe « Croisière » :

L’équipage à bord d’un bateau d’expédition :

La centaine de passagers est encadrée par 45 membres d’équipage, inclus 1 chef d’expédition ; 7 guides-naturalistes et 1 médecin. Une dizaine de nationalités sont regroupées autour du capitaine, du maître d’hôtel et du chef mécanicien. Polonais, Hollandais, Indonésiens, Allemands, Écossais, Anglais, Russes et Ukrainiens se partagent les différents postes de la passerelle en passant par la machine, hôtellerie et le dispensaire. C’est une véritable ville flottante avec sa hiérarchie, ses règles, ses codes qui accueillent les passagers.

A vous de jouer…

Partez, vous aussi, pour une aventure fabuleuse à bord du Plancius, sur les traces du commandant Charcot : découvrez notre croisière aux confins de l’Antarctique. Les prochains départs ont lieu les 07/01/2019 et 05/02/2019.

17Oct. 2018

Objectif : le fjord Murchison

Ce 13 Août 2018, nous appareillons avec nos 6 passagers venus de divers horizons pour une croisière de 20 jours dont l’objectif ambitieux est Murchisonfjord, sur la côte ouest de l’île de Nordauslandet.

L’équipage étant très motivé, et afin de passer le plus de temps possible dans cette région, nous décidons de faire route directe vers Murchison. Nous longeons les majestueuses côtes ouest et du nord du Spitzberg.

La sérénité, matérialisée sous nos yeux. Spitzberg.

La sérénité, matérialisée sous nos yeux. Spitzberg.

Nous avons eu la chance d’avoir des conditions météo favorables sur notre parcours et avons passé le 80° de latitude Nord avec beaucoup d’émotion. 270 Miles nautiques et 36 heures après notre départ, nous atteignons enfin la baie de Murchison.

Nous débarquons sur Indre Russoya et Sore Russoya et contemplons tous avec plaisir cet archipel d’îles aux couleurs chatoyantes, aux eaux clairs ou règnent paix et sérénité. Lors de nos excursions à terre nous observons une faune d’exception, une flore miniature, la remarquable calotte glaciaire de Nordauslandet, l’époustouflante vue sur l’île de Spitzberg, les incroyables bois flottés échoués au fond des baies ou sur les plages, les anciens cimetières baleiniers du 16 au 18ème siècles, les quantités de blocs de pierre et de roches aux diverses couleurs explosées de façon géométrique par le gel, …

Rencontre avec les ours polaires.

Rencontre avec les ours polaires.

Et puis ces promenades sur un no man’s land…. Nous nous ressourçons, nous contemplons, nous sommes émerveillés….. Nous sommes dans un autre monde, une autre planète qu’il est bon d’avoir découvert un jour.

Les paysages tranquilles, lunaires du Spitzberg.

Les paysages tranquilles, lunaires du Spitzberg.

Vous aussi, partez pour une croisière à la découverte du fjord Murchison

25Mai. 2018

L’océan selon Yann Queffélec

À tous les passionnés d’horizons iodés, mais aussi à tous ceux qui veulent vivre un « voyage intérieur », le dernier ouvrage de l’écrivain-marin Yann Queffélec, lauréat du prix Goncourt 1985, propose de naviguer entre mer et littérature. Dans son Dictionnaire amoureux de la mer (à paraître le 31 mai 2018), l’auteur nous embarque de l’Aber-Ildut à Belle-Île à la découverte de ses souvenirs maritimes.

Dictionnaire amoureux de la mer

« Ce livre raconte une histoire océanique, la mienne, il ne prétend jamais connaître la mer ni la réduire à ses cadenas, ses tics, l’exhiber à travers les mots comme une bestiole de foire. J’aime la mer et je m’en souviens, j’y vais, je vous emmène avec moi. J’en suis natif comme tous les êtres vivants de terre et d’eau, je vous fais part de cet amour plus vaste que ma voix, plus humble que mes songes. » – Yann Queffélec.

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06Avr. 2018

Grande découverte et signe positif pour l’écosystème en Antarctique

Manchots Adélie en Antarctique

Une immense colonie de plus 1,5 millions de manchots vient d’être découverte dans l’archipel des Iles Dangers. L’archipel détient plus de manchots que tout le reste de la péninsule Antarctique et représente ainsi la 3ème et 4ème plus grande colonie de manchots au monde.

Les manchots Adélie de l’archipel des Iles Dangers semblent avoir été préservés du récent déclin du reste de la péninsule Antarctique Ouest.

carte situation îles Danger - © wikipédiaLes Iles Dangers sont situés dans un archipel de sept Iles. Dans cet archipel la présence de manchots avait déjà était établie comme sur l’Ile Heroine, mais jamais une colonie de cette ampleur n’avait été découverte.

Une équipe de scientifiques a été missionnée sur place, à bord du bateau Hans Hansson, afin d’établir les comptages. Ces estimations proviennent donc de comptages directs sur le terrain, de comptages automatiques par ordinateur et d’images par drones.

Le nombre de manchots Adélie reste stable sur les Iles Dangers. Pour quelle raison ? La région semble avoir été largement épargnée par les changements environnementaux enregistrés dans les autres régions de la péninsule Antarctique Ouest, ce qui signifie que l’habitat et leur alimentation n’a pas été modifié.

Il serait souhaitable que la zone soit protégée et que l’importante colonie soit prise en compte par « l’Aire Marine Protégée » afin d’établir des restrictions pour les visiteurs.

 

Manchot en Antarctique