Le blog de glace – Grand Nord Grand Large

Plus de 30 ans d'aventures polaires

Russie

05Jan. 2012

Le Pêcheur par Viatcheslav Semionov

Les 20 et 21 janvier prochain, le Festival International du Film Polaire présentera Le Pêcheur (Balyksyt) un film inédit, réalisé par le Iakoute Viatcheslav Semionov.

L’histoire est simple et touchante : en pays sakha, au coeur de la forêt sibérienne, un vieux pêcheur vit sur la rive d’un lac oublié. Fuyant les hommes, tel un ermite, il loue chaque jour les esprits pour la nourriture que la nature lui donne. Un jour, alors qu’il relève ses nasses, il aperçoit la tête d’un homme qui dépasse de l’eau. D’abord terrifié par la vision de cette tête coupée, il se rend compte que l’homme est vivant. Il décide de lui venir en aide…

Le film touche par sa sensibilité et son esthétisme. Même après avoir regardé le film trois fois, le spectateur découvre les clefs des métaphores liées aux éléments de la nature et savamment maîtrisées par le réalisateur. Interrogé sur sa passion du cinéma, Viatcheslav Semionov répond :
“Je suis né dans un village évenk de la région d’Aldan en Iakoutie. J’ai commencé à m’intéresser à l’image par le biais de la photographie : mon frère avait un appareil photo et je l’accompagnais partout. J’ai terminé les cours de cinéma de Naoumov à Moscou. Mes films de fiction s’inspirent des auteurs iakoutes dont j’aime mettre les oeuvres en image.
A travers mes films, j’aime montrer la diversité de la Iakoutie : celle de ses paysages, la montagne, la toundra… et celle de ses habitants. Pour les peuples du Nord, la règle est de s’entraider car un homme seul ne peut survivre aux conditions extrêmes de notre hiver polaire. Le quotidien de ces peuples est menacé et je considère comme ma mission de les filmer.
Malgré l’athéisme dans lequel il a été élevé au XXe siècle, le peuple sakha a conservé le sentiment que les esprits sont présents autour de nous et que dans la nature tout a une âme. Pourtant, aujourd’hui, l’être humain enfant de la nature, même en Iakoutie, a rompu la relation privilégiée qu’il avait avec son environnement. Le héros de mon film Balyksyt chérit la nature qui l’entoure et continue de vivre comme nos ancêtres. L’aigle-pêcheur qui incarne le double de mon héros est une métaphore de la préciosité de ses êtres qui savent vivre en harmonie avec la nature : comme ce pêcheur solitaire, l’aigle pêcheur est une espèce en voie de disparition…”

La projection de ce film sera l’occasion de découvrir le Grand Nord sibérien sous un nouveau jour, loin des stéréotypes qui en font le pays du goulag et des neiges éternelles.

La République Sakha (Iakoutie) s’étend dans l’Extrême-Orient russe sur un territoire équivalent aux 2/3 de l’Europe. Si le pays est riche en ressources naturelles, une grande partie de la population continue de vivre de l’élevage, de la pêche et de la chasse dans la taïga, la toundra et les montagnes. Les Sakhas (ou Iakoutes) représentent environ 350.000 sur les 950.000 habitants, dont beaucoup vivent aujourd’hui dans les treize villes de Iakoutie. Dans ce pays dont l’activité économique est essentiellement fondée sur l’élevage et l’industrie minière, le cinéma est un art nouveau qui se développe lentement grâce à l’enthousiasme de réalisateurs passionnés. A travers leurs oeuvres, ils montrent toutes les facettes d’une Iakoutie qui se nourrit des traditions des ancêtres pour construire l’avenir des générations futures.

Balyksyt est sous-titré et distribué par BOREALIA (www.borealia.eu)

01Sep. 2011

Le Kamtchatka

Cette péninsule volcanique de 1 250 km de long est situées sur le Pacifique dans l’extrême sud est, au nord du Japon. D’une surface de 472 300 km2, la presqu’île compte 330 000 habitants (essentiellement russes avec une minorité de koryaks dans le nord).soit une densité de 0,7 habitant au kilomètre carré. En 1996, les volcans du Kamchatka sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Séparée de Moscou par onze fuseaux horaires, cette gigantesque presqu’île et sa capitale seront totalement interdites aux étrangers pendant cinquante ans, jusqu’en 1990 en raison de la présence d’infrastructures militaires ultra-secrètes. La péninsule est une zone de subduction de la plaque pacifique sous la plaque d’Okhotsk. Cela se traduit par: •une forte activité sismique. •un volcanisme de subduction : la péninsule est traversée du nord au sud par deux chaînes parallèles de montagnes volcaniques, qui font partie de la ceinture de feu du Pacifique. La chaîne orientale est particulièrement active. •une fosse océanique côté Pacifique, : la fosse des Kouriles, profonde de 10 500 mètres. Le climat est froid et humide. Les ressources naturelles du Kamtchatka incluent le charbon, l’or, le tungstène le platine, le mica la pyrite et le gaz naturel. Le fleuve Kamtchatka et la vallée centrale, dans laquelle celui-ci coule, sont bordés par de grandes chaînes comprenant environ 160 volcans dont 29 sont actifs. La région est soumise à un fort risque sismique : au printemps 2006 un tremblement de terre de magnitude 7,9 a touché la Koriakie. Le séisme de 1952 avait atteint une magnitude 9. L’île voisine de Sakhaline a été meurtrie par un séisme au printemps 1995. Le point culminant de la presqu’île est le Klioutchevsï(4 835 m) mais le sommet le plus impressionnant est le volcan Kronotski, dont le cône parfait fait dire à certains qu’il s’agit du plus beau des volcans de la planète. Les trois volcans visibles depuis Petropavlovsk-Kamtchatski – Koriakski, Avachinsky et Kozielski – sont eux beaucoup plus accessibles.
(source Wikipédia)

01Sep. 2011

Le lac Baïkal

Situé dans le sud de la Sibérie, en Russie orientale, le lac Baïkal, mer d’eau douce sacrée pour ses premiers habitants, les Bouriates d’origine mongole, représente la plus grande réserve d’eau douce liquide de surface au monde (23 400 km3). Sa transparence est unique et la visibilité parfaite jusqu’à 40 mètres de profondeur. Il est parfois surnommé « Perle de Sibérie ».

s’étend sur une longueur de 636 km avec une largeur moyenne de 48 km et une superficie de 31 500 km², ce qui fait de lui le 8e lac au monde1. C’est le lac le plus profond du monde (jusqu’à 1 637m d’épaisseur d’eau, reposant sur 7000 mètres de sédiments). Son volume d’eau (23 600 km3), représente la plus grande réserve d’eau douce au monde et environ 260 fois le volume du lac Léman (autant que la mer Baltique ou les 5 grands lacs nord-américain réunis). Il représente 20% du volume mondial d’eau douce contenue dans les lacs et les rivières.

Inscrits par l’Unesco en 1996 au patrimoine de l’humanité pour sa richesse écologique, ces « Galápagos de la Russie » ont produit une des faunes d’eau douce les plus riches et originales de la planète, qui présente une valeur exceptionnelle pour la science de l’évolution. On y recense 1550 espèces animales et plus de 600 espèces végétales ; près de la moitié des espèces du lac sont endémiques3. Le phoque de Sibérie en est le représentant le plus connu. Plus étonnant est le coméphore : cet étrange poisson des profondeurs explose s’il est remonté trop vite vers la surface en laissant une tache de graisse. On a trouvé plus de 250 espèces de crevettes d’eau douce dans le lac Baïkal, ce qui représente le tiers de toutes les espèces de crevettes du monde.
(source Wikipédia)

01Sep. 2011

Le Transsibérien

6my7h9ql.jpg Pour aller de Moscou jusqu’à Vladivostok distant de 9288 km c’est le moyen le plus pittoresque ; pas moins de 990 gares et une semaine, séparent les deux villes. Le train compte des compartiments de 2e classe à 4 couchettes, des compartiments de 1ère classe à 2 couchettes ainsi qu’une voiture restaurant. Le  » Baïkal Amour Magistral » (BAM) est une autre voie ferrée longue de 4234 km reliant le lac Baïkal au fleuve Amour. Les premiers projets de chemin de fer en Sibérie remontent à la création de la ligne Moscou-Saint-Pétersbourg. L’un des premiers projets porte sur la ligne Irkoutsk-Tchita et destiné à relier Irkoutsk au fleuve Amour et par conséquent à l’océan Pacifique. Avant 1880, le gouvernement central est peu réceptif à ce genre de projet, du fait de la faible taille des entreprises implantées en Sibérie et la crainte qu’une meilleure intégration des territoires sibériens à la région Pacifique les fasse tomber sous l’influence des Etats-Unis et du Royaume-Uni. La bureaucratie lourde et inefficace ainsi que la peur des risques financiers contribuent également à paralyser le projet : les financiers sous-estiment l’effet d’entraînement du chemin de fer, en établissant des prévisions de trafic basées sur le volume des échanges existants. Finalement la peur de perdre la Sibérie convainquit, en 1889, Alexandre II de lancer la construction du chemin de fer. Celle-ci démarra en 1891, grâce notamment aux emprunts russes, lancés par la France. Le Transsibérien donne alors un grand élan à l’agriculture sibérienne, en permettant d’accroître ses exportations vers la Russie centrale et les pays européens. Non seulement le chemin de fer dynamise les territoires proches du chemin de fer, mais également les régions les plus méridionales reliées à la ligne par les fleuves comme l’Altaï (Ob) et les régions d’Abakan et de Minusinsl l’Ienisseï.
(source Wikipédia)

01Sep. 2011

Regards sur la Sibérie

combiBlog.jpg Sibérie… vient du nom de la petite ville de Sibir. L’étymologie du mot est incertaine mais le terme pourrait provenir du turco-mongol sibir désignant un peuplement très dispersé La Sibérie est la partie asiatique de la Fédération de Russie : une immense région d’une superficie de 13,1 millions de km² (environ 24 fois la France) très peu peuplée (39 millions d’habitants soit environ 3 habitants au km²). Située dans l’est de la Russie, elle s’étend de l’Oural à l’ouest jusqu’à la Tchoukotka et au Kamtchatka, aux confins des océans Pacifique et Arctique et aux frontières mongoles et chinoises. La Sibérie constitue la partie asiatique de la Russie et la partie nord de l’Asie. Cette région, qui représente 77% de la surface de la Russie, mais seulement 27% de sa population, est caractérisée par un climat froid et extrêmement continental, sillonné par d’énormes fleuves. Longtemps habitée par des populations autochtones, elle a été progressivement colonisée par l’Empire russe. La Sibérie a connu un formidable développement au cours du XXe siècle grâce à (ou à cause d’une) politique d’investissement volontariste du régime soviétique, cherchant à mettre en valeur les immenses ressources minières et énergétiques de cette région. On subdivise généralement la Sibérie en trois grands ensembles, géologiquement distincts et séparés par les fleuves Ienisseï et Lena : • La Sibérie occidentale (2 427 000 km²), à l’est de l’Oural jusqu’à la ligne de partage des fleuves Ob et Ienisseï, vaste plaine de 2000 km de large, constituée de terres de faible altitude et mal drainées, truffées de lacs et de marécages • Le plateau de Sibérie centrale (4 122 000 km²), à l’est du fleuve Ienisseï, qui culmine entre 300 et 1200 mètres d’altitude, est entrecoupé de canyons ou de lacs profonds comme le lac Baïkal Au sud, s’élève une haute chaîne montagneuse composée de l’Altaï et des monts Saïan avec des sommets de 3000 à plus de 4000 mètres. • La Sibérie orientale et extrême orientale appelée également Extrême-Orient russe (plus de 6 millions de km²), à l’est du fleuve Lena, constituée de divers massifs montagneux et finissant à l’est par la péninsule du Kamtchatka et sa chaîne de volcans actifs. Certaines régions de Sibérie (notamment la vallée inférieure de l’Ob) sont riches en ressources naturelles (pétrole, gaz naturel). La Iakoutie à elle seule, représente 25% de la production mondiale de diamants. Leur exploitation provoque de graves pollutions et nuisances environnementales. De par son éloignement, la nécessité de la défricher, dans l’Empire russe, puis dans l’Union soviétique, la Sibérie était une région traditionnelle de déportation et d’emprisonnement. Une grande partie des camps d’internement du Goulag de l’époque soviétique se situait en Sibérie, en particulier dans la région de la Kolyma, dont le point d’arrivée était la ville de Magadan.
(source Wikipédia)

23Déc. 2008

Le pétrole, les Russes et la merzlota

briseglaceUne fable moderne nous délivre ici sa morale. Voilà le trafiquant qui se fait prendre au piège qu’il a lui-même dressé… L’aventure russe, parabole de notre destinée commune ?
Lire la suite…